Winona

P R I M E U R
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Sortie
Lundi 13 septembre 2021

SUCCINCTEMENT.
Quatre jeunes femmes se retrouvent sur la plage d’une île grecque. Aucune n’est Winona. Un secret les lie.

| CRITIQUE.

★★★ ½

texte
Élie Castiel

Sirènes

            Quelque courts sujets et ce cinquième long métrage de fiction. De fiction, mais non linéaire, déconstruisant l’horizontalité du récit en lui attribuant une très proche correspondance entre les personnages et la caméra, celle, ici de Simos Sarketzis, prisonnier du terrain sablonneux d’un bord de mer serein, sans vagues, propice aux propos de ces quatre ondines qui, telles des sirènes devenues femmes, racontent ludiquement leurs expériences de vie, parlent de tout et de rien, transformant le dialogue en quelque chose de superficiel et qui, au fond, exprime des vérités, des mystères, élucide des parties de vie cachées, des choses qu’on ne dit pas, sur soi, sur les autres.Suite

The Big Scary “S” Word

PRIMEUR
[ En ligne ]
Sortie
Vendredi 03 septembre 2021

SUCCINCTEMENT.
Exposé vivant sur la place du socialisme dans l’histoire des États-Unis.

| CRITIQUE.

★★★

texte
Luc Chaput

            Dans un état de l’ouest des Grands Lacs aux États-Unis, une ville a construit, il y a environ un siècle, des belles maisons unifamiliales pour une partie moins fortunée de sa population. Cette implication d’une administration de proximité dans ce domaine étonne moins aujourd’hui au Canada et est même réclamée de la part de tous les niveaux du gouvernement dans cette campagne électorale spécialement vu l’augmentation majeure récente du coût des logements.

La cité en question est Milwaukee où plusieurs maires se sont succédé dans la première partie du XXe siècle. À l’aide de multiples exemples, la réalisatrice Yael Bridge donne un cours rapide sur l’histoire des mouvements socialistes dans son pays. Elle reçoit l’aide d’un chroniqueur de The Nation, John Nichols, auteur de livre The ‘S’ Word, qu’elle filme in situ pour ancrer encore plus les propos de celui-ci. D’autres universitaires flamboyants comme Cornel West ou plus posés rajoutent des éléments de discussions à ce survol.

Approches du socialismeSuite

Eipides
… Dimitris, Dimitri

RECENSION.
[ Hommage ]

★★★★

texte
Élie Castiel

Tirage confidentiel limité à 3 000 copies, une publication du Festival de Thessalonique, mieux connu en tant que TIFF (Thessaloniki International Film Festival). Le personnage en question : Dimitri Eipides, disparu cette année après une vie consacrée au cinéma, particulièrement à le promouvoir par le biais de festivals un peu partout.

Profession : programmateur, fier, assumé, digne, aux choix prononcés. L’hommage attribué a donc un double-sens : d’une part, le souvenir impérissable d’un homme de goût, intellectuel, timide mais cachant une extraordinaire vision du cinéma à travers ses relations professionnelles avec les grands de ce monde, ces cinéastes qui ont compté, qui comptent ou continuent d’innover. Et découvrant constamment de nouveaux talent. Très dur, mieux dit, sévère, envers le cinéma grec, ce qui est tout à fait normal.

L’album-hommage a ceci de particulier qu’il parle des travailleurs de l’ombre, comme, justement, les programmateurs, le même cas pour les artisans derrière tout ce qui touche au cinéma et même, j’ajouterai, les critiques, sauf quand ces derniers sont influents.

Sur ce point, Bravo au TIFF grec. Grand travail de mise en scène et de concept exceptionnel. Un outil de collection mis en scène comme s’il s’agissait d’un film d’auteur.

Le mouvement

perpétuel

Dimitri Eipides.
Crédit : TIFF (Grèce)

Pour Eipides, une relation presque incestueuse avec le 7e Art, un médium non pas de consommation, tel un produit commercial quelconque qu’on absorbe rapidement pour bien vite l’oublier, mais une expression artistique, un partage existentiel entre le spectateur et le filmé. Somme toute, un dialogue rafraîchissant et raisonné avec les images, leurs significations et la vie, tout simplement.Suite

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