Danses buissonnières 2021
CRITIQUE.
[ Danse ]
★★★ ½
texte
Élie Castiel
Trois courtes chorégraphies constituent le programme de cette édition de «Danses buissonnières», spectacle d’ouverture de la saison 2021-2022 à Tangente, un des lieux de créations alternatives en ce qui a trait à la danse contemporaine.
En huit minutes, Godlin, du chorégraphe Jontae McCrory, expose plusieurs thèmes comme la rencontre, les revendications sociales, le geste instinctif, l’incessant rapport entre le corps et l’espace, endroit où tout se saborde, se crée et devient comme un sanctuaire de tous les possibles, voire même impossibles. La vidéo diffusée est une course vers l’autre, un face-à-face masculin des plus sensuellement évoqué – si ce n’est pas ça, c’est quoi alors? – Le spectateur hésite entre l’écran et l’espace dansé. Provocation de la part de McCrory ou pure intention pour que le regard du public puisse naviguer autour des discours choisis, le politique, le social, l’individuel. En fin de parcours, une courte chorégraphie plus proche du geste désincarné que de la chorégraphie. Nos recherches indiquent que les origines de Godlin viennent de « Gift of God », ou cadeau de Dieu. Peut-être que c’est ainsi que se cache le mystère de cette œuvre inusitée.
Manipuler le corps par consonnes et voyellesSuite
