A V I S Les textes sont publiés aussitôt que possible, à mesure que les films sont vus. Certaines bandes-annonces de films étrangers pourraient ne pas être sous-titrées.
S O M M A I R E Semaine 22 [ Cliquez sur chaque titre pour accéder à la fiche détaillée ]
SUCCINCTEMENT. Alors que la famille Abbott assiste au match de baseball de leur fils, un objet mystérieux enflamme le ciel. La foule, paniquée, quitte les lieux.
CRITIQUE.
★★★
texte Élie Castiel
Dans la frayeur du silence
Comme dans le premier opus, le silence règne, mais ici, le peu de dialogue est parfois incompréhensible, comme si les mots ne voulaient plus rien dire devant les agissements grandguignolesques des effroyables bêtes venues du ciel. Après un début des plus typiquement américain, l’incontournable partie de baseball entre deux équipes junior, les cieux annoncent leurs couleurs et c’est le début d’un combat pour la survie.
Fidèle à un cinéma grand public nourri de productions spectaculaires et d’effets spéciaux, sans oublier ces bestioles venues de l’espace pour coloniser la terre, John Krasinski veille sur la famille, sur cette institution inviolable et qui ici, est individualisée. Seule les Abbott comptent, la mère, les deux enfants et le nouveau-né. Le personnage de Lee, incarné par un Krasinski en puissance disparaît très vite du plateau, sans doute se voulant plus proche de la mise en scène, pour que tout se déroule comme prévu.Suite
SUCCINCTEMENT. Depuis l’enfance, Estella possède une intelligence vive et une confiance inébranlable. Toutefois, son naturel caustique, téméraire et désobéissant lui attire souvent des ennuis et l’isole de ses pairs.
CRITIQUE.
★★★
texte Élie Castiel
La version 1961 de One Hundred and One Dalmatians / Les 101 dalmatiens, signée Clyde Geronimi, Hamilton Luske et Wolfgang Reitherman, avait de quoi surprendre les petits et les moins jeunes. En 1996, Stephen Herek réalise une version avec personnages réels, comptant sur la férocité fantaisiste d’une Glenn Close survoltée. Emma Stone la remplace dans Cruella, de Craig Gillespie, à qui l’ont doit I, Tonya / Moi, Tonya (2016), sans aucun doute, son film phare.
Entre le queer camp et
la fantaisie d’une époque révolue
… mais séduisant pour
les nostalgiques invétérés.
Rien à voir avec les deux précédents volets car ici, c’est à l’apprentissage de Cruella que nous assistons, somme toute très peu discret. À juste titre, puisque la principale intéressée est devenue orpheline à un bas âge, mais demeurée depuis son enfance, une enfant précoce, différente, dont le comportement n’avait absolument rien à voir avec les jeunes de son âge, filles ou garçons.
Un apprentissage très peu discret.
Et une rencontre, celle avec deux jeunes lascars débrouillards avec qui elle forme une association de malfaiteurs au cœur tendre. C’est dans le Londres du milieu des années 1960, retravaillé par la personne responsable de la direction artistique, que le film se passe. On y croit, comme on n’y croit pas.
Mais la bande sonore, volumineuse, renchérit autant des tunes de ces années et d’autres de décennies précédentes, et qui font plaisir à réentendre. Rock et chansons douces se conjuguent au nom de l’anachronisme. Mais bon, nous sommes prêts à pardonner ce faux pas.
Divertissant dans toute sa splendeur, un peu vieillot mais efficace pour ceux qui n’ont pas oublié ce sens particulier du comportement et de la répartie. Quoi dire de plus ? le titre de notre article vous donne la réponse.
La première apparition de Thompson, lunettes de soleil cachant ses yeux, évoque de loin, et c’est bien « de loin », une Audrey Hepburn sortie tout de droit de Breakfast at Tyffany’s / Diamants sur canapé (1961), de Blake Edwards; mais peine perdue, puisque c’est la Meryl Streep de The Devil Wears Prada / Le diable s’habille en Prada (2006) de David Frenkel qui prend le dessus. Pour Emma Thompson, plus proche de celle-ci, bien que dans son jeu, prouvant qu’elle peut manipuler les différents registres.
Divertissant dans toute sa splendeur, un peu vieillot, mais efficace pour ceux qui n’ont pas oublié ce sens particulier du comportement et de la répartie. Quoi dire de plus ? le titre de notre article vous donne la réponse.