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Nobody

P R I M E U R
Sortie
Vendredi 07 novembre 2025

RÉSUMÉ SUCCINCT
Le petit démon cochon décide de quitter la montagne de Langlang et de former une équipe avec le démon crapaud, le démon belette et le démon gorille, afin d’entreprendre le voyage vers l’ouest.

SANS
| COMMENTAIRES |

FICHE TECHNIQUE PARTIELLE
Réalisation
Shui Yu

Genre(s)
Animation
Origine(s)
Chine
Année : 2025 – Durée : 2 h 14 min
Langue(s)
V.o. : mandarin; s.-t.a. & chinois
Langlang Shan Xiao Yao Guai

Shui Yu

Dist.
Imtiaz Mastan
Contact
[ CMC Pictures ]

Diffusion 
Cineplex

Classement
Visa GÉNÉRAL

Nuremberg

P R I M E U R
Sortie
Vendredi 07 novembre 2025

RÉSUMÉ SUCCINCT
Un psychiatre américain ausculte les vingt-deux accusés au procès initial du tribunal international, à Nuremberg.

| CRITIQUE |
Luc Chaput

★★★

 

 

En 1945, dans un train, dans l’Europe dévastée par la guerre, un passager tente d’intéresser une jeune femme assise en face de lui par un truc de magie. L’homme en question est un psychiatre américain mandaté pour dresser des portraits psychologiques des dirigeants de l’Allemagne nazie récemment vaincue qui seront bientôt jugés par le nouveau tribunal international. Celui-ci siège à Nuremberg, lieu de cérémonies dont Leni Riefenstahl a donné des comptes-rendus saisissants (Le Triomphe de la volonté / Triumph des Willens). Le scénario du réalisateur, naguère auteur de celui de Zodiac de David Fincher, emploie le livre de Jack El-Hai dont le titre The Nazi and the Psychiatrist résume bien ce long métrage.

Surtout, garder la tête haute en dépit des atrocités commises.

 

Combat en

champ clos

 

La reconstitution d’époque tournée en Hongrie semble exacte, portée par les couleurs sombres du directeur photo Dariusz Wolski. La mise en scène de James Vanderbilt réussit à rendre vivantes les monceaux d’informations inscrits dans les dialogues qui permettent aux non férus d’histoire d’être rapidement aux faits de ce procès transformateur. Le juge américain Robert Jackson, que Michael Shannon dépeint dans un mélange incandescent de volonté et de doute, en est le maître d’œuvre et le principal procureur. Russell Crowe rend avec une facilité déconcertante toutes les facettes de ce haut dirigeant suprêmement narcissique qu’est Herman Göring. Face à lui, Rami Malek joue sur une gamme plus courte pour faire de Douglas Kelley un médecin qui prend des décisions risquées pour se rapprocher de son patient.

La reconstitution d’époque tournée en Hongrie semble exacte, portée par les couleurs sombres du directeur photo Dariusz Wolski. La mise en scène de James Vanderbilt réussit à rendre vivantes les monceaux d’informations inscrits dans les dialogues qui permettent aux non férus d’histoire d’être rapidement aux faits de ce procès transformateur.

En dépit de certaines fortes scènes dont la présentation in situ des premières images des camps d’extermination devenues, pour certains, trop banales depuis, le traitement demeure trop prosaïque et reste bien en deçà du récent The Zone of Interest de Jonathan Glazer, sur la banalité du mal.

FICHE TECHNIQUE PARTIELLE
Réalisation
James Vanderbilt

Scénario : James Vanderbilt; d’après le livre de Jack El-Hai, The Nazi and the Psychiatrist. Direction photo : Dariusz Wolski. Montage : Tom Eagles. Musique : Brian Tyler.

Genre(s)
Drame judiciaire
Origine(s)
États-Unis
Année : 2025 – Durée : 2 h 29 min
Langue(s)
V.o. : anglais, allemand; s.-t.f.
Nuremberg

James Vanderbilt

Dist.
Métropole Films
Contact
[ Mongrel Media ]

Diffusion 
Cineplex

Classement
Visa GÉNÉRAL
[ Déconseillé aux jeunes enfants ]

ÉTOILES FILANTES
★★★★★ Exceptionnel. ★★★★ Très Bon. ★★★ Bon.
★★ Moyen. ★ Sans intérêt. 0 Nul.
½ [ Entre-deux-cotes ]

On sera heureux

P R I M E U R
Sortie
Vendredi 07 novembre 2025

RÉSUMÉ SUCCINCT
Le parcours de Saad, un jeune marocain exilé au Québec, prêt à tout pour sauver l’homme qu’il aime, un réfugié iranien menacé d’être renvoyé dans son pays où une mort certaine l’attend.

| CRITIQUE |
Élie Castiel

★★★

 

Grande renfort de pub pour la sortie du récent Léa Pool, un peu partout, y compris Film d’ouverture d’un certain festival annuel qui présente des films de la francophonie. Comme on dit dans le jargon du milieu, un film qu’on « attendait avec impatience » ; pour ce que le film a à dire sur les entrées clandestines au pays, sujet chaud depuis le début du siècle présent, mais aussi un film sur ce qu’on appelle dans plusieurs contrées du monde, ces « amours illégales », ou crimes de lèse-religion, finissant parfois par la peine de mort.

Deux sujets scénarisés par l’une des figures les plus marquantes de notre patrimoine théâtral. Et pour cause si on en juge les adaptations à l’écran du peu-compris et admirablement feutré Les feluettes, signé John Greyson, dont on attend Door Prize. Sortira-t’il en salle en fait ? – et Tom à la ferme, à l’écriture très réussie et à la réalisation exemplaire de Xavier Dolan, on s’attendait à quelque chose de sensationnel.

Cette fois-ci, Bouchard, seul, les doigts prêts sur son clavier, doit composer avec un nouvel objet scénaristique, un film-cinéma dont les enjeux sociaux, d’une importance pérenne, doivent être traités avec la plus grande prudence. Ce n’est pas du théâtre et il ne s’agit pas d’une scène, mais d’un écran.

Entre le

sociopolitique

et l’intime

 

Un récit touchant qui entrecroise, pas toujours harmonieusement, deux thèmes. D’une part, la clandestinité de Saad (d’origine marocaine) et de Reza (qui a fui précipitamment l’Iran), tous deux homosexuels, tous deux amoureux comme ça, au premier coup d’œil ; le second toujours bouleversé par l’assassinat de son amant en Iran qui arrivent clandestinement au port de Montréal… la suite, on peut la deviner… L’autre thème, une histoire d’amour. Trop rapide cependant et peu crédible, en particulier à ses débuts.

La situation sociale peu enviable des deux arrivants s’amalgame tant bien que mal à leur histoire d’amour, d’autant plus que Saad, qui vit avec l’attaché de presse de la ministre de l’immigration une relation amoureuse bien arrangée, pour… et vous devinez, le tout finit par éclater en morceaux.

Une idée de mise en scène qui procure des parallèles parfois invraisemblables, la mise en scène faisant des pieds et des mains pour que le tout soit d’une cohérence exemplaire et en fin de compte nous laisse sur notre faim. Faire des parallèles entre le passé (ailleurs) des deux amoureux, chacun dans leur coin de pays, n’est pas une mauvaise idée, mais dans ce cas-ci, perturbe une certaine continuité.

Ce moment, oublié des autres, demeure d’une sincérité absolue.

À la direction photo, Yves Bélanger procure des images magnifiques, notamment lorsqu’il filme ces deux (anti)héros du quotidien. C’est là où la caméra sert de « metteure » en scène, procurant au film une dose de poésie, à la fois lyrique et teintée de réalisme poignant. Caresses furtives des corps, face-à-face des plus significatifs et une volonté de dédramatiser le réel en le rendant documentaire, comme lorsque les deux amants sont arrêtés par la police du port de Montréal.

Les quelques séquences aux bureaux de l’immigration posent problème. Notamment en rapport aux questions posées, si proches de l’ordre de l’intime qu’on a du mal à le croire – Même la traductrice entre le farsi et le français montre sa gêne face aux réponses de Reza – est-elle choquée par l’ingérence du fonctionnaire en question ou encore par la « concupiscence » de l’orientation sexuelle du clandestin ?

Reste une dernière séquence, mais nous sommes à fin, d’une forte charge d’émotion – oui, elle pourrait vous émouvoir jusqu’aux larmes – tant par la tenue des personnages dont il est question que par la décision prise par la ministre de l’immigration.

Entre cette scène, magnifiquement réussie, et le reste du film, avec ses moments intenses par-ci, par-là, un décalage qui se fait sentir, une série de petits paradoxes et de moments de mise en scène bancale.

Et comme ça, au hasard des images, même les plus furtives, on n’oubliera pas de sitôt celle bouleversante et insupportable, en Iran, mais tournée au Maroc, à moins qu’il ne s’agisse d’un document pris par un téléphone portable caché. Celle de la pendaison en pleine place publique de deux sodomites adultes accusés de s’être écartés de la religion et du contact social prescrit par la foi.

Verdict : On sera heureux n’est pas le meilleur film de Léa Pool, même si les intentions sont fort louables. À vouloir aborder deux thèmes, quand même liés l’un à l’autre dans leur socle commun de la clandestinité, le scénario finit par ne plus savoir quels chemins prendre pour arriver à ses fins.

Une mise en scène éclatée, chancelante parfois, mais une finale magnifiquement réussie qui fait oublier les failles qu’on constate un peu partout.

Pour Saad, qui finira par révéler son vrai nom… et plus tard, cette image de lui adolescent face à la mer, reprise faut-il ajouter, regardant d’une plage marocaine à l’horizon, une Europe si proche, à quelques minutes à peine en bateau (ou en embarcation), projette dans le même temps un présent déchirant et assure une certaine temporalité dans l’acte filmique.

Et comme ça, au hasard des images, même les plus furtives, on n’oubliera pas de sitôt celle bouleversante et insupportable, en Iran, mais tournée au Maroc, à moins qu’il ne s’agisse d’un document pris par un téléphone portable caché. Celle de la pendaison en pleine place publique de deux sodomites adultes accusés de s’être écartés de la religion et du contact social prescrit par la foi.

FICHE TECHNIQUE PARTIELLE
Réalisation
Léa Pool

Scénario : Michel Marc Bouchard. Direction photo : Yves Bélanger. Montage : Michel Arcand. Musique : Kyan Bayani.

Genre(s)
Drame
Origine(s)
Canada / Luxembourg
Année : 2025 – Durée : 1 h 42 min
Langue(s)
V.o. : français, arabe; s.-t.f. & s.-t.a.
We’ll Find Happiness

Léa Pool

Dist.
Entract Films
Les Films Opale
Contact
[ Lyla Films ]

Diffusion
Cinéma-Cinéma
[ @ Beaubien ]
Cineplex

Classement
Visa GÉNÉRAL
[ Déconseillé aux jeunes enfants ]

ÉTOILES FILANTES
★★★★★ Exceptionnel. ★★★★ Très Bon. ★★★ Bon.
★★ Moyen. ★ Sans intérêt. 0 Nul.
½ [ Entre-deux-cotes ]

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