Des sites Web devenus embarrassants

TRIBUNE
Libre.

texte
Sylvio Le Blanc

J’apprends que le site Web « doublage.qc.ca »[i] ne recevra plus d’argent de l’Union des artistes (UDA) à compter du 1er septembre 2023. Son unique administrateur continuera de payer de sa poche l’hébergement du site, mais celui-ci ne sera plus enrichi, le gardien du phare n’ayant pas l’intention d’aller à la chasse aux commanditaires[ii]. Il faut savoir que ce site reçoit des fiches de certaines firmes de doublage et qu’il en est aujourd’hui à un peu plus de 5500 fiches, pour autant de productions doublées.

Durant les décennies 1990 et 2000, l’UDA et l’Association nationale des doubleurs professionnels ont exercé des pressions sur les majors états-uniennes afin qu’elles fassent doubler leurs productions au Québec, plutôt qu’en France. Pour gagner les Québécois à leur cause, elles ont lancé la campagne « On veut s’entendre ! »[iii], d’où la création du site par des inconditionnels et son financement.

Au vrai, je ne suis pas surpris par la décision de l’UDA de laisser tomber ce site ami après toutes ces années, parce qu’il est une véritable mine d’informations.

Suite

Le gardien des enfants

CRITIQUE.
[ Scène ]

★ ★ ★ ★

texte
Élie Castiel

Le beau

et

la bête

Il n’est pas fréquent que dans le théâtre traditionnel,
même (surtout) celui présentant des œuvres alternatives,
l’imaginaire queer s’invite. Un retard
considérable dans
ce domaine, d’autant plus
que les revendications sur un
théâtre inclusif
ont porté (plus ou moins) fruit. Mais ce
phénomène
de récupération de l’autre semble une question

ayant essentiellement rapport à la diversité culturelle,
racisée, et non pas sexuelle. Le beau?
La bête? À chacun,
à chacune de tirer ses propres conclusions.

Suite

We are shining together
à la recherche de l’entrée
du royaume des morts

Exutoires

en

forme

troublante

de

dérision

CRITIQUE.
[ Scène ]

★  ★ ★ ★

texte
Élie Castiel

 

Diverses formes de la représentation
artistique
se manifestent dans cette
adaptation du livre
du multidisciplinaire
Mathieu Arsenault, sur la
disparition de
son amie, l’écrivaine Vickie Gendreau.

Mathieu Arsenault, comédien.
Une confrontation avec soi.
Crédit : Valérie Remise

Il commence le spectacle, seul devant le micro, face aux spectateurs, gesticulant sans arrêt, sa stature debout, qui bouge à peine. Seuls les mains, les bras servent de supports fragiles à son discours. La parole, bien sûr, une logorrhée impitoyable, mouvementée, incessante, comme si ce (nouveau) type de stand-up post-moderne servait d’exutoire à la douleur de la peine, de la perte.Suite

1 … 984 985 986 987 988 … 1 561