RÉSUMÉ SUCCINCT Un mercenaire doit retrouver une cible à bord d’un avion, mais il doit la protéger lorsqu’ils sont entourés de gens qui essaient de les tuer tous les deux.
S A N S COMMENTAIRES
FICHE TECHNIQUE PARTIELLE Réalisation James Madigan
Genre(s) Action Origine(s) États-Unis Grande-Bretagne Année : 2024 – Durée : 1 h 42 min Langue(s) V.o. : anglais & Version française Combattre ou fuir
James Madigan
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RÉSUMÉ SUCCINCT Enquête personnelle sur des tragédies familiales.
CRITIQUE Luc Chaput
★★★ ½
Les récifs de la mémoire
Un garçon se retrouve, après une existence sur les mers, hébergé dans une région montagneuse par une famille aimante.
La réalisatrice Virginia Tangvald entreprend un périple au long cours. Elle remonte l’histoire de ses proches pour en ausculter les drames. Peter Tangvald était un navigateur norvégien de la génération Ulysse qui, après la Seconde Guerre mondiale, entreprirent et réussirent des voyages qualifiés de téméraires sur des voiliers avec peu ou pas d’aides à la navigation.
Peter devint célèbre aussi pour ses reportages et ses deux livres sur ses aventures maritimes et ses séjours dans de nombreux lieux alors plus exotiques. Virginia est la dernière et seule survivante de ses enfants, amenée très jeune par sa mère au loin au Canada. Retrouvant des documents photographiques, lettres et autres artefacts, elle décide de refaire l’histoire de sa famille recomposée et même décomposée.
À force d’avancer.
La cinématographie de Glauco Bermudez et Etienne Roussy oppose les nombreux plans panoramiques sur une mer agitée ou non avec des rencontres avec de nombreux amis, collègues, parents de ce père et de son demi-frère aîné Thomas qu’elle chérit encore plus au-delà de l’horizon de l’existence. Ces échanges intimes filmés en plans plus rapprochés apportent des nombreux coups de boutoir qui l’obligent à refaire le cap à plusieurs reprises.
Portrait complexe et dérangeant d’une génération qui cherchait, dans l’attrait du lointain, une forme risquée de liberté individuelle, ce long métrage, par ses nombreuses escales nécessaires, rend compte du poids des héritages et peut être prolongé d’une autre manière par l’autofiction du même titre publiée à l’automne en France.
La cinématographie de Glauco Bermudez et Etienne Roussy oppose les nombreux plans panoramiques sur une mer agitée ou non avec des rencontres avec de nombreux amis, collègues, parents de ce père et de son demi-frère aîné Thomas qu’elle chérit encore plus au-delà de l’horizon de l’existence. Ces échanges intimes filmés en plans plus rapprochés apportent des nombreux coups de boutoir qui l’obligent à refaire le cap à plusieurs reprises.
FICHE TECHNIQUE PARTIELLE Réalisation Virginia Tangvald
Scénario : Virginia Tangvald. Direction photo : Glauco Bermudez, Etienne Roussy. Montage : Elric Robichon. Musique : Rémi Boubal.
Genre(s) Documentaire biographique Origine(s) Canada / France Année : 2024 – Durée : 1 h 37 min Langue(s) V.o. : français; s.-t.a. Ghosts of the Sea
RÉSUMÉ SUCCINCT Chine début des années 2000. Qiaoqiao et Bin vivent une histoire d’amour passionnée mais fragile. Quand Bin disparaît pour tenter sa chance dans une autre province, Qiaoqiao décide de partir à sa recherche.
LE film
de la semaine
CRITIQUE Élie Castiel
★★★★
Au gré
du vent
Ce retour au long métrage après une légère pause consacrée aux courts sujets souligne l’hybridité du nouveau film du Chinois Jia Zhang-ke, pris entre l’authenticité du documentaire et l’invention de la fiction. Une histoire d’amours non résolues puisque incompatibles, côté récit, et une vision d’un pays capté à l’aube d’un XXIe siècle qui débute à peine, pris en charge par les caméras-témoins d’Éric Gautier et Nelson Lik Wai-Yu, surprenantes, analysant les recoins et splendeurs du pays du soleil levant qui se redessine, emboîtant les pas d’un Occident qui, lui aussi, cherche à se redéfinir, sans doute déjà nostalgique du siècle qui vient de s’achever.
Une sorte d’odyssée vaguement expérimentale, sentimentale, cherchant sa voie et ses voix à chaque séquence illustrée avec la plus grande détermination, mais de temps en temps, s’avouant vaincue, au gré du vent et des rencontres. L’objectif de la caméra, soigneusement, sans vraiment le vouloir, par un hasard des plus turbulents, évoque celle de certains films de la vague mondo italienne des années 60, ceux, pas nombreux, qui sont restés dans notre mémoire, et pas chez tous, faut-il le souligner.
Comme si le quotidien ne signifiait plus rien.
Les feux sauvages ou si vous préférez, Caught by the Tides est un film généreux, superbement réalisé, soulevant une vague de reflexes critiques autant chez le cinéphile que chez les experts de la profession. Il en résulte une œuvre magnifiquement hétéroclite faite de plusieurs facteurs cinématographiques qui redéfinissent en quelque sorte autant le plan que l’acte souvent impartial de la mise en scène.
[ … ] seule la course de l’héroïne principale s’en allant vers un horizon incertain, se joignant à un groupe composé sans doute d’âmes errantes, annonce avec amertume les années à venir. Seule compte l’espérance que nous ne pouvons jamais altérer.
Car au bout du compte, le cinéaste joue avec la forme, ne cesse de se poser des questions au gré du tournage, dont les archives dates d’une vingtaine d’années. Le futur barrage des Trois Gorges demeure, dans ce sens, un des éléments clé du film – L’Histoire se raconte d’elle-même, la fiction ne peut plus répondre, mais dans le même temps, le cinéaste l’intègre du mieux qu’il peut pour que dans la dernière partie du film, d’une vive émotion, montrant ces amours du début, entamées dans la plus pure tradition (presque) du mélodrame, montre des personnages qui ont pris de l’âge, deux âmes qui se sont tout de même aimées autrefois, mais qui pris dans la tourmente du nouveau siècle, au début d’un quasi premier quart atteint, voit en quelque sorte le possible effondrement des nouveaux rapports effectifs.
Jian Zhang-ke ne donne aucun point de vue sur la question, seule la course de l’héroïne principale s’en allant vers un horizon incertain, se joignant à un groupe composé sans doute d’âmes errantes, annonce avec amertume les années à venir. Seule compte l’espérance que nous ne pouvons jamais altérer.
FICHE TECHNIQUE PARTIELLE Réalisation Kia Zhang-ke
Scénario : Jia Zhang-ke, Jiahuan Wan. Direction photo : Éric Gautier, Nelson Lik-Wai Yu. Montage : Yang Chao, Mathieu Laclau, Lin Xudong. Musique : Lim Giong.
Genre(s) Chronique Origine(s) Chine Année : 2024 – Durée : 1 h 51 min Langue(s) V.o. : chinois; s.-t.a. / s.-t.f. Caught by the Tides
Feng Liu Yi Dai