Un « Bye bye » nombriliste
TRIBUNE
l i b r e
texte
Sylvio Le Blanc
J’ai vu le Bye bye 2023 à Radio-Canada. Les producteurs nous avaient avertis qu’il n’y aurait pas de sketches sur les guerres impliquant l’Ukraine et Israël : « On n’a pas eu de flash pour rendre ça drôle; il n’y aura pas de sketches directement là-dessus. »[1] La belle affaire! Si les auteurs n’ont « pas eu de flash », comme ils disent, c’est qu’ils n’ont pas assez travaillé. Ils ont préféré se concentrer sur Michel Barrette et le vélo électrique.
Pour Charlie Chaplin, cela n’a pas été une sinécure que de produire et réaliser Le dictateur, son chef-d’œuvre sur le régime hitlérien. Et pourtant, il l’a fait. Il a bossé fort pour trouver de bonnes scènes (« Œuvre d’une invention prodigieuse. » Mediafilm[2]). Il faut souligner ici que lorsque le film est sorti, la guerre faisait rage en Europe, ce qui ne l’a pas empêché d’être « le plus grand succès commercial »[3] du réalisateur.Suite