Le Québec doit produire les films qu’il aime

TRIBUNE
LIBRE.

texte
Sylvio Le Blanc

Les ministres de la culture du Canada se sont rencontrés à Terre-Neuve la semaine dernière. Il aurait été bien que la ministre québécoise Nathalie Roy rappelle à son homologue fédéral, Pablo Rodriguez, que la compétence législative exclusive sur la plupart des questions culturelles appartient aux législatures provinciales[1].

Le pauvre Pierre Falardeau passait proche de faire une crise d’apoplexie à chaque fois qu’il faisait une demande de subvention à Téléfilm Canada. On le comprend, lui qui était un indépendantiste pur et dur. Souvenons-nous que la société d’État avait refusé à cinq reprises de subventionner son film 15 février 1839, avant de finalement accepter[2]. Quelqu’un a-t-il pensé présenter le cas aux Records Guinness ?

Le gouvernement caquiste devrait modifier les statuts de la Société de développement des entreprises culturelles du Québec (SODEC). Il devrait être interdit aux producteurs de films qui obtiennent son soutien financier d’en obtenir un en même temps du fédéral. Point à la ligne.

Luc Picard dans 15 février 1839

Suite

Purgatory

SUCCINCTEMENT.
Sept histoires différentes sur l’amour dans la Grèce d’aujourd’hui.

CRITIQUE.
[ Découverte ]

★★★★

texte
Élie Castiel

Signes

évidents

de

détresse

affectiveSuite

Deux doublages, deux ratages

Bande-annonce (France)

Il y a d’abord eu le film Downton Abbey[1], sorti en 2019, puis un deuxième, Downton Abbey : Une nouvelle ère[2], qui sortira sous peu, l’un et l’autre doublés au Québec. Vous voulez entendre Yves Corbeil – une voix surexploitée et archiconnue au Québec – doubler M. Carson, le majordome[3]? Courez voir le film en mai[4].

Le distributeur devait pourtant savoir que les Québécois ont suivi en grand nombre la télésérie britannique doublée en France[5], qu’ils se sont habitués aux voix françaises prêtées aux personnages pendant les six saisons qu’elle a duré. Que pas moins de 22 personnages de la série étaient de retour dans le premier film[6] et 25 dans le second[7]. Que pour croire aux personnages, il faut que la continuité soit respectée chez les doubleurs.

Le distributeur devait aussi savoir que les Français n’ont pas leur pareil pour rendre l’accent suranné des anciens aristocrates britanniques, les doubleurs québécois étant quant à eux incapables de se plier à l’exercice, à l’exception notable de l’excellente Élizabeth Chouvalidzé, née en France[8]. Tant et si bien que dans le doublage québécois de 2019, les nobles et les serviteurs s’expriment pour ainsi dire tous de la même manière. Il en ira sûrement de même dans le deuxième opus.Suite

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