André-Philippe Gagnon : Remasterisé
@ Place des Arts

CRITIQUE
[ Scène ]

Élie Castiel

★★★

La nostalgie

est toujours

ce qu’elle était

La jeune soixantaine, toujours prêt à épater la galerie, et elle intarissable cette galerie, du moins si on observait de près l’assistance composée, bien sûr, de ceux qui l’ont déjà vu dans le passé, mais aussi de nombreux jeunes venus voir de quoi était fait ce phénomène dont on a tant parlé.

Une chose est certaine, néanmoins. Gagnon persiste et signe, pas encore prêt à quitter la scène. Imitateur classique ? Peut-être bien que oui, à l’époque, de belles envolées lyriques qui lui ont valu ses titres de noblesse dans le milieu. Pratiquement, il était le seul à faire ce genre de pirouettes artistiques. Sur ce point, aucun autre compétiteur.

Aujourd’hui, quarante ans plus tard, il reprend les mêmes thèmes, se moque tendrement de ses victimes politiques ou culturelles (surtout), notamment, du moins en ce qui concerne cette Première médiatique montréalaise, des chanteurs surtout, des anglophones majoritairement pour la moindre raison que hors-Montréal, ses tournées l’ont été aux États-Unis et un peu partout en Europe.

Gagnon imite comme il respire. Il racontera de quelle façon il a commencé, très jeune, à mimer. Les cartoons vus à la télévision, bon départ familial qui lui ouvre les portes, petit à petit, de la renommée.Suite

Chevaliers
@ Pointe-à-Callière

ÉVÈNEMENT
[ Exposition ]
rapporté par
Luc Chaput

★★★ ½

EN QUELQUES MOTS
Le statut de chevalier à compter du Moyen-âge tel que vu à partir des collections du musée Stibbert de Florence.

 

Persistances

Crédit : Musée Pointe-à-Callière

Lors de l’inauguration du Parlement à Ottawa cette semaine, le sergent d’armes portera la masse et la placera sur la table au centre de la Chambre des Communes en face du siège du président d’où le roi Charles lira le discours du trône. Une masse d’armes dans sa version plus militaire fait partie de la riche exposition présentée cet été au musée de Pointe-à-Callière (https://pacmusee.qc.ca/fr/expositions/detail/chevaliers/).Suite

For the Pleasure of
Seeing Her Again
@ Centaur

CRITIQUE
[ Scène ]
Élie Castiel

★★★★

Mater

amatísima

Quelque chose de fusionnel.
Crédit : Centaur

À l’époque, le joual, non pas comme un acte de provocation envers une bourgeoisie canadienne-française qui joint les rangs des beaux-quartiers et qui suit surtout une littérature française et les classiques de la scène, mais comme la revendication d’un peuple, mieux encore, la voix intérieure d’une partie de l’âme collective, rebaptisée par la suite québécoise, prête à s’affirmer ouvertement, sans fard, mais à coups de proses quasi poétiques, d’accents musicaux qui rythment le quotidien ; en quelque sorte, un réquisitoire dans lequel il n’existe ni plaignants ni accusés.

Car tout se passe dans la chaleur de la langue qui, avec Tremblay, à travers le temps, s’établit, résiste et emporte l’adhésion de la majorité de ceux et celles de la scène culturelle et littéraire.

Encore une fois si vous permettez, une œuvre à part ; dans ce titre, comme si l’auteur nous demandait l’autorisation de parler de lui, de justifier la fusion ambiguë qu’il entretient avec sa mère, dans un sens, pilier de la Nation qu’est le Québec.Suite

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