Royan, la professeure de français
@ TNM

CRITIQUE.
[ Scène ]

★★★

texte
Élie Castiel

 

Le titre est une évidence, une idée d’écriture qui passe par le vécu, par une expérience qui ne laisse pas la mémoire intacte. Un texte qui fait partie de la littérature du monologue.

Se

cacher

des

convenances

En format-lecture, une expérience qui peut s’avérer bénéfique, qui rejoint notre conscient, nos appréhensions, nos doutes, toutes ces sensations inexplicables. Ses incidents de la vie que, parfois, nous occultons, pour tenter de mieux vivre.

Sur scène, par contre, l’exercice est plus périlleux, même si dans ce cas, l’auteure a expressément écrit le texte pour Nicole Garcia.

Dans l’espace dramaturgique, le jeu est plus pointilleux puisque l’unique personnage occupant le terrain n’est que le comédien ou dans le cas de Royan, la professeure de français, une comédienne. Nicole Garcia, avant  tout le cinéma, mais aussi au petit écran et au théâtre, bien sûr.

Garcia s’est intéressée au récit de Marie Ndiaye, auteure qui pèse ses mots, les mesure jusqu’à les posséder. Évite que ‘son’ personnage dise n’importe quoi. Elle est tout à fait consciente que son texte sera, en principe, lu. Sur scène, c’est autre chose.Suite

Josephine. A Musical Cabaret
@ Segal Centre

CRITIQUE.
[ Scène ]

★★★★ ½

texte
Élie Castiel

 

Sexy interdit

 

En Europe, en Afrique du Nord et un peu partout dans d’autres pays du Sud, on la connaissait depuis toujours. En Amérique du Nord, territoire plus enclin aux expériences locales, moins, sauf dans les milieux culturels alternatifs… et dû aussi au fait que l’artiste appartenait à la communauté noire, subissant une ségrégation sans bornes dans une Amérique blanche raciste qui, en partie, sévit encore aujourd’hui. Au Canada, et plus particulièrement au Québec, la latinité de la population s’avérait plus curieuse de connaître davantage sur l’artiste, bien que les recommandations de l’Église catholique, à l’époque très influente, aient joué un rôle déterminant pour calmer les ardeurs.

Quoi qu’il en soit, le Centre Segal s’est vaillamment organisé pour que la mémoire de Joséphine Baker refasse surface. Après un passage fort remarqué au Montreal Fringe Festival (et bien avant au Winnipeg Fringe Festival), évènements voués à une clientèle, majoritairement, alternative, la version-Segal a ceci de particulier qu’elle se donne des moyens plus proches de Broadway, pour épater, à juste titre, la galerie.

Crédit : Leslie Schachter

Suite

Libya.
@ Usine C

 

CRITIQUE.
[ Danse ]

★★★★

texte
Élie Castiel

 

Seul spectacle que nous avons choisi dans le cadre du FTA 2023. Sans aucun doute, spirituel, et l’un des plus inusités. Le chorégraphe en chef est de Marrakech, Maroc, et son sens artistique de la mémoire repose sur un retour aux sources d’une culture millénaire.

Radouan Mriziga
Crédit : Bea Borgers

Du lever

au coucher

du soleil

Dans sa conception de Libya, soutenue également par l’apport des huit danseuses et danseuses, Radouan Mriziga joue notamment sur la corporalité, sur sa matérialité, notamment celle des hommes. Car les femmes, elles, dès le départ de cette œuvre ésotérique, insondable pour les Occidentaux, prennent une part entière, assumée dans ce jeu entre le sensuel et le spirituel, entre l’effort fourni et le laisser-aller, dans ce mélange des formes de la représentation.Suite

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