Fantasia 2020 [ Première partie ]

ÉVÈNEMENT
[ Les Documentaires ]

 

Derrière

             l’image

texte
Luc Chaput

Dans le nord du Mexique à Tijuana, sur un boulevard, des lutteurs attendent la lumière rouge. Ils présentent alors un court combat et ramassent ensuite une obole de certains automobilistes. Un d’entre eux est l’acteur David Arquette qui s’est astreint à un entraînement pour devenir finalement le lutteur qu’il a toujours voulu être.

Suite

For the Daemon

SUCCINCTEMENT
Journaliste, playboy (existent-ils encore?), amoureux de son travail, Cordt devient bientôt la cible d’une horde de femmes qui veulent changer le (dés)ordre du monde.

Brieuc Le Meur

CRITIQUE.
[ INÉDIT ]

texte
Élie Castiel

★★★ ½

Déjà, dans ses nombreux courts clips disponibles sur Vimeo, Brieuc Le Meur se montre d’une audace subliminale. Il n’hésite pas à accorder au texte autant d’importance qu’à l’image. La femme devient, si l’on observe attentivement, un des sujet principaux de ses propositions. Un cinéaste qu’on découvre par le bout indiscret de la lorgnette. Dans l’un d’eux, In the Club, il se met manifestement en scène. Bouleversant.

C’est un essai filmique inusité, intemporel, conceptuel dans sa forme, secouant de tous côtés les règles du cinéma pour, finalement, se donner le courage d’être tourné librement, sans contraintes, amalgamant passion du cinéma, fantasmes (masculins), abordant le thème, aujourd’hui si abusif, du rapport hommes/femmes à une époque post-#MeeToo. Mais dans le cas de For the Daemon, c’est tout autre chose.

L’homme

qui fuyait les femmesSuite

Different Stars : A Reckoning with Time, Trauma and Circumstance

SUCCINCTEMENT
En quarantaine dû à la COVID-19, un homme gai se souvient de sa première rupture et revoit les fantômes d’un passé pas très lointain, mais qui parfois, traverse les époques.

CRITIQUE.
[ Théâtre musical confiné ]

texte
Élie Castiel

★★★ ½

La traduction simple, facile du mot « Reckoning » en français est « calcul », mais dans le contexte de la création de Karl Saint Lucy, artiste de la scène LGBT new-yorkaise, le terme s’applique à la notion de bilan; justement, faire le compte-rendu d’une vie suite à une peine amoureuse. Comment suivre la mouvance quotidienne sans se faire mal? Comment altérer ses journées pour faire en sorte qu’elles ne deviennent pas des enclaves de souffrance, d’aliénation et de détresse psychologique.

La création semble être le remède à tout. Ils sont deux, Saint Lucy lui-même et James Jackson Jr., accompagnés de deux comédiennes, Victoria Huston-Elem et Danielle Buonaiuto. Tous des artistes de ce qu’on pourrait appeler la nouvelle « movida new-yorkaise LGBT ». Un dénominateur commun à toutes les tendances théâtrales émergentes dans le monde occidental – et New York, comme Montréal ou ailleurs, ne sont pas épargnés – la nouvelle norme est de parler de soi, de faire ressortir ses angoisses, d’inventer des trucs pour finalement se libérer sans l’aide de psychologues à l’ancienne.

Braver la tempête

                  en temps de criseSuite

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