Le malade imaginaire

CRITIQUE

  < SCÈNE >  

Élie Castiel

★★★ ½

Dernière pièce de Molière, Le malade imaginaire conclut une vie d’écritures où par le rire, l’incontournable auteur continue d’illustrer la société de son temps, ses mœurs, ses comportements, ses veuleries. Dans ce plan final, Argan assis dans son fauteuil de « souffrant » au milieu de la scène, face aux spectateurs, n’est-il pas, après tout l’alter ego du créateur lui-même. D’une certaine façon, annonçant sa mort prochaine.

Crédit photo @ Jean-François Hamelin

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La maladie de la mort

CRITIQUE | SCÈNE

Élie Castiel

★★★★

Un texte abscons, impénétrable, bouleversant, sortant de l’ordinaire, férocement théâtral dans le sens le plus pur du terme. Des mots qui cadrent parfaitement bien la pensée intime, plus d’Elle que de Lui. Il la dévisage. Elle, parfois derrière Lui, tente souvent des rapprochements furtifs, hésités, stériles. Elle décrit les rapports des corps avec un naturel poétique teinté de paroles qui transcendent le plaisir instinctif. Il essaie de comprendre la situation et se perd dans des explications sans importance.

Elle va l’aider à établir une conversation sensée entre deux individus, quelle que soit leurs différences de genre. Il résiste à la prouesse émerveillée de se libérer. Elle est libre. Il est pris par des habitudes sociétales qui se perdent dans la nuit des temps. Le sexe, dans sa forme la plus naturelle, n’est plus possible. Il va se mettre en fuite. De qui? De quoi?Suite

Souviens-toi Joe

ÉVÈNEMENT
La rédaction

Fils du grand cinéaste Jules Dassin (entre autres, Jamais le dimanche / Poté tin Kyriaki, Cri de femmes / Kravyi Yinaikon), le chanteur franco-américain Joe Dassin, mort à l’âge de 41 ans, c’est avant tout des chansons inoubliables d’une génération – Les champs Elysées, L’été indien, Et si tu n’existais pas, À toi… et les autres. Un son, une voix, un sain équilibre dans la continuité.

Un hommage à Joe Dassin saisissant de beautés et de vérités. Vous serez étonnés de retrouver les sons, les arrangements et le grain de voix particulier du chanteur Benoît Labonté à travers les grands succès qui ont marqué bien des générations. Un incontournable !

Théâtre Paradoxe
Ven 14 fév 2020
20 h

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