RÉSUMÉ SUCCINCT. Amoureux de Diane comme au premier jour, Alain traverse la cinquantaine sans crise. Même le départ des enfants, il l’a bien vécu. Diane moins.… Cette période, elle l’entame avec la sensation qu’elle pourrait mourir d’ennui ou d’angoisse.
Un nouveau rapport thérapeutique.
BREFS APERÇUS < Rien de nouveau dans la filmographie de Philippe Lefebvre, mais sans doute son films le plus abouti grâce surtout à la présence de Karin Viard, qui se démène pour que ne rien casse; < Un film qui confirme une fois de plus que Franck Dubosc est beaucoup plus crédible lorsqu’il endosse des personnages dramatiques. < La chimie opère admirablement entre les deux vedettes adulées par le public français pour des raisons opposées.
[ ÉC ] Cote : ★★ ½
FICHE TECHNIQUE PARTIELLE
Réalisation Philippe Lefebvre
Genre(s) Comédie dramatique Origine(s) France / Belgique Année : 2023 – Durée : 1 h 36 min Langue(s) V.o. : français Nouveau départ
RÉSUMÉ SUCCINCT. Ethel navigue entre mémoire et réalité lors de ses pérégrinations.
Sonder l’irréel.
BREFS APERÇUS < Pour suivre le travail du cinéaste manitobain vivant à Montréal à la fois dans son dernier long métrage et au même programme dans son dernier court récemment primé; < Pour apprécier les modifications dans les images et le montage, reflets de la vision de plus en plus nébuleuse de la protagoniste; < Pour constater que la talentueuse Marie Brassard continue d’œuvrer avec bonheur dans les projets de cinéastes indépendants.
[ LC ] Cote : ★★★
FICHE TECHNIQUE PARTIELLE
Réalisation Ryan McKenna
Genre(s) Drame expérimental Origine(s) Canada [Québec] Année : 2022 – Durée : 1 h 03 min Langue(s) V.o. : français, anglais; s.-t.f Late Night Walks
Ryan McKenna
Dist. [ Contact ] @ La Distributrice de films [ Pacific Avenue Films ]
RÉSUMÉ SUCCINCT. Chronique de la vie dans la résidence de fonction de l’administrateur d’un camp d’extermination.
Le FILM de la semaine
CRITIQUE Luc Chaput
★★★★
Espaces
vital
et
mortel
Une dame, après avoir fermé la porte de sa chambre, inspecte le manteau de fourrure qu’elle vient de recevoir. Elle le porte et en admire l’effet dans son miroir. Elle a donné à ses employées de maison le choix entre d’autres vêtements intimes.
Ces séquences se déroulent comme la plupart de ce long métrage dans la chic résidence principale du couple Rudolf et Hedwig Höss et de leur cinq enfants. Rudolf est le commandant du camp de concentration d’Auschwitz en Silésie, situé dans une zone d’intérêt (Interessengebiet) d’où le titre du roman et du film de Jonathan Glazer.
Avancer tout droit comme si l’ailleurs insoutenable n’existait pas.
Le cinéaste britannique a adapté le roman éponyme beaucoup plus satirique de son compatriote Martin Amis en redonnant les noms véritables aux personnages. Il accentue ainsi le côté documentaire de l’entreprise tourné d’ailleurs dans la même région en Pologne en langue allemande. Le dispositif à dix caméras employant la lumière ambiante, dans la cinématographie de Lukasz Zal (Ida), a ainsi facilité l’improvisation des acteurs dans certaines circonstances. La vie quotidienne se déroule calmement dans cet endroit qu’Ingrid qualifie à sa mère venue en visite d’Allemagne de paradis. Seul les hauts murs autour de la propriété et les cheminées et autres édifices contigus établissent entre ces espaces de vie et de mort des points de rencontres visuels.
La vie quotidienne se déroule calmement dans cet endroit qu’Ingrid qualifie à sa mère venue en visite d’Allemagne de paradis.
La bande-son très travaillée par Johnnie Burn avec ses cris, ses tirs, ses bruits de fond plus ou moins incongrus, agit en contrepoint dérangeant avec cette représentation de la vie quasi anodine d’un administrateur zélé des basses œuvres d’un régime éminemment raciste. De même, l’équipée nocturne d’une jeune fille effectuant une simple action de résistance agit en dissonance avec les contes que Rudolf lit le soir à ses enfants.
Christian Friedel, dans le rôle de Höss, apporte une grande rigueur à cette personnification souvent glaciale. Sandra Hüller est plus expansive dans celui de son épouse, ferme soutien de son mari. Les autres interprètes, y compris les figurants, sont au diapason dans cette représentation clinique de la banalité du mal qui égale dans sa froide grandeur la plongée dans l’horreur qu’avait livrée, il y a peu d’années, Le fils de Saul (Saul Fia) du Hongrois László Nemes.
FICHE TECHNIQUE PARTIELLE
Réalisation Jonathan Glazer
Scénario Jonathan Glazer. D’après le roman éponyme de Martin Amis Direction photo Lukasz Zal Montage Paul Watts Musique Mica Levi
Jonathan Glazer
Genre(s) Drame Origine(s) États-Unis / Pologne Grande-Bretagne Année : 2023 – Durée : 1 h 45 min Langue(s) V.o. : allemand; s.-t.a. ou s.-t.f. La zone d’intérêt
Der interessierende Bereich