Sheep in the Box

P R I M E U R
Sortie
Vendredi 31 juillet 2026

RÉSUMÉ SUCCINCT
L’arrivée d’un robot-enfant bouleverse la vie d’un couple.

ANGLE
| CRITIQUE |

texte : Luc Chaput

★★★

 

Dans une menuiserie nippone, Aiko, vieil employé, coupe des morceaux de bois. Il fait sentir au fils de son patron diverses essences et lui en signale la complexité avant de déclarer que les arbres continuent à vivre après leur mort.

 

La veine du bois

 

À Kamakura, au sud-ouest de Tokyo, l’espace urbain empiète de plus en plus sur la forêt. Une architecte propose de construire une maison moderne au sommet d’une butte déboisée. Otone et Kensuke ont perdu leur fils Kakeru, tué par un chauffard il y a deux ans. Ils reçoivent l’offre d’une compagnie de robotique qu’ils accueillent avec circonspection. L‘arrivée du clone-robot de leur enfant chéri de 7 ans génère des tensions dans ce couple à prime abord désassorti. L’architecte est occupée à concilier propositions audacieuses et goûts changeants des clients alors que son mari dirige une petite entreprise de menuiserie-charpenterie.

Le scénario du cinéaste explore les réactions de l’entourage face à cette nouvelle version du fiston. Tout au long du film, le temps ensoleillé ou à peine nuageux nimbe d’une douce lumière ces pérégrinations captée par Ryūto Kondō, le directeur photo également de Monster.

Une famille tout à fait normale.

La mise en scène précise de Kore-eda intègre des images de disparitions d’enfants. La visite médicale de reconfiguration apporte un indice que le scénario laisse en plan. Comme dans son chef d’œuvre Shoplifters (Manbiki kazoku), le réalisateur dévoile la constitution de nouveaux liens familiaux et les tensions que cela crée dans la parentèle.

Œuvre mineure de ce cinéaste, ce long métrage de science-fiction prochaine rejoint par certains aspects thématiques la vision d’un monde dans lequel l’humain fait partie de la nature que les films du studio Ghibli ont portée à un si haut niveau.

Un humour léger tempère les épisodes de deuil. Les différences physiques et de parcours des deux acteurs principaux, Daigo Yamamoto étant un comique télévisuel et Ayase Haruka une actrice et chanteuse, permettent d’offrir d’autres bases à cette relation triangulaire avec Kakeru 2, interprété avec une grande justesse par Rimu Kuwaki.

Œuvre mineure de ce cinéaste, ce long métrage de science-fiction prochaine rejoint par certains aspects thématiques la vision d’un monde dans lequel l’humain fait partie de la nature que les films du studio Ghibli ont portée à un si haut niveau.

FICHE TECHNIQUE PARTIELLE
Réalisation
Hirokazu Kore-eda

Scénario : Hirokozu Kore-eda. Direction photo : Ryûto Kondô. Montage : Hirokazu Kore-eda. Musique : Yûta Bandoh.

Genre(s)
Drame de science-fiction
Origine(s)
Japon
Année : 2026 – Durée : 2 h 07 min
Langue(s)
V.o. : japonais; s.-t.a.
Hako No Naka No Hitsuji

Distributeur
Entract Films

Contact info.
[ Elevation Pictures ]

Hirokazu Kore-eda
Crédit : IMDb

Diffusion
Cineplex

Classement
Visa GÉNÉRAL

ÉTOILES FILANTES
★★★★★ Exceptionnel. ★★★★ Très Bon. ★★★ Bon.
★★ Moyen. ★ Sans intérêt. 0 Nul.
½ [ Entre-deux-cotes ]