Downton Abbey: The Grand Finale

 

P R I M E U R
Sortie
Vendredi 12 septembre 2025

RÉSUMÉ SUCCINCT
En 1930, plusieurs événements bouleversent la vie des Crawley.

 

ANGLE
| CRITIQUE |
Luc Chaput

★★★ ½

Les règles

du jeu

Des servantes du château se promènent dans le village et annoncent à leurs collègues des manoirs et riches maisons bourgeoises environnantes qu’une personnalité londonienne viendra peut-être passer quelques jours dans leur domaine. Ces employées de maison ont une bonne relation avec la famille des contes de Grantham. Elles veulent ainsi diminuer, dans le comté de York, l’effet dévastateur de la mise au ban dans la haute société londonienne d’une femme divorcée qui constitue les premières séquences de ce troisième volet cinématographique

Le scénario de Julian Fellowes, par ses allées et venues entre les serviteurs et les maîtres, termine ainsi le cycle entrepris dans Gosford Park de Robert Altman pour lequel son scénario fut oscarisé. Comme alors, un artiste est invité à séjourner dans le cadre enchanteur d’une demeure aristocratique dans laquelle coups bas et piques verbales tissent un canevas qui verront certains masques tomber. La crise économique s’ajoute aux changements de codes moraux et comme le déclare un membre de la famille, il faut s’adapter ou risquer de périr.

Le charme discret de la bourgeoisie.

L’introduction de nouveaux éléments dans des comités locaux et la nécessité de réduire de diverses manières son train de vie s’imbriquent avec dextérité dans un ton inspiré des comédies de Noël Coward. Fellowes place un clin d‘œil à son statut de scénariste peu connu dans un scène dans laquelle un collègue célèbre en félicite un autre. La mise en scène de Simon Curtis capte ingénieusement les scènes de groupe et les duos ou échanges près de portes entrouvertes.

Ainsi, ce long métrage clôt de manière satisfaisante la plupart des intrigues anciennes ou nouvelles issues d’une télésérie qui eut un succès mondial commencée par un épisode relié au Titanic.

 

Il étage habilement le récit dans des moments annuels iconiques de la société britannique. La plupart des acteurs s’en sortent avec élégance de rôles pas toujours très fournis. Ce sont surtout les interprètes féminines qui tirent leurs épingles du jeu que ce soit Michelle Dockery en Mary et Laura Carmichael dans celui de sa sœur Edith. Hugh Bonneville en tant que comte tire avec classe sa révérence sous l’œil narquois de sa mère, la douairière. Ainsi, ce long métrage clôt de manière satisfaisante la plupart des intrigues anciennes ou nouvelles issues d’une télésérie qui eut un succès mondial commencée par un épisode relié au Titanic.

FICHE TECHNIQUE PARTIELLE
Réalisation
Simon Curtis

Scénario : Juliaj Fellowes. Direction photo : Ben Smithard. Montage : Adam Recht. Musique : John Lunn.

Genre(s)
Drame d’époque
Origine(s)
États-Unis / Grande-Bretagne
Année : 2025 – Durée : 2 h 03 min
Langue(s)
V.o. : anglais & Version française
Downton Abbey : La grande finale

Simon Curtis

Distributeur @
Universal Pictures

Contact @
[ Focus Features ]

Diffusion @
Cineplex

Classement
Visa GÉNÉRAL

ÉTOILES FILANTES
★★★★★ Exceptionnel. ★★★★ Très Bon. ★★★ Bon.
★★ Moyen. Sans intérêt. 0 Nul.
½ [ Entre-deux-cotes ]

Kyuka : Avant la fin de l’été

P R I M E U R
Sortie
Vendredi 12 septembre 2025

RÉSUMÉ SUCCINCT
L’été. Une famille de trois personnes, un père célibataire et ses jumeaux, se rendent sur l’île de Poros sur le bateau familial pour leurs vacances. Les jumeaux rencontrent, à leur insu, leur mère biologique qui les a abandonnés lorsqu’ils étaient bébés.

Le FILM
de la semaine

ANGLE
| CRITIQUE |
Élie Castiel

★★★★

Dolce farniente

à la grecque

 

Le cinéphile en lui transparaît chez le Grec Kostis Charamountanis dans son premier long métrage, tant les références à des auteurs contemporains sont si subtilement évoquées qu’il est préférable de ne pas les nommer. Même si, de loin, la légèreté de ton et parfois l’angle de comportement des individus, clinique, de son compatriote Yorgos Lanthimos (Canine / Kynodontas en particulier) me paraît concevable.

Pour la petite histoire, Kyuka est en quelque sorte le prolongement, des années plus tard, de son court Kiókou, avant que vienne l’été (Kiókou prin érthei to kalokaíri, 2018), comme si du coup, ayant atteint une certaine maturité, il lui était possible de parler de la famille. Sauf qu’il s’agit d’une famille où la mère a laissé tomber les deux enfants (une fille, un garçon), au soin du père. Inutile de raconter la suite puisque le film présent est surtout sur la mise en scène, les possibilités qu’elle offre pour la déconstruire, lui donner la possibilité de développer sa propre logique, au gré du tournage, comme si le scénario, dans un sens, n’existait pas, rendant transformant l’expérience cinématographique en quelque chose entre le cinéma et les sensations.

Puisque Kyuka : Avant la fin de l’été exprime surtout des perceptions. La mer autour, le soleil, la Grèce rêvée servant de lieux privilégiés pour cette sorte d’ode à la nonchalance et au fourre-tout. Un film loin d’être parfait, et Charamountanis en est totalement conscient. Un film fait de mouvements saccadés, d’autres de silences, ou d’échanges de paroles sans véritable importance. Cette Dolce farniente à la grecque suspend le temps, film d’aujourd’hui, certes, mais sans aucun signe de l’époque précise. L’intemporalité l’emporte sur la raison, suspend les personnages comme si la mer, immuable dans l’espace et le passage du temps, se chargeait de les immobiliser.

Comme s’ils se connaissaient depuis toujours.

Kostis Charamountanis est un intellectuel assumé et ne se prive guère de nous le faire savoir.

Le format 16 :33, expressément utilisé, l’objectif souvent à l’épaule, le faux 16 mm, ou peut-être construit en IA (aucune preuve là-dessus), ces éléments filmiques renvoient à une expérience visuelle et sonore enrichissante, faisant de cet essai, un film à part.

Mais on ne peut passer sous silence, le retour de « la mère manquée » et la présence du « père édifié » qui, contrairement à certaines critiques, ne semble pas avoir de problèmes avec l’identité sexuelle de son fils. Au contraire, le réalisateur génère souvent des ambiguïtés, suggérant même des glissements qu’on constate en regardant de près.

L’intemporalité l’emporte sur la raison, suspend les personnages comme si la mer, immuable dans l’espace et le passage du temps, se chargeait de les immobiliser.

Pour cadrer tous ces visages, des comédiennes et des acteurs convaincus de l’importance de leurs personnages hors du commun. En premier lieu, à mon avis, Simeon Tsakiris (Babis, le père) et Elena Topalidou (Anna, la mère), qui lors de leur retrouvaille s’emploient à donner à la caméra l’ordre de les cadrer avec une sensibilité inhabituelle. Et bien entendu, Konstantinos Georgopoulos (Konstantinos) et Elsa Lekakou (Elsa), tous deux conservent leur prénom, comme si ce signe identitaire était le prolongement de leur intimité.

La continuité du récit, la plupart du temps, respectée, se permet quelques retours en arrière où on perd parfois la logique. Peu importe cette situation car nos yeux sont rivés sur eux deux (lui, très visiblement gai), conscients que leur jeu et leur implication dans le film reflète totalement la vision du cinéaste.

FICHE TECHNIQUE PARTIELLE
Réalisation
Kostis Charamountanis

Scénario : Kostis Charamountanis. Direction photo : Konstantinos Koukoulias. Montage : Kostis Charamountanis, Lambris Haralambidis. Musique : Kostis Charamountanis.

Genre(s)
Drame
Origine(s)
Grèce / Macédoine du Nord
Année : 2025 – Durée : 1 h 46 min
Langue(s)
V.o. : grec; s.-t.f. & s.-t.a.
Kyuka : Before Summer’s End
Kioúka prin to télos tou kalokairioú

Kostis Charamountanis

Distributeur @
Ritual Films

Contact @
[ Heretic ]

Diffusion @
Cinéma du Parc

Classement
Visa GÉNÉRAL

 

ÉTOILES FILANTES
★★★★★ Exceptionnel. ★★★★ Très Bon. ★★★ Bon.
★★ Moyen. Sans intérêt. 0 Nul.
½ [ Entre-deux-cotes ]

La saveur d’une vie

P R I M E U R
Sortie
Vendredi 12 septembre 2025

RÉSUMÉ SUCCINCT
Notre relation avec les animaux, soulignant leur intelligence et sensibilité à travers des histoires de refuges et leur impact sur notre mode de vie. 

S A N S
COMMENTAIRES

FICHE TECHNIQUE PARTIELLE
Réalisation
Valérie Pouyanne

Genre(s)
Documentaire
Origine(s)
Canada [Québec]
Année : 2025 – Durée : 1 h 34 min
Langue(s)
V.o. : français
La saveur d’une vie

Valérie Pouyanne

Distributeur @
K-FilmsSsans Amérique

Contact @
[ L’Oeil Fou ]

Diffusion @
Cinéma Beaubien

Classement
Visa GÉNÉRAL

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