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Le grand Noël des animaux

P R I M E U R
Sortie
Vendredi 19 décembre 2025

SUCCINCTEMENT
Noël approche et l’impatience grandit dans la forêt : tout le monde s’apprête à vivre un moment féérique au cœur de l’hiver… Mais, catastrophe, il faut sauver le traineau du père Noël ! Les animaux se déchaînent.

SANS
| COMMENTAIRES |

FICHE TECHNIQUE PARTIELLE
Réalisation
Camille Alméras, Caroline Attia Larivière
Ceylan Beyoglu, Haruna Kiski
Natalia Chemysheva, Olesya Schukinq

Genre(s)
Animation
Origine(s)
France / Allemagne
Année : 2024 – Durée : 1 h 12 min
Langue(s)
V.o. : français
Le grand Noël des animaux

Dist.
Maison 4:3
Contact / Prod.
[ Les Valseurs ]

Diffusion 

Cinéma-Cinéma
[ @ Beaubien ]

Classement
Visa GÉNÉRAL

Marty Supreme

P R I M E U R
Sortie
Mercredi 24 décembre 2025

SUCCINCTEMENT
Un jeune homme effronté et sûr de son talent sportif cherche par tous les moyens de sortir de sa condition sociale.

 

ANGLE
| CRITIQUE |

Luc Chaput

★★★ ½

 

Rebondissements

Un jeune homme s’est réfugié lors d’une mauvaise passe dans un hôtel miteux. Relaxant dans son bain, le poids de celui-ci rompt le plancher et le tout se retrouve dans la salle de bain de la chambre en-dessous mettant mal en point un homme tentant de nettoyer son chien. Voici une des nombreuses scènes étonnantes, frisant les histoires à dormir debout, de cette chronique picaresque se passant dans les années 50 entre autres à New York. Le cinéaste Josh Safdie et son collaborateur Ronald Brownstein ont concocté ce portrait en s’inspirant de la vie de Marty Reisman, flamboyant joueur de tennis de table qui affina son jeu dans un club sélect dirigé par l’Afro-américain Helward Lawrence.

Timothée Chalamet campe avec verve et brio ce Marty Mauser, qui, avec du front tout le tour de la tête, voit dans son habileté reconnue de pongiste le moyen de sortir de son quartier populaire de Manhattan et d’atteindre la célébrité et la richesse peut-être. Le scénario accumule, autour de ce personnage hâbleur, volubile et à la boussole morale souvent peu affinée, une succession de tournois, de rencontres, d’incidents quasi mafieux, de montées et de descentes dans les sphères sociales de ces conurbations que sont la métropole américaine, Londres et Tokyo.

Tout droit devant, sans s’arrêter, peu importe ce qui arrivera après.

La chorégraphie des matches de tennis de table soutient l’intérêt par les divers types de technique employés, par les moments de foire qui s’y rattachent, par les variétés de coups, d’émotions et de réactions des joueurs et des spectateurs spécialement dans l’épisode nippon et qui sont mises en valeur par le montage des deux scénaristes.

La cinématographie de Darius Khondji soutient dextrement la mise en scène à l’emporte-pièce du cinéaste, captant avec acuité les divers lieux mis en valeur par Jack Fisk (There Will Be Blood) et jouant des lumières et des ombres dans ces séquences au parfum de film noir ou de film sportif se déployant dans cette aventure biographique bien située dans le temps et l’espace.

Le scénario accumule, autour de ce personnage hâbleur, volubile et à la boussole morale souvent peu affinée, une succession de tournois, de rencontres, d’incidents quasi mafieux, de montées et de descentes dans les sphères sociales de ces conurbations que sont la métropole américaine, Londres et Tokyo.

Parmi les autres atouts de ce film aux allures de trajet en montagne russe de parc d’attraction, on doit signaler les interprétations magistrales d’Odessa A’zion qui, en Rachel, prend divers moyens pour montrer à Marty qu’elle peut être son égale partenaire, de Kevin O’Leary en financier très sûr de ses prérogatives, si proche pourtant de son image télévisuelle habituelle et surtout de Gwyneth Paltrow qui injecte, en Kay Stone, actrice effectuant un retour sur scène, un supplément d’humanité et d’empathie bien utile dans cette fresque au cynisme assumé jusqu’à sa dernière péripétie.

FICHE TECHNIQUE PARTIELLE
Réalisation
Josh Safdie

Scénario : Josh Safdie, Ronald Bronstein. Direction photo : Darius Khondji. Montage : Ronald Bronstein, Josh Safdie. Musique : Daniel Lopatin.

Genre(s)
Drame sportif
Origine(s)
États-Unis / Finlande
Année : 2025 – Durée : 2 h 29 min
Langue(s)
V.o. : anglais & Version française
Marty suprême

Josh Safdie

Dist.
Entract Films
Contact / Prod.
[ Elevation Pictures ]

Diffusion 
Cineplex

Classement
Interdit aux moins de 13 ans

ÉTOILES FILANTES
★★★★★ Exceptionnel. ★★★★ Très Bon. ★★★ Bon.
★★ Moyen. Sans intérêt. 0 Nul.
½ [ Entre-deux-cotes ]

Moi qui t’aimais

P R I M E U R
Sortie
Vendredi 19 décembre 2025

SUCCINCTEMENT
Elle l’aimait plus que tout, il l’aimait plus que toutes les autres. Simone Signoret et Yves Montand étaient le couple le plus célèbre de leur temps.  Hantée par la liaison de son mari avec Marilyn Monroe et meurtrie par toutes celles qui ont suivi, Signoret a toujours refusé le rôle de victime. 

ANGLE
| CRITIQUE |

Élie Castiel

★★★

 

Le film de Diane Kurys, qu’on avait perdue de vue ces derniers temps, commence par un prologue presque théâtral – les deux comédiens, Roschdy Zem et Marina Foïs sont dans une salle de maquillage, s’apprêtant à parler de leurs rôles respectifs : Yves Montand et Simone Signoret.

 

Je l’aime…

lui aussi

 

Belle perspective que celle de la cinéaste, entre autres du très charmant et nostalgique La Baule-les Pins  et de l’inoubliable Coup de foudre : aborder un sujet délicat sur deux grands du cinéma, Montand et surtout Signoret, parler de leur intimité, leur idée du couple, les fastes légendaires de Montand pour la gent féminine (Marilyn Monroe et tant d’autres), le désespoir de Signoret qu’à mesure qu’on prend de l’âge, dans le cas des femmes, les rôles deviennent de plus en plus discrets.

C’est de ces angoissantes questions que le film de Diane Kurys parle, mais aussi de l’art d’interprétation et de pouvoir réunir une foule de vedettes connues du cinéma français de l’époque par le biais d’interprètes, il y va de soi : Serge Reggiani (Thierry de Peretti), Jean-Louis Trintignant (Timothée de Fombelle), Nadine Trintignant (Léonor Oberson), Alain Corneau (Sébastien Pouderoux), Catherine Allégret (Raphaëlle Rousseau) et François Périer (Vincent Colombe).

C’est peut-être le temps que nous fassions un bilan.

Des propos prenants, captivants même, nous éclairant sur une idée politique de la France de l’époque, bouleversant sur la façon dont ils voient le couple.

Filmer un mythe, une idéalisation cinématographique qui demeure dans la mémoire des spectateurs tout au long de la projection.

La biographie perd ainsi ses droits face au pouvoir du cinéma, laissant ce dernier la place qu’il retient pour filmer selon ses propres convictions.

De nouveau, un film sur la puissance du mythe, tel que nous le concevons selon notre regard sur les images en mouvement. Ou peut-être ce que nous aurions voulu que soit la vie.

Entre le plaisir de voir Montand et la nostalgie que procure Signoret, deux vedettes imprégnées de leurs personnages respectifs. Zem, si peu proche facialement de Montant, le projette néanmoins avec un délire de maître; Foïs, dans son parcours particulier, donne une essence transcendante à sa Signoret.

De nouveau, un film sur la puissance du mythe, tel que nous le concevons selon notre regard sur les images en mouvement. Ou peut-être ce que nous aurions voulu que soit la vie.

FICHE TECHNIQUE PARTIELLE
Réalisation
Diane Kurys

Scénario : Diane Kurys. Direction photo : Philippe Rousselot. Montage : Manuel De Sousa. Musique : Philippe Sarde.

Genre(s)
Drame biographique
Origine(s)
France
Année : 2024 – Durée : 1 h 59 min
Langue(s)
V.o. : français
Moi qui t’aimais

Diane Kurys

Dist.
Axia Films
Contact / Prod.
[ New Light Films ]

Diffusion
Cinéma-Cinéma
[ @ Beaubien ]
Cineplex

Classement
Visa GÉNÉRAL

ÉTOILES FILANTES
★★★★★ Exceptionnel. ★★★★ Très Bon. ★★★ Bon.
★★ Moyen. Sans intérêt. 0 Nul.
½ [ Entre-deux-cotes ]

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