Cinéma et doublage >
Le cas « The French Dispatch »

TRIBUNE LIBRE.

texte
Sylvio Le Blanc

   Je suis allé voir le film The French Dispatch – titre curieusement traduit au Québec en French Dispatch du Liberty, Kansas Evening Sun, dont personne ne se souviendra – dans sa version doublée en France. Les merveilleuses voix françaises donnent une plus-value artistique au film original de Wes Anderson.

Certes, les personnages anglo-saxons se mettent tous à parler français, mais ceux qui auraient dû normalement parler cette langue dans la version originale (Timothée Chalamet et Léa Seydoux, notamment) et non l’anglais – l’action se situant quand même en France –, se retrouvent en revanche dans la version doublée à parler leur langue maternelle. Incongruités pour incongruités, je préfère celles générées par la version doublée, car, libérés que nous sommes de l’obligation de lire les sous-titres (qui doivent être interminables, vue l’ampleur du texte parlé), elle nous permet d’apprécier pleinement le jeu multiple des comédiens, la beauté des images – tantôt en couleurs, tantôt en noir et blanc –, des décors et des costumes, sans oublier la virtuosité du montage. Ce qui aurait été désastreux, par contre, c’est que le doublage se fasse au Québec.Suite

Autour du TIFF 2021.
Deuxième partie

ÉVÉNEMENT
[ Toronto International
Film Festival ]

texte
Pierre Pageau

   Il faut d’abord faire un premier constat, qui n’est malheureusement pas nouveau : le cinéma italien contemporain n’existe, en grande partie, que grâce aux coproductions, en particulier avec la France. C’est le cas pour Silent Land, de la réalisatrice polonaise Agniezka Zulewska et pour The Story of My Wife de la Hongroise Ildiko Enyedi. Nous sommes en présence de deux réalisatrices de métier mais qui, pour pouvoir faire leur film, doivent s’arrimer à un système, très européen (Euro-Images) d’aide à la production.  Soyons très précis : ce système n’est pas nouveau.  Le tout démarre avec des coproductions franco-italiennes, entre 1946 et 1966 ; elles furent un modèle, et une préfiguration, du « cinéma européen ».  Entre 1946 et 1966, presque tous les grands cinéastes italiens y ont recours. À compter de 1989 Euro-Images va prendre la relève. Nos deux premiers films s’inscrivent dans ce modèle de production.

Où va le cinéma

italien contemporain ?

Suite

Semaine
du Vendredi 05 au Jeudi 11 novembre 2021

A V I S
Seuls sont considérés les films projetés en salle tous
les jours de la semaine, au minimum une fois par jour.
Les critiques des films visionnés en Projection de presse ou
En ligne paraissent, au plus tard, au cours du jour de sortie.
Celles pour ceux non-visionnés avant le jour de sortie
sont publiées au fur et à mesure que les films sont vus.
Certains films pourraient sortir, plus tard, au cours de la semaine.
Certaines bandes-annonces de films étrangers ne sont pas sous-titrées.

S O M M A I R E
Semaine 45.
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SÉLECTION
CRITIQUES.

En zone dangereuse, prise sur le vif ou mise en scène?

Coup de ❤️
de la semaine.

FRANCE
Bruno Dumont

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