J’ai perdu de vue le paysage

P R I M E U R
Sortie
Vendredi 03 avril 2026

RÉSUMÉ SUCCINCT
Deux artistes œuvrent ensemble à deux objets de création.

 

ANGLE
| CRITIQUE |
Luc Chaput

★★★ ½

 

Si loin, si près

 

Pendant un voyage, un homme, lisant un guide, est surpris par la force du geyser surgissant derrière lui.

Sophie Bédard Marcotte, après son long parcours en voiture en groupe à travers les États-Unis vers Hollywood (L.A. Tea Time), demande à son voisin si elle peut le filmer pendant son processus de recherche et de production de sa nouvelle pièce. Gabriel accepte car il est également occupé à des tâches plus terre à terre.

Des moments de la vie dans cette coopérative d’habitation située dans le Sud-Ouest de Montréal sont ainsi intercalés entre plusieurs voyages sur la Côte-Nord, dans Portneuf ou en Islande, donnant lieu à des activités communes avec l’auteur pour s’imprégner de géologie, de plaques tectoniques et autres manifestations de la croûte terrestre. La roche, poussée, taillée, soulevée devient ainsi le limon de cette quête commune. La réalisatrice recommence, au début de la plupart des seize chapitres, son laïus le modifiant et en changeant le point de vue comme il peut arriver lors de récits mémoriels.

Une image autre, en changeant de point de vue.

La cinématographie d’Isabelle Stachtchenko, employant une petite caméra de manière agile, est source de scènes remplies de personnes dans des petits lieux et de panoramas louangeant les beautés de la nature. La bande-son est très travaillée et l’accompagnement musical trouve sa source entre autres dans Mozart.

La cinématographie d’Isabelle Stachtchenko et de la réalisatrice, employant une petite caméra de manière agile, est source de scènes remplies de personnes dans des petits lieux et de panoramas louangeant les beautés de la nature.

Le tournage souvent interrompu sur une période de quatre ans décline plusieurs aspects du processus de création. Transports de roche, implication des acteurs, choix des lumières côtoient d’innombrables courriels à divers organismes dans un montage astucieux de Myriam Magassouba . La relation entre les deux créateurs change dans ce documentaire au long cours et connaît un heureux dénouement1. Il confirme le ton très personnel de la cinéaste empreint d’un humanisme ironique.

1 La pièce de théâtre, Cette colline n’est jamais vraiment silencieuse, a fait l’objet d’un texte critique sur ce site.

FICHE TECHNIQUE PARTIELLE
Réalisation
Sophie Bédard Marcotte

Scénario : Sophie Bédard Marcotte. Direction photo : Isabelle Stachtchenko. Montage : Myriam Magassouba. Musique : Christophe Lamarche Ledoux.

Genre(s)
Documentaire
Origine(s)
Canada [Québec]
Année : 2025 – Durée : 1 h 25 min
Langue(s)
V.o. : français; s.-t.a.
| I Lost Sight of the Landscape

Sophie Bédard Marcotte

Dist.
ONF
Contact/Prod.
[ Office national du film ]

Diffusion

Cinéma-Cinéma
[ @ Beaubien / du Musée ]
Cinémathèque québécoise

Classement
Visa GÉNÉRAL

ÉTOILES FILANTES
★★★★★ Exceptionnel. ★★★★ Très Bon. ★★★ Bon.
★★ Moyen. Sans intérêt. 0 Nul.
½ [ Entre-deux-cotes ]

Le rêve américain

P R I M E U R
Sortie
Vendredi 03 avril 2026

RÉSUMÉ SUCCINCT
Deux Français tentent de devenir agents de joueurs dans la NBA.

 

Naviguer

parmi

les codes

ANGLE
| CRITIQUE |
Luc Chaput

★★★

 

Dans une grande ville américaine, trois personnes se rendent à un hôtel chic. L’athlète se voit offrir d’utiliser seul la chambre réservée. Il refuse quand il découvre que ses deux compères iront dans un endroit de plus basse catégorie.

La scène se passe au début de ce siècle et les deux hommes croient avoir découvert une pépite qui les fera entrer dans le monde sélect des agents sportifs pour la NBA (National Basketball Association), organisation milliardaire qui commence à étendre ses tentacules partout sur la terre. Des joueurs de divers nationalités étant devenus des vedettes, Bouna et Jérémy considèrent qu’ils ont des possibilités s’ils trouvent leurs équivalents sur le territoire français puisque déjà Tony Parker est en train de montrer la voie.

Le scénario du réalisateur Anthony Marciano (Les Gamins) reprend le canevas des histoires édifiantes de personnes parties de peu qui atteignent le sommet par bagout, talent ou volonté.

Un paragraphe dans le générique final reconnaît que des faits ont été changés et enjolivés ce que, de toute façon, une recherche sur Wikipédia après le visionnement démontre facilement. Le réalisateur réussit pourtant à créer à partir de ces personnalités qui sont d’ailleurs producteurs, des personnages hauts en couleurs aux parcours divergents et qui se retrouvent. La connaissance de l’anglais et des codes inscrits dans cette institution devient ainsi des embûches multiples.

La meilleure façon de marcher.

L’arrière-plan documentaire sur le milieu sportif français, les longues heures de routes et de présences dans des arénas secondaires et autres nécessités monétaires, colore tout au long du film cette ascension incertaine dans laquelle les marches et démarches sont multiples.

Un paragraphe dans le générique final reconnaît que des faits ont été changés et enjolivés ce que, de toute façon, une recherche sur Wikipédia après le visionnement démontre facilement.

L’interprétation enjouée et toujours dans la bonne note des deux interprètes principaux, Jean-Pascal Zadi et Raphaël Quenard, arrime cette comédie sociale avec ses bons mots, ses passages sur l’esbroufe dans laquelle les acteurs secondaires forment une belle troupe. La cinématographie d’Antony Diaz garde un côté télévisuel de haut de gamme que soutient une musique souvent envahissante.

Pour les spectateurs québécois, des rues et autres lieux montréalais servent d’endroits de remplacement pour des métropoles américaines, ce qui pourrait distraire un peu de l‘écoute de ce long métrage qui a des points de ressemblance également avec White Men Don’t Jump, de Ron Shelton.

FICHE TECHNIQUE PARTIELLE
Réalisation
Anthony Marciano

Scénario : Anthony Marciano. Direction photo : Anthony Diaz. Montage : Guillaume Lauras. Musique : Dédouze.

Genre(s)
Comédie dramatique sportive
Origine(s)
France
Année : 2026 – Durée :2 h 06 min
Langue(s)
V.o. : français, anglais; s.-t.a.
| The American Dream

Anthony Marciano

Dist.
Immina Films
Contact/Prod.
[ Gaumont ]

Diffusion
Cinéma-Cinéma
[ @ Beaubien ]
Cineplex

Classement
Visa GÉNÉRAL

ÉTOILES FILANTES
★★★★★ Exceptionnel. ★★★★ Très Bon. ★★★ Bon.
★★ Moyen. Sans intérêt. 0 Nul.
½ [ Entre-deux-cotes ]

Rabb Da Radio 3

P R I M E U R
Sortie
Vendredi 03 avril 2026

RÉSUMÉ SUCCINCT
Conflits familiaux nés de la cupidité liée à un projet d’autoroute dans un village uni, mettant en scène la préservation des valeurs et du lien fraternel.

SANS
| COMMENTAIRES |

FICHE TECHNIQUE PARTIELLE
Réalisation
Harry Bhatti

Genre(s)
Comédie dramatique
Origine(s)
Inde
Année : 2024 – Durée : 2 h 02 min
Langue(s)
V.o. : punjabi; s.-t.a.
| God’s Own Radio 3

Harry Bhatti (portant chapeau)

Dist.
Imtiaz Mastan
Contact/Prod.
[ Omjee Cine World ]

Diffusion
Cineplex

Classement
Visa GÉNÉRAL

1 48 49 50 51 52 1 468