Fantasia 2022
… V

ÉVÉNEMENT.
[ Festival ]

texte
Élie Castiel

Regards

en

fin

de

parcours

Le présentiel nous a ravi, gardant notre cap avec plus de ravissement face au cinéma de genre, parce que sur grand écran, comme il se doit. Et en plus, sentir le pouls et les ruminations canines et surtout félines de l’assistance. Côté présentation et Q&R (Q&A comme il est communément permis de dire)… [le] français… connais pas! Ça se déroule en anglais alors que l’assistance et majoritairement francophone – la traduction, même si ce n’est pas du « mot-à-mot », ça sert quand même à quelque chose. Aucun souci, personne ne se plaint, sauf ceux et celles (peu nombreux) qui savent encore que nous sommes au Québec et que les institutions québécoises subventionnent l’événement. On verra bien pour l’an prochain!

Megalomaniac   

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Fantasia 2022
… IV

ÉVÉNEMENT.
[ Festival ]

texte
Luc Chaput

 

Les documentaires

En Europe de l’Est au début des années 90, un quadragénaire américain barbu, mal habillé, arrive à une usine de fabrication de distributeurs individuels en plastique de bonbons Pez. Il est reçu à bras ouverts. Des employés lui donnent même des articles refusés par la direction de la compagnie américaine qui est une entité juridique complètement différente de l’européenne. Revenu aux États-Unis, Steve Glew réussit à passer aux douanes tous ces distributeurs car la compagnie américaine ne s’est pas inscrite dans ce registre de commerce international.

The Pez Outlaw

Comme le souligne le titre de la section, les documentaires présentés à Fantasia sont sur des sujets dans la marge ou sont animés d’un esprit différent. The Pez Outlaw du couple Amy Bandlien Storkel and Bryan Storkel narre ainsi l’histoire quasi inconnue et plutôt invraisemblable de ce mécanicien d’usine au Michigan qui trouva sa voie dans l’univers des collectionneurs. Il réussit ainsi pendant un certain temps à subvenir amplement aux besoins de sa famille. La réalisation emploie les artifices du film d’espionnage pour ramener le spectateur dans l’époque de l’après-guerre froide par le biais de reconstitutions habituellement ludiques. Steve Glew a d’ailleurs remporté le prix de l’acteur dans un documentaire au festival SXSW, ce qui est déjà un exploit incongru. L’histoire d’amour entre Steve et Kathy sert de colonne vertébrale à ce portrait d’une communauté de passionnés qui connaissent pour plusieurs leur heure de gloire dans ce long métrage qui ausculte les soubassements de cette activité lucrative pouvant devenir obsessionnelle.Suite

Le Québec doit produire les films qu’il aime

TRIBUNE
LIBRE.

texte
Sylvio Le Blanc

Les ministres de la culture du Canada se sont rencontrés à Terre-Neuve la semaine dernière. Il aurait été bien que la ministre québécoise Nathalie Roy rappelle à son homologue fédéral, Pablo Rodriguez, que la compétence législative exclusive sur la plupart des questions culturelles appartient aux législatures provinciales[1].

Le pauvre Pierre Falardeau passait proche de faire une crise d’apoplexie à chaque fois qu’il faisait une demande de subvention à Téléfilm Canada. On le comprend, lui qui était un indépendantiste pur et dur. Souvenons-nous que la société d’État avait refusé à cinq reprises de subventionner son film 15 février 1839, avant de finalement accepter[2]. Quelqu’un a-t-il pensé présenter le cas aux Records Guinness ?

Le gouvernement caquiste devrait modifier les statuts de la Société de développement des entreprises culturelles du Québec (SODEC). Il devrait être interdit aux producteurs de films qui obtiennent son soutien financier d’en obtenir un en même temps du fédéral. Point à la ligne.

Luc Picard dans 15 février 1839

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