Cinemania 2020 (ÉC-03)

MANIFESTATION
[ Festival de films de la francophonie
sous-titrés en anglais ]

un texte de
    Élie Castiel

Si j’ai commencé sur une note vaguement pessimiste (voir ici), force est de souligner qu’avec le temps, nous avons pu découvrir des univers hors du commun, certains connus ou encore interdits, des espaces qui osent s’aventurer dans des récits passionnants, intimes ou personnels, moraux ou au contraire libertins; une huitaine de films que nous avons décidé de vous présenter en guise de conclusion. Dû à leur originalité, leur écriture, force de caractère, souvent campés par des comédiennes et des comédiens imprégnés de leur art.

Et plus que tout, cette 26e édition de CINEMANIA nous aura permis de constater non seulement un nouveau logo scellant les temps nouveaux, mais plus que tout continuer à nous faire profiter de cette inaltérable soif de films qui ne cessent de nous hanter. Ces œuvres nous ont fait voyager dans le temps, nous faisant oublier une pandémie qui semble s’éterniser. Le « cinéma », territoire de tous les possibles, là où il est permis de croire, d’aimer et d’espérer.

Deux moi

Des histoires

           (ré)inventéesSuite

Le cri de ma mère

RECENSION
[ Récit ]

★★★★

un texte de
     Élie Castiel

Comme ce paridé qui pousse des cris stridents pour éviter qu’on l’agresse, afin qu’on lui laisse vivre en paix. Même comportement pour l’auteure du Cri de ma mère, où elle dévoile une partie de son vécu, entre 2014 et 2016. Fille du célèbre troubadour Félix Leclerc, mais c’est de sa mère, Gaëtane Morin, qu’elle parle surtout, de sa relation ambiguë qu’elle a eu avec elle et qui, à sa naissance, aurait tant souhaité que ce soit un garçon.

Le chant de la mésange

Le cri de la mère est ici une expérience sourde, muette, qu’on devine entre les branches, dans la pensée, dans le mutisme et surtout dans l’absence. Comme cette incursion que Nathalie entreprend en France, avec ses enfants, pour mieux comprendre cette relation, pour comprendre, du fait de ses expériences au quotidien, les enjeux d’une telle rupture, d’une cassure sans nom, d’un rapt affectif.Suite

Tombée médiatique

RECENSION
[ Essai ]

★★★

un texte de
     Élie Castiel

Nous éviterons le cliché associé au journalisme professionnel : ce « Quatrième pouvoir », souvent lié au politique et au social et non plus au clergé dans une société laïque comme celle où nous tentons de cohabiter. Idem pour les nombreuses citations tirées du livre qui ne font que compenser. La proposition est digne d’intérêt, le message clair, la méthode directe, usant d’un vocabulaire limpide, évitant du coup le discours populiste. Mais dans le même temps, l’essai de Mickaël Bergeron est un cri du cœur, un regard lucide sur l’état des lieux du journalisme au Québec. Sur ce qu’il était, sur ce qu’il est devenu surtout.

Front

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