Barrio Triste
P R I M E U R
Sortie
Vendredi 31 juillet 2026
Quatre adolescents son filmés et évoquent leur passage vers l’âge adulte.
LE Film
| de la semaine |
ANGLE
| CRITIQUE |
texte : Élie Castiel
★★★ ½
Intempéries
Un quolibet par rapport à nom, Stiliz plutôt que Matias Vasquez, non pas par snobisme, mais à bien y penser, en parfait diapason avec l’esthétique du film et le récit dont il est question.
Un caméscope servant d’instrument de tournage pour un film assez bizarre, non conforme aux normes établies, et le fait que les protagonistes sont des adolescents des favelas de Medellin, comme ça pourrait bien être ceux de Rio de Janeiro, là où l’improvisation du mode de vie, l’ambiance qui y règne, le machisme exacerbé et le chaos le plus total sont des exemples fascinants pour toutes tentatives de tournage, quitte à prendre les risques encourus.
Stiliz est américano-colombien, colombien-américain, comme vous préférez – on lui doit de nombreux vidéoclips, dont certains pour le rappeur Bad Bunny – est son premier long pour le cinéma, Barrio Triste se présente comme un étrange film de genre. Ça se passe dans les années 1980 ; ce recul dans le temps n’en demeure pas une affaire également politique et social. En est-il conscient ou au contraire, plus intéressé à faire de cette caméra artisanale un rare objet de tournage qui équivaudrait à foutre le bordel plus que toute autre chose.Suite



