L’orangeraie

CRITIQUE.
[ ART LYRIQUE ]

★★★★

texte
Élie Castiel

Territoires interdits

   Au pupitre, la cheffe Lorraine Vaillancourt exprimait quelque chose qui a à voir avec l’extase de succomber à une musique venue d’ailleurs, comme si cette expérience avec l’orchestre de musiciennes et de musiciens se voulait un cadeau tombé du ciel. Et pour cause, les tonalités musicales telles qu’émises par le canado-libanais Zad Moultaka, qu’on pourrait sans faire trop cliché, considérer comme le Wajdi Mouawad de la musique, partagent une somptueuse intégration des notes lyriques dans le social et le politique, rythmes soutenus se détachant parfois pour devenir plus sereins, pour reprendre ensuite leurs caractères tragiques. Des va-et-vient incessants entre le réalisme quotidien et l’irréversible, lui plus théâtral.

Mais lorsque le drame est issu, justement, du quotidien, comme le manifeste le texte du prodigieux Larry Tremblay, la cause est encore plus indéniable. Pas seulement une cause, mais une proposition offerte aux spectateurs de revoir l’Histoire des sociétés, de leurs rapports à tout ce qui se passe dans le monde. Et de punir la guerre car elle n’a jamais de raison d’être.Suite

Alan Lake Factori(e)

CRITIQUE.
[ Danse ]

★★★ ½

texte
Élie Castiel

L’effritement des parades

   Trois mouvements qui finissent par s’amalgamer en une finale qui donne du sens à cette nouvelle création d’Alan Lake, avec la plénière complicité de ses interprètes faut-il ajouter ; pour une raison bien simple, autant Odile-Amélie Peters, Fabien Piché que David Rancourt ou Esther Rousseau-Morin contribuent individuellement, dans leur coin, mais que ça ne paraisse pas trop car tous et toutes nourri.es de ce sentiment de partage et encore mieux de correspondance.Suite

Embrasse

CRITIQUE.
[ SCÈNE ]

★★★★

texte
Élie Castiel 

La confusion des attachements

         Résister à une pièce de Michel Marc Bouchard est une hérésie. Découvrir Eda Holmes, la grande Dame du Centaur, comme metteure en scène dans une pièce en français, est une nécessité pour qui s’intéresse à l’art dramatique.

Et finalement, retourner au théâtre comme avant la pandémie est un acte libérateur. Ce sentiment inexplicable de voir une salle comble (ou presque) respirer au rythme de ce qui se passe sur scène. Quelque chose qui a à voir avec la création, un récit simple fait de cris, de brimades, de remises en question, d’amour filial, de complexe d’Oedipe caractérisé par cet amour entre la création artistique et le dévouement.Suite

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