Ikkis
P R I M E U R
Sortie
Vendredi 02 janvier 2026
L’histoire vraie et encore jamais racontée du plus jeune récipiendaire de la haute distinction militaire indienne, le Param Vir Chakra : le Second Lieutenant Arun Khetarpal.
P R I M E U R
Sortie
Vendredi 02 janvier 2026
P R I M E U R
Sortie
Vendredi 02 janvier 2026
Le FILM
| de la semaine |
ANGLE
| CRITIQUE |
Luc Chaput
★★★ ½
La misère des ultra-riches
Dans une propriété de la région parisienne, un homme décoiffe la propriétaire qu’il vient photographier pour un magazine élitiste. La dame, étonnée de cette familiarité, accepte de se prêter au jeu.
Le scénario du réalisateur et de ses deux collaborateurs Cédric Anger (La prochaine fois je viserai le cœur) et Jacques Fieschi (Illusions perdues) reprend sur un mode satirique les méandres de l’affaire Liliane Bettencourt sur laquelle il existe une bonne version documentaire sur Netflix. Par le biais des magazines, des messages sur les réseaux sociaux, des séries télé, la vie des gens riches et célèbres est devenue beaucoup plus visuellement accessible dans ses splendeurs et ses débordements. Nous sommes loin du temps des Grandes familles de Denys de la Patellière. Le récit est aussi à l’opposé de la condition sociale des gens du précédent film du cinéaste (Les rois de la piste) dans lequel Fanny Ardant incarnait une dirigeante d’une louche entreprise.

Après moi…
La reconstitution du train de vie par ses décors, ses costumes, sa ribambelle de serviteurs constitue un cadre mis en valeur par la cinématographie d’Hichame Alaouie. Peuvent s’y donner à cœur joie ces acteurs contents de croquer des personnages hauts en couleur et en distiller le venin de nombreuses répliques dont des vacheries.
Les coups bas sont plus théâtraux, les enjeux sont financièrement énormes, mais finalement cette comédie dramatique jubilatoire recoupe bien des éléments du toujours éternel et universel « Famille je vous hais ».

Une intimité qui donne envie de comploter.
Isabelle Huppert, sublime, réussit à rendre presque sympathique Marianne cette femme d’affaires, digne héritière de son père à la tête de cet empire de la beauté. Laurent Lafitte dont le patronyme de Fantin laisse percer le faquin qui a plus de tours dans son sac pour devenir le confident de cette dame retirée dans ses appartements et son quant-à-soi, incarne avec aisance ce mélange détonnant de culture et de vulgarité qui ensorcelle l’une et désole les gens du château. Marina Foïs, qui est Frédérique, celle qui a malencontreusement introduit le loup dans cette bergerie, s’acquitte avec aplomb de ce portrait d’une fille toujours à la recherche de l’amour de sa mère et protégeant l’avenir de ses enfants. Les coups bas sont plus théâtraux, les enjeux sont financièrement énormes, mais finalement cette comédie dramatique jubilatoire recoupe bien des éléments du toujours éternel et universel « Famille je vous hais ».
FICHE TECHNIQUE PARTIELLE
Réalisation
Thierry Klifa
Scénario : Thierry Klifa, Cédric Anger, Jacques Fieschi. Direction photo : Hichame Alaouie. Montage : Chantal Hymans. Musique : Alex Beaupain.
Genre(s)
Comédie dramatique
Origine(s)
Belgique / France
Année : 2025 – Durée : 2 h 01 min
Langue(s)
V.o. : français
La femme la plus riche du monde

Thierry Klifa
Dist.
Axia Films
Contact / Prod.
[ Playtime ]
Diffusion
Cinéma-Cinéma
[ @ Beaubien ]
Cineplex
Classement
Visa GÉNÉRAL
ÉTOILES FILANTES
★★★★★ Exceptionnel. ★★★★ Très Bon. ★★★ Bon.
★★ Moyen. ★ Sans intérêt. 0 Nul.
½ [ Entre-deux-cotes ]
P R I M E U R
Sortie
Vendredi 02 janvier 2026
ANGLE
| CRITIQUE |
Élie Castiel
★★★ ½
Zéro
de
conduite

Le harcèlement scolaire, rien de nouveau à l’horizon, mais ici dans un camp de water-polo pour garçons, où les filles s’entraînent à part. Comme à l’ancienne. Et puis !, n’en déplaise à certains militants des nouvelles causes.
La masculinité toxique, bien entendu d’un point de vue hétéro, et dont on parle de plus en plus souvent depuis l’avènement du #MeeToo, commence-t-elle dès la préadolescence ? Il semblerait que oui, et inutile de se demander d’où elle vient – école, éducation familiale, influence, volonté exacerbée d’appartenir au groupe ; la réponse vous la connaissez tous et toutes et chose bizarre, elle n’a presque jamais été remise en question. « C’est ainsi ! »
C’est l’un des thèmes abordés dans le premier long métrage de Charlie Polinger, non a retenir, notamment pour sa capacité à ne se plier narrativement que sur trois jeunes de l’équipe masculine comme noyaux centraux de l’intrigue.
Jack, un premier long métrage pour Kayo Martin, impressionnant, charismatique, donnant parfois froid dans le dos, d’un cynisme à fleur de peau, dans un concert explosif entre l’amitié véritable, parfois prudemment ambiguë et la rivalité qui en ressort.

La peur viscérale de ce qu’on ne connaît pas.
Une amitié bipolaire avec Ben, Everett Blunck, cinégénique à souhait, jouant la carte de « l’accès au groupe » avec une irresponsabilité déconcertante, allant même jusqu’à épouser le mauvais camp.
Et puis Eli, celui dont tous pensent qu’il a « la peste » (tiré du titre original anglais), tant son eczéma avancé n’est que source de problèmes autour de lui. On le repousse continuellement, sans oublier les mots à son sujet. Pour l’occasion, le jeune Kenny Rasmussen libère son corps, son âme même, n’obéissant qu’à un seul critère, le délicat jeu de l’interprétation qu’il aborde avec une extraordinaire volonté.
Trois jeunes interprètes de calibre sur lesquels Polinger se concentre, oubliant par la même occasion de relater sur leur vie familiale, les rapports avec les parents et autres considérations qui auraient pu développer le récit de façons plus conséquentes.
Et plus encore, la présence un tant soit peu inerte de l’entraîneur Daddy Wags, auquel l’excellent comédien américano-australien Joel Edgerton pourvoit un mélange assez adroit d’autorité restreinte et d’inconscience quasi délibérée.
Polinger, avec sa volonté de ne pas aborder d’autres thèmes liés au récit, n’en demeure pas moins un jeune cinéaste à suivre tant il demeure constamment conquis par l’importance que l’unité du plan signifie dans tout tournage, ses implications narratives, métaphoriques, mais plus que tout son rapport aux objectifs du scénariste, et dans ce cas-ci, également réalisateur.
On pense parfois au célèbre Lord of the Flies (Le seigneur des mouches) le prestigieux film de Peter Brook, d’après roman du même titre de William Golding, un best-seller. Mais à bien y penser, le rapprochement avec le Polinger pourrait s’inscrire dans le traitement du huis-clos (une île dans Lord, la piscine, la salle à manger collective et le vestiaire, lieux emblématiques de tous les possibles, dans The Plague).
Polinger, avec sa volonté de ne pas aborder d’autres thèmes liés au récit, n’en demeure pas moins un jeune cinéaste à suivre tant il demeure constamment conquis par l’importance que l’unité du plan signifie dans tout tournage, ses implications narratives, métaphoriques, mais plus que tout son rapport aux objectifs du scénariste, et dans ce cas-ci, également réalisateur.
Loin d’un tour de force, mais une entrée remarquée dans les grandes ligues.
FICHE TECHNIQUE PARTIELLE
Réalisation
Charlie Polinger
Scénario : Charlie Polinger. Direction photo : Steven Breckon. Montage : Henry Hayes., Simon Njoo. Musique : Johan Lenox.
Genre(s)
Drame psychologique
Origine(s)
Australie / Émirats arabes unis
États-Unis / Roumanie
Année : 2025 – Durée : 1 h 38 min
Langue(s)
V.o. : anglais & Version française
The Plague

Charlie Polinger
Dist.
Film Service Supérieur
Contact / Prod.
[ IFC Films ]
Diffusion
Cinéma-Cinéma
[ @ du Parc ]
Classement
Interdit aux moins de 13 ans
ÉTOILES FILANTES
★★★★★ Exceptionnel. ★★★★ Très Bon. ★★★ Bon.
★★ Moyen. ★ Sans intérêt. 0 Nul.
½ [ Entre-deux-cotes ]