Josephine. A Musical Cabaret
@ Segal Centre

CRITIQUE.
[ Scène ]

★★★★ ½

texte
Élie Castiel

 

Sexy interdit

 

En Europe, en Afrique du Nord et un peu partout dans d’autres pays du Sud, on la connaissait depuis toujours. En Amérique du Nord, territoire plus enclin aux expériences locales, moins, sauf dans les milieux culturels alternatifs… et dû aussi au fait que l’artiste appartenait à la communauté noire, subissant une ségrégation sans bornes dans une Amérique blanche raciste qui, en partie, sévit encore aujourd’hui. Au Canada, et plus particulièrement au Québec, la latinité de la population s’avérait plus curieuse de connaître davantage sur l’artiste, bien que les recommandations de l’Église catholique, à l’époque très influente, aient joué un rôle déterminant pour calmer les ardeurs.

Quoi qu’il en soit, le Centre Segal s’est vaillamment organisé pour que la mémoire de Joséphine Baker refasse surface. Après un passage fort remarqué au Montreal Fringe Festival (et bien avant au Winnipeg Fringe Festival), évènements voués à une clientèle, majoritairement, alternative, la version-Segal a ceci de particulier qu’elle se donne des moyens plus proches de Broadway, pour épater, à juste titre, la galerie.

Crédit : Leslie Schachter

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Libya.
@ Usine C

 

CRITIQUE.
[ Danse ]

★★★★

texte
Élie Castiel

 

Seul spectacle que nous avons choisi dans le cadre du FTA 2023. Sans aucun doute, spirituel, et l’un des plus inusités. Le chorégraphe en chef est de Marrakech, Maroc, et son sens artistique de la mémoire repose sur un retour aux sources d’une culture millénaire.

Radouan Mriziga
Crédit : Bea Borgers

Du lever

au coucher

du soleil

Dans sa conception de Libya, soutenue également par l’apport des huit danseuses et danseuses, Radouan Mriziga joue notamment sur la corporalité, sur sa matérialité, notamment celle des hommes. Car les femmes, elles, dès le départ de cette œuvre ésotérique, insondable pour les Occidentaux, prennent une part entière, assumée dans ce jeu entre le sensuel et le spirituel, entre l’effort fourni et le laisser-aller, dans ce mélange des formes de la représentation.Suite

La nef
@ Usine C

 

CRITIQUE.
[ Scène ]

★★★★

texte
Élie Castiel

Un

étrange

rapport

à

l’indicible

 

C’est cet étonnant lien à l’inépuisable indescriptible que Cédric Delorme-Bouchard voulait questionner, le concrétiser sur scène malgré la minceur des possibilités. Le dénouement est tout en démesure par sa beauté aussi plastique que lumineuse par sa simplicité.

Deux côtés accordés aux spectateurs, l’un à gauche, l’autre à droite. La scène circulaire au beau milieu, là où rien ne peut échapper à leur regard. Quatre pianos, deux de chaque côté, aux extrémités. Les exécutants de chacun des instruments débutent le spectacle.

Aboutir à une sorte de rituel organique.
Crédit : Charline Clavier

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