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Des chats sauvages

P R I M E U R
Sortie
Vendredi 19 septembre 2025

RÉSUMÉ SUCCINCT
Portrait âpre et empathique de l’Abitibien Martin.

ANGLE DE
| PERSPECTIVE |
Luc Chaput

★★★

Des

individualités

Invité par un ami à aller au dépanneur dans une halte forestière de l’Abitibi, Martin décline fortement l’invitation. Dans la région de Senneterre, Martin Vaillancourt vit dans une maison créée de bric, de morceaux de bois et de broc près de carcasses métalliques que son talent de mécanicien et homme à tout faire lui permet de rafistoler et de remettre en marche. La caméra du cinéaste Steve Patry l’accompagne de jour et de nuit en un très beau noir et blanc dans ses déplacements et dans ses nombreuses interactions avec sa ribambelle de chats. Des moments en couleur tournés en caméra frontale permettent aux souvenirs de Martin de se déballer, évoquant la perte éprouvante d’Aurèle, son matou assassiné naguère dans un lieu plus urbain.

Une riche bande-son de Marie-Pierre Grenier et Isabelle Lussier entrelace miaulements de chats, craquements dans la forêt, notes à la guitare et bruits de moteurs divers.

Loin de la foule déchaînée.

Une riche bande-son de Marie-Pierre Grenier et Isabelle Lussier entrelace miaulements de chats, craquements dans la forêt, notes à la guitare et bruits de moteurs divers. Le passage des saisons, la visite d’une dame âgée, la période des fêtes de fin d’année avec son voisin et ami Daniel constituent des moments plus paisibles de ce quasi-ermite qui a trouvé dans sa relation avec la faune du coin et avec des animaux peu domestiqués un baume et un accompagnement pour son mal de vivre.

Le Punk de Natashquan

Dans les années 80 du siècle dernier, dans un village isolé de la Côte Nord arrive un trentenaire qui s’y installe. Grégaire, casse-cou, flamboyant et serviable, ce personnage atypique dans cette communauté tissée serrée devient le sujet du Punk de Natashquan. Nicolas Lachapelle entremêle, avec adresse, des reconstitutions d’exploits de ce personnage anonyme avec des témoignages contradictoires ; pour l’histoire, un homme perdu de vue tel un Icare en hiver. Le réalisateur, en réactualisant le folklore local, laisse ainsi à d’autres le soin d’éclairer les zones d’ombre restantes de ce Jeannois ou peut-être Saguenéen. Qui sait ?

FICHE TECHNIQUE PARTIELLE
Réalisation
Steve Patry

Scénario : Steve Patry. Direction photo : Steve Patry. Montage : Natalie Lamoureux. Musique : Bertrand Blessing.

Genre(s)
Essai documentaire
Origine(s)
Canada [Québec]
Année : 2024 – Durée : 1 h 17 min
Langue(s)
V.o. : grec; s.-t.f. & s.-t.a.
Des chats sauvages

Steve Patry

Distributeur @
Les Films du 3 mars

Contact @
[ Les Films de l’Autre ]

Diffusion @
Cinéma Beaubien
Cinéma du Musée
Cinémathèque québécoise

Classement
Visa GÉNÉRAL

ÉTOILES FILANTES
★★★★★ Exceptionnel. ★★★★ Très Bon. ★★★ Bon.
★★ Moyen. Sans intérêt. 0 Nul.
½ [ Entre-deux-cotes ]

Him

P R I M E U R
Sortie
Vendredi 19 septembre 2025

RÉSUMÉ SUCCINCT
Un jeune athlète prometteur est invité à s’entraîner avec la star d’une équipe bientôt à la retraite.

ANGLE DE
| PERSPECTIVE |
Élie Castiel

★★★

Le football

comme

un sport

d’arène

 

Justin Tipping a voulu misé haut, même très haut ; un scénario hors du commun où football américain, inscrit dans l’ADN de tout Américain normalement constitué, et horreur stylisée se rencontre dans un maelstrom où sang et horreur se distinguent dans un mélange de satire, de sérieux et de caricatural. Tipping et ses acolytes scénaristes sont tout à fait conscients que le résultat pourrait aboutir à quelque chose d’inachevé. Ils prennent le risque de s’aventurer dans une histoire farfelue qui, au préambule, laisse présager néanmoins quelque chose d’original.

Une masculinité virile poussée à l’extrême.

La caméra de Kira Kelly, fiévreuse, sensuelle, s’en allant de tout côté a parfois du mal a suivre le montage de Taylor Joy Mason, quasi éreinté devant tant de violence. Comme on peut s’y attendre, un certain homoérotisme traverse les corps de ces athlètes du sport national et sur ce point, Tyrik Withers, que nous avions remarqué dans le slasher I Know What You Did Last Summer prend conscience de son corps, du fait qu’il est la vedette principale et dans sa confrontation finale avec un Marlon Wayans, très bon, débarrassé de ses tics, son goût pour la violence extrême prend forme et promet une séquence culte, bien ficelée. Quant au résultat d’ensemble, soit qu’on demeure convaincu du bien fondé de l’entreprise ou, au contraire, on voit cet exercice multiforme comme un caprice vite oublié.

Tipping et ses acolytes scénaristes sont tout à fait conscients que le résultat pourrait aboutir à quelque chose d’inachevé. Ils prennent le risque de s’aventurer dans une histoire farfelue qui, au préambule, laisse présager néanmoins quelque chose d’original.

FICHE TECHNIQUE PARTIELLE
Réalisation
Justin Tipping

Scénario : Justin Tipping, Zach Akers, Skip Bronkie. Direction photo : Kira Kelly. Montage : Taylor Joy Mason. Musique : Bobby Krlic.

Genre(s)
Suspense psychologique
Origine(s)
États-Unis
Année : 2025 – Durée : 1 h 36 min
Langue(s)
V.o. : anglais & Version française
Lui

Justin Tipping

Distributeur @
Universal Pictures

Contact @
[ Monkeypaw Productions ]

Diffusion @
Cineplex

Classement
Interdit aux moins de 13 ans
[ Violence / Horreur ]

ÉTOILES FILANTES
★★★★★ Exceptionnel. ★★★★ Très Bon. ★★★ Bon.
★★ Moyen. Sans intérêt. 0 Nul.
½ [ Entre-deux-cotes ]

Mille secrets mille dangers

P R I M E U R
Sortie
Vendredi 19 septembre 2025

RÉSUMÉ SUCCINCT
Les angoisses d’Alain, Montréalais d’origine libanaise sur le point de se marier avec Virginie. La journée sera grandiose, la journée sera parfaite et les tantes libanaises d’Alain parleront de cette noce pour des années à venir. Mais Alain a mal au ventre.

ANGLE
| CRITIQUE |

Élie Castiel

★★★ ½

Habibti

je t’aime

En effet, dans les deux langues du titre, ça veut dire la même chose, mais en arabe, à l’instar de l’hébreu, c’est lorsqu’on s’adresse à une femme – deux langues qui se ressemblent, toutes les deux sémites, et qui ne semblent pas s’entendre, alors que tout ou presque les assemblent. Mais ça, c’est une autre histoire.

Un grand film ce Mille secrets mille dangers, adaptation du roman éponyme d’Alain Farah ? Pour le grand public, très certainement, puisque la mise en scène de Philippe Falardeau renvoit à ce rapprochement entre des situations vécues par plusieurs qui leur « parlent ».

Comme cette maladie héréditaire qui frappe Alain, jeune, le fils de famille, montrée avec un naturel rarement vu au cinéma. On sourit de la situation, empathise avec le moment et mine de rien, peut nous rappeler certains épisodes embarrassants.

Mais le film se concentre surtout sur la préparation du mariage d’Alain, de parents Chrétiens originaires du Liban et d’Égypte et qui parlent le français avec l’accent, disons, de… Dalida. Tout l’exotisme, l’exubérance et la mélodie de la langue sont là.

Est-ce donc assez pour un grand ou bon film ? Les critiques seront partagés mais nous restons convaincus que la plupart des médias traditionnels seront dithyrambiques pour deux raisons fondamentales : Philippe Falardeau au gouvernail et le fait de parler d’une des communautés qui nous entourent, chose rare dans le cinéma québécois.

Et si on remettait tout ça à plus tard !

Passons donc aux choses sérieuses. La mise en scène de Falardeau, visiblement plus atteinte par le roman, même si elle permet quelques petites trouvailles, un montage fougueux passant d’une époque à l’autre sans vraiment s’annoncer, émerveillée devant le fourre-tout à la fois charmant, mais désorientant qui rappelle sans doute le roman, s’inscrit dans ce rapport au cinéma où pris par les personnages et le sujet en question, le cinéaste se laissait emporter par leur enthousiasme sans qu’il s’en rende compte.

Neil Elias, d’origine algérienne, conquiert le personnage principal (Alain), objet de tous les secrets et dangers en y ajoutons un quelque chose de véritablement méditerranéen, offrant un jeu à la fois dramatique est nécessairement ambivalent. L’élue de son cœur, c’est Virginie, que la comédienne Rose-Marie Perreault rend vulnérable, forte également et qui finit par tenir les rênes de cette situation.

La mise en scène de Falardeau, visiblement plus atteinte par le roman, même si elle permet quelques petites trouvailles, un montage fougueux passant d’une époque à l’autre sans vraiment s’annoncer, émerveillée devant le fourre-tout à la fois charmant, mais désorientant qui rappelle sans doute le roman, s’inscrit dans ce rapport au cinéma où pris par les personnages et le sujet en question, le cinéaste se laissait emporter par leur enthousiasme sans qu’il s’en rende compte.

Mais de tout ce casting, pour le grand public, rêvé, le pater familias se révèle le plus puissant, un charme, une humanité désopilante, un charisme dont il n’est même pas conscient, et surtout une philosophie de vie qu’il détient en quelques mots lors de l’hommage qu’il rend à son fils lors de la réception de mariage, et qui devrait nous rendre tous et toutes jaloux. Georges Khabbaz (Elias – c’est le véritable prénom du signataire de ces lignes) est simplement parfait et bouleversant. Tout bonnement, je n’avais pas l’intention d’en parler trop sur ce film, mais en cours d’écriture, mes doigts ont suivi une certaine cadence et le résultat en est ainsi.

Il faut également souligner tout ce tralala publicitaire qui fait maintenant partie du socle cinématographique québécois où les tapis rouges dominent et les médias dits de poids ont droit à la grosse part du gâteau.

En ce qui nous (me) concerne, l’important c’est qu’il est temps que le cinéma québécois s’intéresse aux autres cultures (à Montréal, pourcentage quand même élevé), du moins en y incluant des personnages dans leurs fictions contemporaines sises dans la métropole.

Un oubli à signaler, la présence de l’humoriste Mackbouba, dont le vrai nom est Hassan Mahbouba, d’origine libanaise, dans le rôle d’Édouard, tout à fait génial, comme ils disent.

FICHE TECHNIQUE PARTIELLE
Réalisation
Philippe Falardeau

Scénario : Philippe Falardeau, Alain Farah. Direction photo : André Turpin. Montage : Elric Robichon. Musique : Martin Léon.

Genre(s)
Comédie dramatique
Origine(s)
Canada [Québec]
Année : 2025 – Durée : 2 h
Langue(s)
V.o. : français, arabe; s.-t.f. & s.-t.a.
Lovely Day

Philippe Falardeau

Distributeur @
Les Films Opale

Entract Films
Contact @
[ micro-scope ]

Diffusion @
Cinéma Beaubien
Cineplex

 

Classement
Visa GÉNÉRAL

ÉTOILES FILANTES
★★★★★ Exceptionnel. ★★★★ Très Bon. ★★★ Bon.
★★ Moyen. Sans intérêt. 0 Nul.
½ [ Entre-deux-cotes ]

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