My Zoe

P R I M E U R
[ En salle ]
Sortie
Vendredi 22 octobre 2021

SUCCINCTEMENT.
Une généticienne prend les grands moyens pour retrouve sa fille.

CRITIQUE.

★★★

texte
Luc Chaput

La vie quoiqu’il en coûte

   Dans un hôpital, un couple discute de manière acerbe dans une pièce très vitrée. Leur fille Zoé est gravement malade et ils se renvoient la responsabilité de son état.

L’actrice française Julie Delpy, devenue célèbre pour la trilogie Before… de Richard Linklater, est maintenant une réalisatrice de films et de séries reconnue spécialement aux États-Unis où elle réside. Son dernier long métrage, présenté au TIFF en 2019, sort finalement. Elle l’a aussi écrit et construit en trois actes séparés par des plans noirs et  elle en est l’interprète principale. Isabelle, généticienne vit à Berlin et a la garde partagée conflictuelle de Zoé avec son ex-mari James.

Isabelle entretient une relation fusionnelle avec sa file de huit ans à laquelle Sophia Ally apporte une naturelle luminosité intérieure.  Aucune musique n’accompagne les scènes de ce film dont la bande son très travaillée évolue en accord avec les éléments du drame.

Une relation mère-fille fusionnelle.

Un matin, Zoé est retrouvée inconsciente dans son lit par sa mère et est rapidement transportée dans un hôpital où son très grave état est diagnostiqué. La cinématographie de Stéphane Fontaine devient alors plus froide soulignant toutefois la blancheur et la clarté des lieux. Des échanges avec les médecins sur les procédures à suivre et  la visite de la mère d’Isabelle illustrent avec précision l’accompagnement habituel de ce cas hyper-traumatisant d’un enfant gravement atteint. Ce deuxième acte, médical en son essence, est deux fois plus long que le premier, heureux, mais de même longueur que le troisième dans lequel la science-fiction prend son envol.

Les considérations éthiques y sont rapidement traitées et les aspects techniques du clonage sont quelque peu expliqués au cours de ce segment dans lequel Daniel Brühl (2 Days in Paris), interprète du gynécologue Thomas Fischer, amène un soutien sérieux que confirme son statut de producteur.  Gemma Arterton, dans un emploi trop court comme Laura épouse de Fischer, contribue une écoute attentive à cette mère éplorée et têtue qui veut retrouver une Zoé renouvelée mais identique. Le projet cinématographique dans laquelle Julie Delpy s’est tant investi débouche donc dans une avenue trop fantastique.

Le projet cinématographique dans laquelle Julie Delpy s’est tant investi débouche… dans une avenue trop fantastique.

FICHE TECHNIQUE PARTIELLE
Réalisation
Julie Delpy

Scénario
Julie Delpy

Direction photo
Stéphane Fontaine

Montage
Isabelle Revinck

Genre(s)
Drame

Origine(s)
Grande-Bretagne / Allemagne

France / États-Unis

Année : 2019 – Durée : 1 h 42 min

Langue(s)
V.o. : anglais, français ; s.-t.f.
Ma Zoé

Dist. [ Contact ]
TVA Films

Classement
Visa Général

Diffusion @
Cinéma Beaubien
Cineplex

[ Salles VIP : Interdit aux moins de 18 ans ]

ÉTOILES FILANTES
★★★★★ Exceptionnel. ★★★★ Très Bon. ★★★ Bon.
★★ Moyen. ★ Mauvais. 0 Nul.
½ [ Entre-deux-cotes ]

Ron’s Gone Wrong

P R I M E U R
[ En salle ]
Sortie
Vendredi 22 octobre 2021

SUCCINCTEMENT.
L’histoire de Barney, un collégien tout ce qu’il y a de plus normal, et de Ron, une prouesse technologique connectée capable de marcher et de parler, et conçue pour être son meilleur am.

SANS 
COMMENTAIRES.

FICHE TECHNIQUE PARTIELLE
Réalisation
Sarah Smith
Jean-Philippe Vine

Genre(s)
Animation

Origine(s)
États-Unis

Grande-Bretagne
Canada

Année : 2021 – Durée : 1 h 47 min

Langue(s)
V.o. : anglais / Version française

Ron ne va plus

Dist. [ Contact ]
Buena Vista Canada

Classement
Visa Général

Diffusion @
Cineplex

[ Salles VIP : Interdit aux moins de 18 ans ]

 

The Electrical Life of Louis Wain

P R I M E U R
[ En salle ]
Sortie
Vendredi 22 octobre 2021

SUCCINCTEMENT.
Le parcours du peintre anglais Louis Wain, connu pour ses représentations de chats notamment anthropomorphes avec de grands yeux.

Le Film
de la semaine.

CRITIQUE.

★★★ ½

texte
Élie Castiel

Caresses subtilement félines

   Un préambule au métier de critique s’impose : faut-il écrire autant pour que les lecteurs se fassent une idée de tel ou tel film ou de tel ou tel spectacle. La quantité de mots dans un texte est-elle garante du pouvoir de conviction émanant de l’auteur ? Et puis, le critique ne tient pas vraiment à convaincre, mais expose simplement son point de vue en utilisant, dans la mesure du possible, des codes cinématographiques acquis depuis de nombreuses années.

Quelle sensation procure donc chez le critique le premier long métrage solo de Will Sharpe ? Ne passons pas par quatre chemins ; une sorte de frénésie pour la composition de l’image en harmonie avec l’inusité travail de dessinateur de l’artiste en question, Louis Wain. Des chats humanisés, métaphores du comportement des individus. Mais plus que tout, la mise en œuvre d’une critique social par le biais de la bonhomie, des couleurs apaisantes et de quelque chose qui relève de la pensée positive. Et pourtant, ces chats embellis ne composent pas la principale portée du film. C’est l’artiste qui intéresse le jeune cinéaste.

On croit alors au succès de ce dessinateur parfois bipolaire, mais toujours atteint d’une envie de vivre qui ne trompe pas. Dans le titre original, le qualificatif « electrical » n’est pas hasardeux, mais relève plutôt de ce soudain intérêt de Wain pour la science. Il l’explique de façon concluante.

Une liaison amoureuse radieuse comme la nature.

Il y a ensuite une histoire d’amour qui s’établit entre lui et la parfaite âme-sœur (la gouvernante de ses sœurs) qui, tragiquement… Les aléas de la vie le conduisent dans une institution pour malades mentaux, vu son état. Aujourd’hui, cela semblerait impensable. Mais bon.

Benedict Cumberbatch est sans aucun doute l’un des plus brillants interprètes de sa génération, multiplie les registres, s’emploie à naviguer dans les différents accents, mais plus que tout, s’investit dans les personnages qu’il incarne.

Entre la folie et la détermination du créateur et la vie au quotidien, un débalancement psychologique, social, individuel, ce dernier le plus important puisqu’il doit en composer quotidiennement.

Un jeune réalisateur, la mi-trentaine, déjà pourvu d’une approche humaniste en même temps que ludique du cinéma.

Toby Jones, ce merveilleux acteur britannique aux très nombreux portraits sociaux compose ici un mécène assez particulier. Le pouvoir qu’il exerce sur Louis Wain et le charisme que ce dernier impose sur lui se juxtaposent par quelque chose qui tient du miracle et qui, avec le temps, se solde en amitié. Les deux comédiens British arrivent remarquablement à consolider cette approche voulu par Will Sharpe. Un jeune réalisateur, la mi-trentaine, déjà pourvu d’une approche humaniste en même temps que ludique du cinéma.

Soulignons le travail remarquable de la comédienne Andrea Riseborough (Claire, la sœur aînée de la famille), d’une force de la nature irrévocable, mais en même temps prête à tout pour protéger le noyau familial.

Un premier long métrage marqué du sceau de l’originalité. Une proposition expressive.

FICHE TECHNIQUE PARTIELLE
Réalisation
Will Sharpe

Scénario
Simon Stephenson
Will Sharpe

Direction photo
Erik Wilson

Montage
Salina Macartur

Musique
Arthur Sharpe

Will Sharrpe

Genre(s)
Drame biographique

Origine(s)
Grande-Bretagne

Année : 2021 – Durée : 1 h 51 min

Langue(s)
V.o. : anglais ; s.-t.f. / Version française

La vie extraordinaire de Louis Wain

Dist. [ Contact ] @
MK2 | Mile End

Classement
Visa Général

Diffusion @
Cinéma Beaubien
Cineplex

[ Salles VIP : Interdit aux moins de 18 ans ]

ÉTOILES FILANTES
★★★★★ Exceptionnel. ★★★★ Très Bon. ★★★ Bon.
★★ Moyen. ★ Mauvais. 0 Nul.
½ [ Entre-deux-cotes ]

1 … 1 197 1 198 1 199 1 200 1 201 … 1 556