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Ville Jacques-Carton

P R I M E U R
Sortie
Vendredi 5 septembre 2025

RÉSUMÉ SUCCINCT
Regards panachés de poésie sur un quartier ouvrier métropolitain.

ANGLE
| PANORAMIQUE |
Luc Chaput

★★★

Prises

de parole

 

Un promoteur immobilier rend visite à un propriétaire d’une maison et celui-ci le rabroue vertement. Nous sommes à Longueuil, dans le quartier Coteau Rouge qui faisait partie de la Cité de Jacques-Cartier. Dans ce long métrage hybride, mélange de documentaire et de fiction, un poète Jean-Marc Desgent et un architecte Mario Petrone structurent les émotions et les idées portées dans les témoignages colligés tout d’abord par Louise Levac des habitants de cette ville. Une entreprise de dénigrement de la qualité de construction de ces maisons familiales bâties avec amour, ingéniosité et souvent peu de moyens pour pallier une autre crise du logement visait à détruire leur patrimoine ouvrier.

Un patrimoine ouvrier en péril.

Le montage en courtepointe des archives par Justine Gauthier, alliée à l’orfèvrerie sonore de Christian Rivest, parcourt les rues, venelles, arrière-cours et champs de cette municipalité qualifiée de bidonville de Montréal. Des points de repère historiques l’intègrent dans les mouvements sociaux du dernier siècle. La plupart des épisodes mettant en scène le promoteur et son équipe sont trop caricaturaux et détonnent fortement avec l’aspect informatif de cette plongée dans un passé pas si éloigné non plus géographiquement1. Les deux cinéastes André Forcier et Jean-Marc E. Roy ainsi que la bien nommée maison de production Papier-Brique donnent ainsi droit de parole à un autre de ces mouvements citoyens qui s’opposent à une gentrification désordonnée de nos tissus urbains.

Une entreprise de dénigrement de la qualité de construction de ces maisons familiales bâties avec amour, ingéniosité et souvent peu de moyens pour pallier une autre crise du logement visait à détruire leur patrimoine ouvrier.

1 Dans Rue Fabre, centre de l’univers, Jean-Claude Germain raconte dans sa manière imagée des voyages de son enfance avec son père représentant de commerce et des moments passés dans la ville de Mackayville, voisine de Saint-Lambert et si différente de celle-ci.

FICHE TECHNIQUE PARTIELLE
Réalisation
Jean-Marc E. Roy
André Forcier

Scénario : Jean-Marc E. Roy, André Forcier. Direction photo : François Pinet-Forcier. Montage : Justine Gauthie. Musique : Jo Millette, François Pinet-Frocier.

Genre(s)
Essai documentaire
Satire sociale
Origine(s)
Canada
Année : 2025 – Durée : 1 h 19 min
Langue(s)
V.o. : français
Ville Jacques-Carton

André Forcier (à gauche) &
Jean-Marc E. Roy

Distributeur @
Spira

Contact @
[ Papier-Brique ]

Diffusion @
Cinéma Beaubien 
Cinémathèque québécoise

Classement
Visa GÉNÉRAL
[ Déconseillé aux jeunes enfants ]

ÉTOILES FILANTES
★★★★★ Exceptionnel. ★★★★ Très Bon. ★★★ Bon.
★★ Moyen. Sans intérêt. 0 Nul.
½ [ Entre-deux-cotes ]

Semaine | 35 |
du Ven 29 août au Jeu 4 sept 2025

AVIS
Les textes sont mis en ligne le vendredi. Si possible, le jeudi.
Quelques bandes-annonces de films étrangers ne sont pas sous-titrées.
DES FILMS PEUVENT ÊTRE AJOUTÉS OU RETIRÉS, D’AUTRES REPORTÉS.
DÉLAI pour la Mise en ligne : Jeudi-19 h. LES AJOUTS NE FIGURENT QUE
DANS LE SOMMAIRE ET NE SONT PAS TRAITÉS INDIVIDUELLEMENT.
À notre discrétion, des films pourraient changer de catégorie.

 

S O M M A I R E

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MEXICO 86
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L’avenir
Emmanuel Schwartz

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Parmi les montagnes et les ruisseaux
Jean-François Lesage

Lurker

Suite

Le Point |.| 35
du Ven 29 août au Jeu 4 sept 2025

Changer

de registre

Autrement dit, pour ces quelques cinéastes-auteurs, muer vers une approche du cinéma qu’ils n’ont jamais envisagée jusqu’ici. Provisoirement, faut-il souhaiter, à moins que cet exercice leur soit lucratif. Ils ne sont pas nombreux, mais impossible de ne pas les remarquer.

Dans le cas de Darren Aronofsky, connu particulièrement pour ses contorsions narratives qui ont fait la joie de nombreux partisans, le nouveau film Caught Stealing (voir ici) qui prend l’affiche cette semaine, une fuite en avant dans le cinéma grand public, dont le but nous paraît insondable.

Pour le simple plaisir, comme une pause bien méritée, pour se faire une autre personnalité, provoquer narquoisement les adeptes inconditionnels de son cinéma des premiers temps, les dérouter. Toutes ces charges, plus proches d’une prise de position que d’une proposition comme dans le passé, comme on dit souvent dans le jargon du cinéma d’auteur.Suite

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