RÉSUMÉ SUCCINCT
Obsédée par la disparition de sa sœur, une femme s’engage dans une quête désespérée qui la conduit au cœur d’un mystère terrifiant orchestré par un mal insaisissable.
SANS COMMENTAIRES
FICHE TECHNIQUE PARTIELLE Réalisation Chris Stuckmann
Genre(s) Suspense occulte Origine(s) États-Unis Année : 2024 – Durée : 1 h 31 min Langue(s) V.o. : anglais Shelby Oaks
Chris Stuckmann
Dist. @ Entract Films Contact @ [ Elevation Pictures ]
RÉSUMÉ SUCCINCT Portrait du célèbre musicien-chanteur au moment de la sortie de son disque Nebraska.
ANGLE | CRITIQUE | Luc Chaput
★★★½
Sur des
routes
vicinales
Un soir, à la sortie d’une petite salle de concert du New Jersey dans laquelle il vient de jouer avec des collègues, un musicien reconnu rencontre une jeune femme. Bruce Springsteen, surnommé The Boss par son groupe, vient de terminer il y a peu une tournée épuisante d’un grand nombre de concerts. Vivant seul dans une maison au bord de l’eau dans cette campagne près de New York, il gratte sa guitare et écrit quelques phrases. La présentation inopinée de Badlands de Terrence Malick à la télévision ouvre les portes d’une histoire qui a des échos avec la sienne. Le scénario du cinéaste, par ailleurs auteur du renommé Crazy Heart, d’après le livre de Warren Zanes, reconfigure en images cette période de création, de ressourcement et d’affrontements difficiles avec les vieux démons de l’enfance que deux extraits deNight of the Hunterde Charles Laughton rappellent directement et symboliquement.
L’enregistrement sur simples cassettes audio de ce son brut très country dans le sens terrien du terme de ces poèmes est décrit par le menu. Cela tourne à de dures discussions au studio et dans une séquence mémorable dans laquelle la maîtrise technique de certains réussit à reproduire à l’identique l’artisanat de cet art volontairement écru. Des courtes présences d’hommes âgés dans des diners renvoient à la fois à la figure paternelle mais aussi aux damnés de la terre trop souvent oubliés.
Jeremy Strong, en tant que Jon Landau, ami, confident et producteur protecteur, construit un protagoniste à l’opposé du maléfique Roy Cohn qu’il avait récemment brillamment incarné. Cette plongée très dense par moments dans les allers-retours complexes qui relient un artiste à ses origines constitue un complément important à A Complete Unknown sur les débuts de Bob Dylan.
Le réalisateur Cooper se permet également de suivre des méandres dans cette chronique d’une célébrité aux prises avec une dépression. Jeremy Allen White engrange, de son aspect physique, de sa démarche et de sa voix, assez de grain à moudre pour amenuiser souvent la distance entre un Bruce jeune et lui. Jeremy Strong, en tant que Jon Landau, ami, confident et producteur protecteur, construit un protagoniste à l’opposé du maléfique Roy Cohn qu’il avait récemment brillamment incarné. Cette plongée très dense par moments dans les allers-retours complexes qui relient un artiste à ses origines constitue un complément important àA Complete Unknownsur les débuts de Bob Dylan.
FICHE TECHNIQUE PARTIELLE Réalisation Scott Cooper
Scénario : Scott Cooper; d’après le livre de Warren Zanes, Deliver Me from Nowhere: The Making of Bruce Sprinsteen. Direction photo : Masanobu Takayanagi. Montage : Pamela Martin. Musique : Jeremiah Fraites.
Genre(s) Drame musical biographique Origine(s) États-Unis Année : 2025 – Durée : 1 h 59 min Langue(s) V.o. : anglais & Version française Springsteen : Délivrez-moi de nulle part
Scott Cooper
Dist. @ Buena Vista Canada Contact @ [ 20th Century Studios ]
RÉSUMÉ SUCCINCT Un ancien étudiant en histoire de l’art organise un vol de tableaux.
En toute conscience.
ANGLE de | PERSPECTIVE |
Luc Chaput
★★★
Lignes
de
fuite
Le matin, dans une ferme de la Nouvelle-Angleterre, Maude, la conjointe d’un professeur, signale à James que son séjour en ces lieux tire à sa fin. Nous sommes en octobre 1970 et la cinéaste Kelly Reichardt prend un grand soin à reproduire dans les décors et les costumes d’Amy Roth aux tons fades, et dans le traitement de l’image par Christopher Blauvelt, cette esthétique vécue alors quotidiennement et ce même dans les marges du cadre avec ces extraits à la télé, les titres des journaux et les affiches sur les murs.
James Mooney est un menuisier-ébéniste peu rémunéré, qui fréquente le musée de la municipalité. Il échafaude un plan de vol de peintures abstraites aux couleurs vibrantes peu surveillées par le personnel. Le choix des complices a été fait nonchalamment. Un regard ironique sous-tend le scénario de la réalisatrice sur ce quidam, spécialement dans ses relations avec ses deux garçons.
Tableau d’une société prise aussi dans les bouleversements provoqués par la guerre du Vietnam.
L’amitié qui irriguait les œuvres précédentes de la cinéaste (First Cow) et y permettait de faire face à la vie est remplacée par un isolement de plus en plus grand du protagoniste qui, au fil de sa fuite, prend de mauvaises décisions malgré les conseils reçus. Josh O’Connor, dans une variation plus sombre de son personnage d’archéologue pilleur de tombes dans La chimerad’Alice Rohrwacher, incarne la constante cheville ouvrière au centre de ce tableau d’une société prise aussi dans les bouleversements provoqués par la guerre du Vietnam.
FICHE TECHNIQUE PARTIELLE Réalisation Kelly Reichardt
Scénario : Kelly Reichardt. Direction photo : Christopher Blauvelt. Montage : Kelly Reichardt. Musique : Rob Mazurek.
Genre(s) Drame Origine(s) États-Unis Année : 2025 – Durée : 1 h 50 min Langue(s) V.o. : anglais; s.-t.f. Le stratège
Le maître d’œuvre
Kelly Reichardt
Dist. @ Films Service Supérieur Contact @ [ MUBI ]