RÉSUMÉ SUCCINCT Dans un monde de plus en plus fou, Lino, qui a décidé de tout plaquer, va se rendre compte que finalement, tout ce qui nous arrive, c’est pour notre bien.
Un jeu authentique et distingué.
B R E F S APERÇUS
| Bilan d’une carrière faite de hauts et de bas. Pour la circonstance, plutôt les hauts avec La bonne année, de son bon cru, et L’aventure c’est l’aventure, vraiment formidable ;
| Une mise en scène brouillonne, qui se dirige partout où elle peut, sans doute en raison d’un scénario à plusieurs plumes. Seul, Lelouch aurait pu sans doute produire un meilleur résultat ;
| Des personnages qui apparaissent et disparaissent. D’autres qui ne procurent aucune compréhension au récit. Bref, à vous d’en juger ;
| Côté chansons (et musique), comme toujours. Une marque de commerce dont il est trop tard pour y renoncer ;
| Reste Kad Merad, dans tous ses films, même les moins bons, d’une présence naturelle et authentique ;
| Et un générique de fin qui annonce « une suite ». Blague ou vraiment sincère ? On mettra donc de côté l’expression « chant de cygne ». Malgré une œuvre hybride, on peut quand même lui souhaiter de continuer.
[ ÉC ] Cote : ★★ ½
FICHE TECHNIQUE PARTIELLE Réalisation Claude Lelouch
Scénario : Claude Lelouch, Grégoire Lacroix, Pierre Leroux, Valérie Perrin. Direction photo : Maxime Héraud. Montage : Stéphane Mazalaigue. Musique : Imbrahim Maalouf – Chansons : Didier Barbelivien.
Genre(s) Fable musicale Origine(s) France Année : 2024 – Durée : 2 h 03 min Langue(s) V.o. : français Finalement
Claude Lelouch
Dist. [ Contact ] @ Métropole Films [ Mongrel Media ]
RÉSUMÉ SUCCINCT Rangoon, Birmanie, 1918. Edward, fonctionnaire de l’Empire britannique, s’enfuit le jour où il devait épouser sa fiancée, Molly. Déterminée à se marier, Molly part à la recherche d’Edward et suit les traces de son Grand Tour à travers l’Asie.
Le FILM de la semaine
CRITIQUE Élie Castiel
★★★★
Au milieu
du paradis
Un éden, eldorado, nirvana peut-être, une oasis de paix et d’amour ? Tout cela à la fois dans ce film inclassable. Pour le cinéaste Miguel Gomes, voyage en territoire connu tenant compte de sa filmographie, soumettant ses images à une vision du cinéma qui a connu ses heures de gloire dans un passé pas si lointain. On pense à l’incontournable Alejandro Jodorowsky, pour ses fantaisies joyeusement déjantées et un peu plus à Apichatpong Weerasethakul, proche des lieux que nous présente ce nouveau Gomes, d’un charme intentionnellement irrésistible et pudiquement déconcertant.
Ce Grand Tour est un film hybride, tant par sa narration que dans le traitement, d’un formalisme qui s’était perdu de vue depuis quelque temps – intemporalité du récit, amalgame de fiction et de prises de vue documentaires, passage brillant des procédés noir et blanc et couleur, celle-ci le plus souvent délavée, opaque, comme si du coup, l’image délibérément conçue devenait pour ainsi dire le témoignage particulier et attendrissant d’une certaine partie du monde.
L’Asie fascine Gomes et c’est évident, quelque chose de politique sans doute dans cette démarche, comme lorsque l’un des personnages (de passage) déclare que « L’empire [des colonies] arrive à sa fin pour les Occidentaux… ». Dommage que le cinéaste n’aille pas un peu plus loin. Mais plusieurs connaissent les détournements de l’Histoire.
On peut comprendre cette lacune puisque le film est aussi, et surtout, la quête d’une femme (très talentueuse Crista Alfaiate, mais ici, au rire insupportable) pour l’homme qu’elle veut épouser. Lui tente de la fuir. Ou est-ce vraiment le cas ?
Signes d’une virilité indiscutable.
Tous ces accoutrements dans ce road-movie un peu particulier, comme les scènes de cabaret (à l’ancienne), de marionnettes (traditionnelles) et du théâtre de l’ombre ne sont que le portrait ethnographique d’un monde pris entre l’art de vivre millénaire et une possible contemporanéité, disons-le sans ambages, importée. Semblable à ces gratte-ciel modernes où l’on voit, ahuri, un train (métro) passer dans le tunnel construit au beau milieu de l’édifice.
Entre 1917 et aujourd’hui, un film qui explore l’espace-temps à travers le prisme d’une cacophonie ambiante qui embrouille notre monde actuel. Signes évidents de faiblesse et d’apathie.
Grand Tour regorge de ces exemples frappants qu’il serait imprudent de révéler ici de peur de noyer les surprises. Les différents idiomes de ces parties du monde – Birmanie, Malaisie, Philippines, Thaïlande, Vietnam, Japon et Chine se côtoient dans une espèce de Tour de Babel asiatique, ici, présentée comme un début et une continuation du monde.
Edward (charismatique Gonçalo Waddington), entame à un moment donné un chant d’aviron, véritable hymne à la virilité conquise et, sans que ce soit vraiment avoué, immuable. Important de le dire puisque le film aborde les relations hommes/femmes entre ce qui se passe en Occident et les mœurs asiatiques conventionnelles. Entre 1917 et aujourd’hui, un film qui explore l’espace-temps à travers le prisme d’une cacophonie ambiante qui embrouille notre monde actuel. Signes évidents de faiblesse et d’apathie.
FICHE TECHNIQUE PARTIELLE Réalisation Miguel Gomes
Scénario : Louise Courvoisier, Théo Abadie. Direction photo : Elio Balézeaux. Montage : Sarah Grosset. Musique : Pièces tirées du répertoire populaire, classique et air d’opéra.
Genre(s) Drame Origine(s) Portugal / Italie France / Allemagne Japon / Chine Année : 2024 – Durée : 2 h 08 min Langue(s) V.o. : multilingue; s.-t.a. ou s.-t.f. Grand tour
RÉSUMÉ SUCCINCT Stephen Nedumpally, mène une double vie, lui-même et en tant que Khureshi Ab’raam, chef énigmatique d’un puissant syndicat du crime à l’échelle internationale.