André-Philippe Gagnon : Remasterisé
@ Place des Arts
CRITIQUE
[ Scène ]
Élie Castiel
★★★
La nostalgie
est toujours
ce qu’elle était
La jeune soixantaine, toujours prêt à épater la galerie, et elle intarissable cette galerie, du moins si on observait de près l’assistance composée, bien sûr, de ceux qui l’ont déjà vu dans le passé, mais aussi de nombreux jeunes venus voir de quoi était fait ce phénomène dont on a tant parlé.
Une chose est certaine, néanmoins. Gagnon persiste et signe, pas encore prêt à quitter la scène. Imitateur classique ? Peut-être bien que oui, à l’époque, de belles envolées lyriques qui lui ont valu ses titres de noblesse dans le milieu. Pratiquement, il était le seul à faire ce genre de pirouettes artistiques. Sur ce point, aucun autre compétiteur.
Aujourd’hui, quarante ans plus tard, il reprend les mêmes thèmes, se moque tendrement de ses victimes politiques ou culturelles (surtout), notamment, du moins en ce qui concerne cette Première médiatique montréalaise, des chanteurs surtout, des anglophones majoritairement pour la moindre raison que hors-Montréal, ses tournées l’ont été aux États-Unis et un peu partout en Europe.
Gagnon imite comme il respire. Il racontera de quelle façon il a commencé, très jeune, à mimer. Les cartoons vus à la télévision, bon départ familial qui lui ouvre les portes, petit à petit, de la renommée.Suite


