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La petite dernière

P R I M E U R
Sortie
Vendredi 9 janvier 2026

RÉSUMÉ SUCCINCT
Fatima, 17 ans, est la petite dernière. Elle vit en banlieue avec ses sœurs, dans une famille joyeuse et aimante. Alors que débute sa vie de jeune femme, elle s’émancipe de sa famille et ses traditions. Fatima se met alors à questionner son identité. Comment concilier sa foi avec ses désirs naissants ?

CHOIX
| de la semaine |

ANGLE
| CRITIQUE |

Élie Castiel

★★★ ½

 

Le regard cinématographique  maghrébin

s’ouvre-t-il aux homosexualités ?

 

Si c’est vraiment le cas, il était temps puisque, particulièrement , dans ces contrées qui constituent l’Algérie, la Tunisie et surtout le Maroc (preuves à l’appui), l’homosexualité non-assumée existe depuis toujours et pratiquée plus ou moins en catimini. Mais perdure aussi ce paradoxe existentiel la concernant « du moment où je… je ne…, je ne suis donc pas homosexuel ». Territoires de paradoxes où certains enjeux sociaux sont, pratiquement, de l’ordre de la débrouille individuelle.

Fin de ce petit prélude de sociologie du comportement.

Le nouveau Hafsia Herzi rappelle en quelque sorte la Palme d’Or cannoise de 2013, La vie d’Adèle, de son confrère franco-tunisien ; ici, elle aborde le rare sujet des amours homosexuelles féminines dans la maghrébité.

Un film qui se veut un regard féminin, et qui essaie par tous les moyens, regrettablement, sans toujours y arriver, les corps, par exemple, filmés par l’objectif de Jérémie Attard (Mektoub, My love – Canto Uno), toujours de Kechiche, selon une vision masculinisée, sans oublier ces quelques détails appuyés sur certains fétiches pratiqués, en ce qui nous concerne, gratuits ; pour se racheter, se rendant compte que le film est réalisé par une femme, il s’appuie sur l’esthétique du film, en particulier le choix des couleurs, plus proche de la sensibilité féminine.

Passer inaperçue comme pour déjouer le hasard.

Comme une critique de film, nous l’avons maintes fois dit, n’est pas une étude de texte, nous vous laissons le soin de découvrir les détails narratifs, sauf qu’il est question, essentiellement, de silences qui en disent beaucoup, d’homophobie incontrôlable, de liens familiaux où des choses nous échappent et de rapports ambivalents entre religion et orientation sexuelle (sur ce plan, excellente séquence entre Fatima et l’imam de la Mosquée).

La petite dernière est un film simple, déchirant, sincère, ouvrant finalement le regard maghrébin sur le cinéma queer. Reste à savoir comment il pourra survivre dans un contexte d’homophobie galopante au sein de ces différentes communautés.

Et contrairement au Kechiche de La vie d’Adèle qui s’achève sur un plan bouleversant qui laisse certains doutes sur la proposition du réalisateur, ici, l’ultime image proposée demeure l’extraordinaire dualité (le film et le privé) du plan : d’une part, le triomphe de la volonté ; de l’autre, la mise en exergue de l’excellente actrice Nadia Melliti, image qu’a probablement retenue le Jury pour lui accorder le Prix de la meilleure actrice à Cannes.

La dernière séquence, d’une rare émotion, là où le dialogue entre Fatima et sa mère se limitent à quelques brèves paroles, Herzi privilégiant les regards, c’est à ce moment précis que la cinéaste assume entièrement le caractère féminin du projet.

Et contrairement au Kechiche de La vie d’Adèle qui s’achève avec un plan bouleversant qui laisse certains doutes sur la proposition du réalisateur, ici, l’ultime image proposée demeure l’extraordinaire dualité (le film et le privé) du plan : d’une part, le triomphe de la volonté ; de l’autre, la mise en exergue de l’excellente actrice Nadia Melliti, image qu’a probablement retenue le Jury pour lui accorder le Prix de la meilleure actrice à Cannes.

FICHE TECHNIQUE PARTIELLE
Réalisation
Hafsia Herzi

Scénario : Hafsia Herzi; d’après le roman éponyme de Fatima Daas. Direction photo : Jérémie Attard. Montage : Géralding Mangenot. Musique : Amin Bouhafa.

Genre(s)
Drame
Origine(s)
France / Allemagne
Année : 2025 – Durée : 1 h 53 min
Langue(s)
V.o. : français
La petite dernière
Der jüngste Tochter

Hafsia Herzi

Dist.
Entract Films
Contact / Prod.
[ Elevation Pictures ]

Diffusion
Cinéma-Cinéma
[ @ Beaubien ]
Cineplex

Classement
Interdit aux moins de 13 ans

ÉTOILES FILANTES
★★★★★ Exceptionnel. ★★★★ Très Bon. ★★★ Bon.
★★ Moyen. Sans intérêt. 0 Nul.
½ [ Entre-deux-cotes ]

Mais où va-t’on, Coyote !

P R I M E U R
Sortie
Vendredi 9 janvier 2026

RÉSUMÉ SUCCINCT
Rencontre avec des aidants de la dernière chance pour les migrants.

 

ANGLE
| CRITIQUE ]

Luc Chaput

★★★

 

Un labeur sisyphéen

 

Un responsable d’une organisation de secours reçoit sur son cellulaire l’appel d’une parente éplorée d’un disparu. Ely lui demande les renseignements sur celui-ci, lui donne la procédure à suivre auprès des autorités américaines et lui fournit une adresse courriel pour qu’elle lui transmette des informations supplémentaires.

La scène se passe dans le Sud-Ouest des États-Unis là où se trouvent des étendues désertiques jouxtant la frontière avec le Mexique. À la suite d’une tragédie familiale, Marisela et Ely Ortiz ont fondé Aguilas del desierto (Les Aigles du désert) il y a seize ans, pour tenter de retrouver certaines des personnes égarées dans ces endroits très inhospitaliers.

Apprendre les nouvelles du front.

La caméra de Jonah Malak, souvent portée à l’épaule, accompagne ces dirigeants et d’autres bénévoles dans ces constitutions de campements provisoires, de marches en terrains dangereux menant à des découvertes souvent funestes. C’est un travail de longue haleine, impliquant de nombreuses heures de recherches de financement et d’entrecroisements de données de GPS.

La caméra de Jonah Malak, souvent portée à l’épaule, accompagne ces dirigeants et d’autres bénévoles dans ces constitutions de campements provisoires, de marches en terrains dangereux menant à des découvertes souvent funestes.

L’approche de Malak continue celle de Dave Not Coming Back avec cette mise en œuvre de la solidarité nécessaire et du processus pas toujours rapide de deuil. En donnant voix au chapitre à cet organisme peu connu, le cinéaste rajoute en cette époque encore plus dangereuse un autre pan important à la cinématographie déjà fournie sur l’immigration clandestine en Amériques que ce soit Carne y Arena d’Iñárritu et Who is Dayani Cristal? de Marc Silver et ce depuis Alambrista! De Robert M. Young et El Norte de Gregory Nava.

FICHE TECHNIQUE PARTIELLE
Réalisation
Jonah Malak

Scénario : Jonah Malak. Direction photo : Nicolas Taborga. Montage : Marie-Pier Dupuis, Jonah Malak, Gisela Restrepo. Musique : Marc Bell.

Genre(s)
Documentaire social
Origine(s)
Canada [Québec]
Année : 2025 – Durée : 1 h 24 min
Langue(s)
V.o. : anglais, espagnol; s.-t.f.
Spare My Bones, Coyote!
 ¿A donde vas_Coyote?

 

Jonah Malak

Dist.
Studio h264
Contact / Prod.
[ Nemesis ]

Diffusion
Cinéma-Cinéma
[ @ Beaubien ]

Cinémathèque québécoise

Classement
Visa GÉNÉRAL

ÉTOILES FILANTES
★★★★★ Exceptionnel. ★★★★ Très Bon. ★★★ Bon.
★★ Moyen. Sans intérêt. 0 Nul.
½ [ Entre-deux-cotes ]

Primate

P R I M E U R
Sortie
Vendredi 9 janvier 2026

RÉSUMÉ SUCCINCT
Un groupe d’amis dont le séjour idyllique sur une île lointaine dégénère en un affrontement bestial.

SANS
| COMMENTAIRES |

FICHE TECHNIQUE PARTIELLE
Réalisation
Johannes Roberts

Genre(s)
Épouvante
États-Unis
Année : 2025 – Durée : 1 h 28 min
Langue(s)
V.o. : anglais & Version française
Primate

Johannes Roberts

Dist.
Paramount Pictures
Contact / Prod.
[ 18hz Production ]

Diffusion 
Cineplex

Classement
Interdit aux moins de 13 ans
[ Violence / Horreur ]

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