Visconti : Le prince travesti

RECENSION
en rappel
[ Cinéma ]

★★★

un texte par
   Élie Castiel

Luchino Visconti, dans le cinéma transalpin, le Prince incontesté des réalisateurs, pour son raffinement, son élégance, sa sobriété et sa prise de conscience politique subtilement exprimée, en filigrane. De quel côté est-il ? Et aussi pour l’expression byzantine de son orientation sexuelle dont on parle si peu, comme s’il s’agissait d’une affreuse infirmité.

Dans les premières lignes, Dominique Delouche ne dit-il pas avec un vertigineux réconfort que son « profil s’éloignait trop de celui des poulains du signor conte pour que je sois éligible dans son phalanstère » (p. 9). Mais il ouvre l’ouvrage avec une citation de Louis II de Bavière : « Je veux demeurer une énigme pour les autres et aussi pour moi-même. » (p. 7)

Une énigme finement aristocratique Suite

Ce qu’il y a de terrible avec Ivan…

RECENSION
en rappel
[ Essai / Cinéma ]

★★★ ½

un texte par
   Élie Castiel

« Voir des films ne suffit pas… »

Une réflexion analytique, une conversation (presque de salon) entre un essayiste-réalisateur et le cinéma. Une discussion le plus souvent animée sur l’un des films les plus influents de Sergueï M. Eisenstein, Ivan le terrible, œuvre charnière du cinéaste controversé.

Le choix du film d’Eisenstein n’est pas fortuit, mais au contraire, un engagement intellectuel, une prise de position sur le cinéma et ses multiples fonctions. À travers le film d’un des géants du cinéma mondial, les plans, les cadrages, les transitions, les aspects narratifs, la grandeur des personnages, la majestuosité du spectacle : le tout converge vers une analyse du presque plan par plan. Sur ce point, Jean-Louis Leconte est exigeant.

Le dialogue, le vrai, est celui entre un auteur (Leconte) et son fils. Parler de la vie, parler du cinéma, situer le point de rencontre entre la fiction et la vie, entre l’art et le fait d’exister.

Suite

Henri Alekan : L’enfant des lumières

RECENSION
En rappel
[ Cinéma ]

★★★

Un texte par
    Élie Castiel

Le titre du livre est on ne peut plus approprié pour parler d’un directeur photo aussi illustre que Henri Alekan. Premier ouvrage de Pierre-Alexandre Schwab, réalisateur, producteur et éditeur, ce portrait intime est avant tout une rencontre biographique, un état des lieux et des aspirations sur l’un des directeurs photos les plus lumineux (et ce n’est pas un jeu de mots) de la deuxième moitié du siècle dernier.

À travers la clarté…

la révélation des sentimentsSuite

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