Ayibobo III:
Little Dollhouse on the Prairie

CRITIQUE.
[ Danse ]

★★★ ½

texte
Élie Castiel

Sexy

            Le troisième volet de cette série est le premier auquel nous assistons. Volage, dévergondé, candidement vulgaire, un humour camp qui ne dément jamais. Bref, une Bullshit magnifiquement spectaculaire, assumée, s’en foutant éperdument du qu’en-dira-t-on, en harmonie avec cette totale liberté de mouvements, de gestes, de sensualité accrocheuse.

Homosexuels, transsexuels et autres variations des nouvelles identités. Non pas imiter la femme, mais revendiquer sa féminité. Pour certaines, un spectacle suspicieux qui pourrait, pour certaines, être mal interprété. Sans doute en raison de la liberté qu’il se permet dans cet étrange dialogue avec la multiplicité des genres.

Aucun récit. Aucun thème choisi. RuPaul et Oprah Winfray sont convoqués. Les pièces musicales choisies invitent aux soirées Rave, un clin d’œil est envoyé à Grace Jones / version-La-vie-en-rose. Le Vogue madonnien est de rigueur.Suite

Adieu Monsieur Haffmann

[ SCÈNE ]

CRITIQUE.

★★★★

texte
Élie Castiel 

         La mise en scène aboutie de Denise Filiatrault, toujours aussi assurée, inventive, un brin classique et si intelligemment contrôlée est ici tenue sur un mince fil raide qu’elle manipule à sa guise, instinctivement, sans s’en rendre compte.

Un sujet toujours en or, des personnages conquis par le paradoxe de leurs contradictions. Pour la metteure en scène, des situations comme si ce temps récent de pandémie loufoque lui avait donné une assurance encore plus maîtrisée, de peur qu’un petite erreur fasse  chavirer cette fragile embarcation peuplée de personnages, du moins ordinaires, dans des situations extraordinaires.Suite

Winona

P R I M E U R
[ En ligne ]
Sortie
Lundi 13 septembre 2021

SUCCINCTEMENT.
Quatre jeunes femmes se retrouvent sur la plage d’une île grecque. Aucune n’est Winona. Un secret les lie.

| CRITIQUE.

★★★ ½

texte
Élie Castiel

Sirènes

            Quelque courts sujets et ce cinquième long métrage de fiction. De fiction, mais non linéaire, déconstruisant l’horizontalité du récit en lui attribuant une très proche correspondance entre les personnages et la caméra, celle, ici de Simos Sarketzis, prisonnier du terrain sablonneux d’un bord de mer serein, sans vagues, propice aux propos de ces quatre ondines qui, telles des sirènes devenues femmes, racontent ludiquement leurs expériences de vie, parlent de tout et de rien, transformant le dialogue en quelque chose de superficiel et qui, au fond, exprime des vérités, des mystères, élucide des parties de vie cachées, des choses qu’on ne dit pas, sur soi, sur les autres.Suite

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