I Am Greta

PRIMEUR
[ En ligne ]
Sortie
Vendredi 13 novembre 2020

SUCCINCTEMENT
Âgée de 15 ans, Greta Thunberg devient la porte-parole de sa génération à l’échelle mondiale sur la problématique du réchauffement climatique et de l’écologie. Le réalisateur Nathan Grossman suit son parcours.

Suite

Fairfly

CRITIQUE.
[ de la Scène au Salon ]

★★★

un texte de
     Élie Castiel

Réussir à tout prix, que l’on est fait des études ou simplement qu’on ait le sens aigu des affaires et de la finance. Sans oublier savoir se débrouiller. Ne compter que sur soi et sur ses quelques intimes complices. Ici, deux couples dans la trentaine qui essaient de « partir une affaire » que vous découvrirez à votre guise.

Parenthèse : le webzine français Entreprendre.fr cite Israël comme étant «un paradis pour les entrepreneurs! Le pays offre de merveilleuses opportunités aux créateurs d’entreprises» affirme l’ancien sénateur Jean-Pierre Bansard,  entrepreneur de génie et propriétaire de plusieurs hôtels de luxe à Paris et à Cannes… Des milliers de start-up israéliennes sont courtisées par les géants du secteur comme IBM, Intel, HP, Google, Apple, Facebook ou Microsoft qui n’hésitent pas à offrir des ponts d’or à ces pépites. » Voici pour la longue citation.

Rêves de réussiteSuite

Cinemania 2020 [ÉC-02]

MANIFESTATION
[ Festival de films francophones
sous-titrés en anglais ]

un texte de
Élie Castiel

Images LGBT(Q)

Oui, effectivement, LGBT, sans l’affiliation Q en plus car les quatre films programmés dans la sélection de cette année reflétaient une époque pré-queer. Pour ma part, appellation péjorative puisqu’en français, queer veut dire étrange, bizarre – mot revendiqué par une partie de la communauté gaie, particulièrement académique, issue des campus américains et mimé dans le Canada anglais dans le but d’affirmer la différence, et plus que tout, se situer transgressivement dans la mouvance sociale. Dans un sens, confronter en forme de lutte l’establishment, plutôt que de l’amadouer. Mais bon, tout ça, c’est une autre histoire. Pour ma part, je m’en tiens à la vraie définition du mot queer et préfère ne pas adhérer à cette fausse mainmise politico-sociale.

Deux

Deux (The Two of Us), premier long métrage de fiction de Filippo Meneghetti, permet à ce réalisateur d’entrer par la grande porte. Deux comédiennes remarquables, Barbara Sukowa et Martine Chevallier. Une promesse de tous les instants aussi, Muriel Bénazéraf, du casting dans Une intime conviction (2018) d’Antoine Raimbault et, ici, d’une diablerie extraordinaire. Une comédienne à surveiller de près. Un thème principal, l’homosexualité féminine. Comment la vivre, l’assumer, la consommer, la situer dans une société encore, malgré les avancées, conservatrice. Car dans ce débat, les amours homosexuelles sont, dans la plupart des pays (occidentaux) légales et acceptées dans le papier, mais que se cache dans les mots qu’on murmure à l’intérieur des chaumières, en privé. Et le film est simplement un bijou de mise en scène sobre, subtile, d’une émotion palpable, celle des mots, des silences et des choses qui traversent notre esprit.
La caméra d’Aurélien Marra (plusieurs courts) filme l’intime, l’extroverti, épousant aussi des choix chromatiques et d’ambiance ouvrant sur le brun. Comme s’il fallait cacher des choses aux yeux du monde. Et un drame qui finit par… Meneghetti suggère plus qu’il ne montre même si la continuité du récit est on ne peut plus linéaire. Un dialogue amoureux des mots, des suggestions palpables, des non-dits qui veulent tout dire, texte écrit par Meneghetti et Malysome Bovorasmy, avec la collaboration de Florence Vignon, tous trois complices d’un récit sur la sexualité qu’on finit par assumer, à coups d’hésitations, certes, mais surtout, sans trop faire de bruit, avec délicatesse, en fonçant adroitement les portes de la rectitude, sans rien casser.Suite

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