Côté Danse
@ Place des Arts

CRITIQUE
[ Danse ]

Élie Castiel

★★★★

 

Crédit : Sacha Onyschenko

Les troublants jeux d’éclairages y sont pour quelque chose dans cette chorégraphie sur les changements climatiques telle que créée par l’incontournable Guillaume Côté, artiste de la capitale nationale. La métaphore politique, par le biais de la danse, prend des allures d’apaisement malgré la gravité du sujet. Côté ne désespère pas ; au contraire, ses interprètes, totalement immergés dans un espace-danse qui ne laisse aucun recours aux velléités extérieures, ne jurent que par le mouvement, le rythme, le plaisir de danser, conscient, faut-il en convenir, du thème dont il est question, mais également submergés par un esprit d’équipe, ou mieux dit, d’un rapport de force entre la proposition du chef-chorégraphe et leur propre interprétation.

Carmin

profondSuite

Les passages de Garro
@ TNM (Salle Réjean-Ducharme)

CRITIQUE
 [ Scène ]

Élie Castiel

★★★

Faut-il tout encenser, qu’il s’agisse d’un film, d’un spectacle sur scène ou tout ce qui nous passe par la tête dans le domaine de la culture ? Pour encourager la création ou encore ne pas trop tenir compte des légères failles observées par-ci, par-là et qu’une partie de l’auditoire ne remarque même pas.

Avec Les passages de Garro, nous découvrons, du moins en ce qui nous concerne, la voix de Margarita Herrera Domínguez, autre parce que migrante, mais intégrée dans la québécitude d’aujourd’hui, de plus en plus frontale, exerçant une pression comme jamais auparavant pour inscrire sa particularité à jamais, sans menace extérieure. Geste politique.

Se produire au TNM, certes dans la salle intime, mais peu importe. C’est un grand pas lorsqu’il est question de franchir les portes d’une grande institution théâtrale montréalaise qui, entre autres lieux culturels du même type, projette cette soif d’exister devenue modus operandi idéologique.

Cris

de

femme(s)Suite

Hosanna ou La Shéhérazade des pauvres
@ TNM (Salle Gascon-Roux)

CRITIQUE
[ Scène ]

Élie Castiel

★★★★

 

« Je vais te raconter une
histoire : La mienne.
»
Crédit : Yves Renaud

Pour le dramaturge prolifique d’une certaine mouvance sociale québécoise, la vernaculaire, celle des classes sociales non perverties aux faux comportements externes de la bourgeoisie d’ici qui, dans le privé des chaumières, font éclater leurs origines dans la ferveur la plus décomplexée. Une nouvelle Hosanna, tant de fois vue et adulée dès ses créations, dans le temps du regretté André Brassard, même traduites dans la langue de Shakespeare.Suite

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