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Les voyages de Tereza

P R I M E U R
Sortie
Vendredi 10 avril 2026

RÉSUMÉ SUCCINCT
Tereza a vécu toute sa vie dans une petite ville industrielle d’Amazonie. Le jour venu, elle reçoit l’ordre officiel du gouvernement de s’installer dans une colonie isolée pour personnes âgées, où elles sont amenées à « profiter » de leurs dernières années. Tereza refuse ce destin imposé.

Le FILM
de la semaine

ANGLE
| CRITIQUE |

Élie Castiel

★★★★

 

De Gabriel Mascaro, nous avons été séduit par Divino Amor (2019) présenté, du moins ici, directement en VOD (plus utilisé que Vidéo à la demande).

 

Le bateau ivre

 

Le fantasme religieux du premier film cité laisse place dans Les voyages de Tereza à une dystopie qui, soit dit en passant, semble s’établir un peu partout si l’on suit l’actualité politique de près. Ici, la mise en scène se construit à partir du personnage principal, Tereza, 77 ans, toujours solide, indépendante, d’une imagination débordante et prête à confronter autant d’obstacles que des individus indésirables. En plus d’avoir une pensée magique.

Pour incarner cette héroïne des temps nouveaux, une Denise Weinberg solide, impeccable, vouant à la caméra de Guillermo Garza (une trentaine de films à son actif), une sorte d’affinité intime qui la situe dans un lieu à part.

Mener sa barque à bont port.

Qui se transforme au contact de ces marginaux de la vie qu’elle rencontre au cours de son odyssée. Comme le personnage de Cadu (brillant Rodrigo Santoro aux jeux multiples) et Roberta, une nonne assez spéciale que Miriam Socarras campe avec un mélange d’assurance mystique et de camp queer.

Effectivement, deux femmes queer qui se rencontrent dans le plus inusité des hasards et qui communiquent avec le seul attrait, celui de l’harmonie dans l’entente, qui semble avoir été oubliée par leurs semblables, les dits ‘humains’. Et puis, cet étrange escargot bleuté qui apparaît à trois reprises comme s’il devait confirmer le pouvoir infini de la mythologie amazonienne. Nous n’en dirons pas plus. Puisque c’est aussi un des thèmes du film qui soulève quelques questions d’ordre ethnologique.

Un film pur face à une société plutôt abjecte, altérée. Et dans ce bateau de la « nouvelle chance » conduit par Tereza, une note d’espoir qui la conduit vers un ailleurs incertain, mais sans doute imprégné de promesses.

Un film sur l’abject traitement, aujourd’hui, des personnes du troisième âge. En leur imposant une image où l’infantilisation de leur pensée et gestes se résume en quelques mots, c’est à cela que Gabriel Mascaro répond, conscient que la société a atteint un niveau de profonde deshumanisation. Dans le film, les âgé(es) devront désormais vivre à La Colonie, où, apparemment ils vivront dans le bonheur leurs dernières années de vie.

Un film pur face à une société plutôt abjecte, altérée. Et dans ce bateau de la « nouvelle chance » conduit par Tereza, une note d’espoir qui la conduit vers un ailleurs incertain, mais sans doute imprégné de promesses.

FICHE TECHNIQUE PARTIELLE
Réalisation
Gabriel Mascaro

Scénario : Gabriel Mascaro, Tibério Azul, avec la collaboration de Murillo Hauser et Eitor Lorega. Direction photo : Guillermo Garza. Montage : Omar Gúzman, Sébastián Sepúlveda. Musique : Memo Guerra.

Genre(s)
Drame dystopique
Origine(s)
Brésil / Mexique
Pays-Bas / Chili
Année : 2025 – Durée : 1 h 25 min
Langue(s)
V.o. : portugais, s.-t.a. ou s.-t.f.
O Último Azul
The Blue Trail

Gabriel Mascaro

Dist.
Enchanté Films
Contact/Prod.
[ FilmsweLike ]

Diffusion
Cinéma-Cinéma
[ @ du Musée]
Cinémathèque québécoise

Classement
Visa GÉNÉRAL

ÉTOILES FILANTES
★★★★★ Exceptionnel. ★★★★ Très Bon. ★★★ Bon.
★★ Moyen. Sans intérêt. 0 Nul.
½ [ Entre-deux-cotes ]

Lorne

P R I M E U R
Sortie
Mercredi 15 avril 2026

RÉSUMÉ SUCCINCT
Portrait de Lorne Michaels, créateur du Saturday Night Live.

SANS
| COMMENTAIRES |

FICHE TECHNIQUE PARTIELLE
Réalisation
Morgan Neville

Genre(s)
Documentaire
Origine(s)
États-Unis
Année : 2026 – Durée : 1 h 41 min
Langue(s)
V.o. : anglais
Lorne

Morgan Neville

Dist.
Universal Pictures
Contact/Prod.
[ Focus Features ]

Diffusion
Cineplex

Classement
Visa GÉNÉRAL
[ Déconseillé aux jeunes enfants ]

Mon amour, c’est pour le restant de mes jours

P R I M E U R
Sortie
Vendredi 10 avril 2026

RÉSUMÉ SUCCINCT
Portrait d’un cinéaste par sa conjointe et collaboratrice.

 

ANGLE
| CRITIQUE |

Luc Chaput

★★★ ½

 

 

Un homme sort le matin de l’abri d’une petite embarcation sur un lac et une femme lui offre quelque chose à manger.

Film d’ouverture au dernier Festival international des films sur l’art, ce long métrage reconfigure en partie le portrait d’artiste puisque la conjointe du sujet en est la réalisatrice, cameraman et intervieweuse dans cette exploration de la vie et de l’œuvre de son amoureux encore plus connu qu’elle et ce depuis longtemps.

 

Regards intimes

 

André-Line Beauparlant, par ailleurs, directrice artistique reconnue, a réalisé des films sur sa famille (Pinocchio) comme le démontre les premiers extraits en ouverture. Il était donc possible sinon probable que cet autre membre important de son entourage devienne le protagoniste d’un autre projet dans lesquels sont toujours examinés les traumatismes de l‘enfance et le mal-être.

D’amour, de tendresse et de complicité.

La construction sur la durée avec ses hésitations, ses remises en doute puis en marche, laisse une bonne place aux commentaires de la cinéaste dans un ton très personnel. Les échanges avec Robert Morin, à la fois dans leur résidence dans la forêt boréale ou à l’extérieur au fil des saisons, sont complétés par de nombreux extraits d’objets filmiques de l’auteur de Windigo et de Requiem pour un beau sans-cœur.

Le montage de Stéphane Lafleur relie ainsi avec doigté les aveux soutirés avec tendresse et les séquences plus dures de films qui dérangent par leur crudité ou leurs changements de tons. La préparation répétée des captations d’images et de constitutions d’éléments de décors pour le Festin boréal devient la trame sur laquelle s’échafaude ce portrait au long cours.

Les échanges avec Robert Morin, à la fois dans leur résidence dans la forêt boréale ou à l’extérieur au fil des saisons, sont complétés par de nombreux extraits d’objets filmiques de l’auteur de Windigo et de Requiem pour un beau sans-cœur.

Ce film de couple différent, permettra à plusieurs, peut-on l’espérer, de servir d’introduction à la vidéographie (La Réception) et filmographie de cette homme-caméra si souvent en mouvement qui reconfigure encore les codes du documentaire et de la fiction.

FICHE TECHNIQUE PARTIELLE
Réalisation
André-Line Beauparlant

Scénario : André-Line Beauparlant. Direction photo : André-Line Beauparlant. Montage : Stéphane Lafleur. Musique : Mathieu Charbonneau.

Genre(s)
Documentaire biographique
Origine(s)
Canada [Québec]
Année : 2026 – Durée : 1 h 36 min
Langue(s)
V.o. : français, anglais; s.-t.a.
Mon amour, c’est pour le restant de mes jours
My Love, It is for the Rest of My Days

André-Line Beauparlant

Dist.
Maison 4 :3
Contact/Prod.
[ Coop Vidéo ]

Diffusion
Cinéma-Cinéma
[ @ Beaubien ]
Cinémathèque québécoise

Classement
Visa GÉNÉRAL

ÉTOILES FILANTES
★★★★★ Exceptionnel. ★★★★ Très Bon. ★★★ Bon.
★★ Moyen. Sans intérêt. 0 Nul.
½ [ Entre-deux-cotes ]

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