Sense and Sensibility
P R I M E U R
Sortie
officielle
Vendredi 16 octobre 2026
Au siècle dernier en Angleterre, à la suite du décès de leur père, les soeurs Dashwood et leur mère sont contraintes de réduire drastiquement leur train de vie et de quitter leur propriété pour s’exiler à la campagne.
ANGLE
| CRITIQUE |
texte : Élie Castiel
★★★
Sense and Sensibility est un film délicat, dans lequel Georgia Oakley, par les temps qui courent, ose se replonger avec brio dans le récit classique. Dès lors, sommes-nous en mesure de comparer sa version à celle d’Ang Lee, dont on attend d’ailleurs le retour sur grand écran ? L’exercice serait injuste, puisque les deux versions touchent profondément à l’esprit de la romancière et femme de lettres anglaise Jane Austen. Leurs approches différentes ouvrent autant de pistes narratives et formelles qu’elles susciteront des réactions multiples selon le rapport au cinéma de chacun.
Les déboires des Dashwood
Même si le film d’Ang Lee nous avait laissé, à l’époque, un sentiment de plénitude, d’accomplissement et surtout de profonde compréhension de la littérature classique, force est de constater que le classicisme de Oakley parvient, par sa volonté de faire vivre chaque instant et de laisser respirer ses personnages, à orchestrer avec une grâce accomplie les étapes de cette histoire d’amour.

Une attirance qui ne se concrétise pas imméditement malgré les apparences.
Époque oblige, on cherche à voir si un certain féminisme traverse ce nouveau long métrage. À première vue, il paraît absent. Pourtant, dès que les personnages féminins se retrouvent, par la force des circonstances, chassés de leur demeure d’origine à la mort de leur père et contraints de s’installer à Londres, ils prennent d’assaut leur condition de femmes. Elles souffrent face à l’insécurité et à l’esprit volage de leurs prétendants — c’est le contexte historique qui l’exige — mais, dans le même temps, elles établissent leurs propres règles.
On notera bien quelques petites failles : le duel entre Brandon et Willoughby, par exemple, paraît venir d’on ne sait où. Le dénouement de cet acte, qu’on ne vous dévoilera pas, constitue probablement l’un des effets de mise en scène un peu maladroits du film, sans pour autant gâcher l’ensemble.
Cette réussite repose aussi sur un casting de choix. Les comédiens et les comédiennes, totalement investis, donnent chacun et chacune à leur personnage une aura de mystère. De plus, la fidélité de l’adaptation face au roman ne se constate pas seulement à travers l’écriture des personnages, mais également dans la direction photographique d’Arnaud Pottier, d’une splendeur magnifique. Car, dans un sens, la nature environnante n’influence-t-elle pas la psychologie et l’évolution des protagonistes ?
On notera bien quelques petites failles : le duel entre Brandon et Willoughby, par exemple, paraît venir d’on ne sait où. Le dénouement de cet acte, qu’on ne vous dévoilera pas, constitue probablement l’un des effets de mise en scène un peu maladroits du film, sans pour autant gâcher l’ensemble.
FICHE TECHNIQUE PARTIELLE
Réalisation
Georgia Oakley
Scénario : Diana Reis; d’après le roman de Jane Austen. Direction photo : Arnaud Potter. Montage : Izabella Curry. Musique : Roger Goula.
Genre(s)
Drame sentimental
Origine(s)
États-Unis / Grande-Bretagne
Année : 2026 – Durée : 2 h 12 min
Langue(s)
V.o. : anglais & Version française
Raison et sentiments
Distributeur
Universal Pictures
Contact info.
[ Focus Features ]
Diffusion
Cineplex

Georgia Oakley
Crédit : @ IMDb
Classification
Visa GÉNÉRAL
[ Tous publics ]
ÉTOILES FILANTES
★★★★★ Exceptionnel. ★★★★ Très Bon. ★★★ Bon.
★★ Moyen. ★ Sans intérêt. 0 Nul.
½ [ Entre-deux-cotes ]

On notera bien quelques petites failles : le duel entre Brandon et Willoughby, par exemple, paraît venir d’on ne sait où. Le dénouement de cet acte, qu’on ne vous dévoilera pas, constitue probablement l’un des effets de mise en scène un peu maladroits du film, sans pour autant gâcher l’ensemble.


