Des doublages québécois, vraiment ?

TRIBUNE
LIBRE.
texte
Sylvio Le Blanc

J’ai souvenance que des dirigeants de l’Union des artistes (UDA) et de l’Association nationale des doubleurs professionnels (ANDP) ont, par le passé, loué l’exemplarité de la major Disney quant au doublage. Le premier groupe de divertissement au monde1 fait toujours doubler ses productions audiovisuelles ici, mais une ombre se profile au tableau : par souci d’économie, les textes sont de plus en plus souvent adaptés en France.2

Or, la spécificité du français québécois a toujours été le principal argument avancé par l’UDA et l’ANDP pour convaincre les majors de faire doubler leurs productions ici. Ces dernières décennies, les deux associations leur ont en effet fait savoir à moult reprises que « les Québécois désirent avoir accès à des films et des séries télévisées doublés ici, qui leur ressemblent et qui tiennent compte des particularités linguistiques et culturelles d’ici ».3 Dans le même temps, elles ont convaincu la majorité des Québécois que « ce combat pour le doublage en retourne surtout d’une chose : l’identité québécoise. Une production traduite au Québec permet au doublage québécois de mettre de l’avant ses couleurs ».4

Pour le président de l’UDA en 2001, Pierre Curzi, il s’avérait « essentiel et légitime d’avoir accès aux cinématographies étrangères, particulièrement celle des Américains, dans une langue française respectueuse, dans sa musicalité comme dans sa structure et le choix de ses mots, de notre identité francophone à l’intérieur d’un contexte nord-américain ».5

En plein doublage.
Français ou québécois ?

Suite

Jump, Darling

P R I M E U R
[ En ligne ]
Sortie
mardi 29 mars 2021

SUCCINCTEMENT.
Russell est tiraillé entre son métier de Drag queen, son avenir précaire en tant qu’artiste queer et le souvenir de la vie confortable qu’il a jadis connue. Il décide de parcourir le pays en compagnie de sa grand-mère Margaret qui, elle, refuse obstinément d’aller en maison de retraite malgré sa déliquescence de plus en plus aggravée.

CRITIQUE.
[ Sphères LGBT ]

★★★

texte
Élie Castiel

 

Une des dernières apparitions de la regrettée Cloris Leachman, décédée en janvier 2021, à l’âge vénérable de 94 ans – comme s’il y avait un âge vénérable pour mourir! –  Une présence inégalée où les registres, un peu plus de 280, confirment la facilité à vêtir des personnages parfois hors du commun. Mais surtout, ce talent inné à amalgamer comédie, drame et tragédie d’un film à l’autre.

Avouons que Phil Connell, dont c’est ici le premier long métrage après trois courts sujets et un sketch de Boys on Film 13: Trick & Treat (2015) a saisi l’occasion de tourner sa petite « opera prima » en s’assurant d’une grande présence, et si féminine, détail encore plus nuancée, d’autant plus qu’on sent le caractère « hommage » dans ce film d’une simplicité presque dérangeante.

Retrouver

subrepticement  un

semblant de véritéSuite

Confessionem

SUCCINCTEMENT.
Un professeur d’université est confronté à son passé, inquiétant faut-il souligner. Entretemps, une enquête est menée par un détective (le regretté Serge Patry) en relation avec une série de meurtres non élucidés.

CRITIQUE.
[ Inédit ]

★★★

texte
Élie Castiel

Un rêve figé dans une

image évanescente

C’est au tout récent Golden State Film Festival, à Los Angeles, qu’a été présenté le nouveau film, le dixième, du Canadien Nils Oliveto. La manifestation cinématographique annuelle, la cinquième, répond aux besoins de visibilité des cinéastes émergents; avec raison, puisqu’il s’agit de celles et ceux qui ont décidé de défier les codes narratifs traditionnels, tout en s’engageant  fermement dans des envolées formelles inusitées, quitte à désorienter les spectateurs, mais non les perdre, les rendant complices de leurs propositions, aptes à mesurer leurs différences en matière de création.

Confessionem a reçu le Prix du meilleur film étranger, une récompense fort prisée par les cinéastes, voyant en cette récompense une reconnaissance de leur efforts, leur détermination, et bien plus que tout, si l’on en juge par le film, ce souci indéniable de faire « différent » tout en ayant comme références des exemples d’œuvres cinématographiques qui ont quand même marqué la cinéphilie et les cinéastes eux-mêmes.Suite

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