Les jours parfaits

 PRIMEUR
Sortie prévue
Vendredi 16 février 2024

RÉSUMÉ SUCCINCT.
Portrait d’un ouvrier tokyoïte.

 

CRITIQUE
Luc Chaput

★★★ ½

Au fil du temps urbain

 

Un préposé au nettoyage trouve une feuille de jeu de tic-tac-toe dans un endroit caché. Il décide de répondre au défi puis remet le document à la même place.

Le cinéaste allemand Wim Wenders a une relation privilégiée avec le Japon y ayant séjourné et réalisé deux documentaires, Tokyo-Ga sur Ozu et un autre sur le couturier Yohji Yamamoto, Notebook on Cities and Clothes (Aufzeichnungen zu Kleidern und Städten). 

Pour ce scénario coécrit avec un auteur japonais, il met en scène de manière documentaire une fiction sur un ouvrier qui s’appelle d’ailleurs Hirayama, portant le même patronyme que le personnage principal dans Voyage à Tokyo (Tōkyō monogatari) de ce maître nippon du 7e art.

Hirayama travaille avec conscience et exactitude au nettoyage des récentes et remarquables toilettes publiques dessinées par des architectes célèbres et qui apportent leur lot d’aisance bienvenue dans le quartier touristique central de Shibuya. Hirayama dans ce labeur est prévenant et montre une attention particulière aux quidams qu’il croise au fil de sa journée. L’importance des arbres est aussi mise en évidence par le personnage du sans-abri qui en embrasse un dans le parc que le protagoniste visite quotidiennement pour sa pause-midi. Il y prend d’ailleurs avec un appareil des photos des jeux d’ombre de la canopée. 

La meilleure façon de pouvoir dormir.

Dans cette vie de solitude assumée, des événements que nous tairons en viendront bouleverser quelque peu le cours montrant d’autres facettes de cette vie qui semble réglée comme du papier à musique et à laquelle des chansons rock américaines écoutées sur cassettes rajoutent une teinte différente.

Avec ce road-movie urbain, le cinéaste allemand, après Anselm sur le disert peintre, nous livre un autre regard sur la nécessaire place du beau dans notre vivre ensemble.

La cinématographie de Franz Lustig cadre en 1.33 les banalités de la vie, les rencontres inopinées ou régulières et embrasse les grandes perspectives dont celle dans laquelle se déploie la fameuse tour SkyTree. Le paysage le plus émouvant est pourtant le visage, la dégaine et les expressions de Kōji Yakusho qui insuffle simplement une grande humanité à cet homme peu loquace. 

Avec ce road-movie urbain, le cinéaste allemand, après Anselm sur le disert peintre, nous livre un autre regard sur la nécessaire place du beau dans notre vivre ensemble.

FICHE TECHNIQUE PARTIELLE
Réalisation

Wim Wenders

Scénario
Wim Wenders, Takuma Takasaki
Direction photo
Franz Lustig

Montage
Toni Froschhammer
Musique
[ Divers morceaux du répertoire
pop anglophone et japonais ]

Wim Wenders

Genre(s)
Drame sentimental
Origine(s)
Allemagne / Japon
Année : 2023 – Durée : 2 h 05 min
Langue(s)
V.o. : japonais; s.-t.f. ou s.-t.a.

Perfect Days
Seisō-in no shizukana hibi
The Quiet Days of a
Cleaning Worker

Dist. [ Contact ] @
Entract Films
[ Elevation Pictures ]

Diffusion @
Cinéma Beaubien
 Cinéma du Parc
 Cineplex

Classement
Visa GÉNÉRAL

ÉTOILES FILANTES
★★★★★ Exceptionnel. ★★★★ Très Bon. ★★★ Bon.
★★ Moyen. ★ Sans intérêt. 0 Nul.
½ [ Entre-deux-cotes ]

Bob Marley: One Love

 

PRIMEUR
Sortie prévue
Mercredi 14 février 2024

RÉSUMÉ SUCCINCT.
Portrait biographique de l’icône du reggae.

CRITIQUE
Luc Chaput

★★ ½

Héraut musical

 

Dans une rue de la capitale de la Jamaïque, un jeune groupe musical est mal accueilli à l’entrée d’un studio d’enregistrement. Quelques minutes plus tard, leur interprétation de Simmer Down leur ouvre la voie et dit déjà aux gangs de baisser le ton et la colère.

Le plus jeune de ses membres deviendra le plus célèbre, Bob Marley, un chantre de la musique reggae et une icône de ce qu’on appelle maintenant la World Music. Ce long métrage se concentre sur les deux années charnières de son existence de 1976 à 78 et sur les bouleversements qui agitent alors son pays. Le scénario écrit par plusieurs personnes emboutit des retours en arrière explicatifs avec de plus longues plages sur la période de création de l’album Exodus qui conduit à la célébrité mieux assumée par Marley que par certains autres.

Un nouveau son est finalement créé.

La mise en scène de Reinaldo Marcus Green (King Richard) est anémique spécialement lors de l’attentat mais mieux réussie dans les sessions de préparation de chansons dans les studios et dans les interactions entre peu de personnes. Les deux concerts n’atteignent pas dans cet écrin l’embrasement électrique que fournit des captations disponibles par ailleurs.

Cette fiction biographique est d’ailleurs beaucoup moins captivante que le documentaire Marley de Kevin Macdonald (2012) pourtant aussi sous l’influence des héritiers de Robert Nesta Marley.

Kingsley Ben-Adir, louangé pour son Malcolm X dans One Night in Miami, ressemble à son modèle par à-coups alors que Lashana Lynch amène fermeté et compassion à son rôle de l’épouse et choriste Rita. Le changement de niveaux de langage et d’accents aurait mérité des sous-titres tout au moins en français. Cette fiction biographique est d’ailleurs beaucoup moins captivante que le documentaire Marley de Kevin Macdonald (2012) pourtant aussi sous l’influence des héritiers de Robert Nesta Marle

FICHE TECHNIQUE PARTIELLE
Réalisation

Reinaldo Marcus Green

Scénario
Terence Winter, Frank E. Flowers
Zach Beylin,  Reinaldo Marcus Green
Direction photo
Robert Elswit

Montage
Pamela Martin
Musique
Kris Bowers

Reinaldo Marcus Green

Genre(s)
Drame biographique
Origine(s)
États-Unis
Année : 2024 – Durée : 1 h 47 min
Langue(s)
V.o. : anglais & Version française

Bob Marley : One Love

Dist. [ Contact ] @
Paramount Pictures
[ Incendo Media ]

Diffusion @
Cineplex

Classement
Visa GÉNÉRAL
[ Déconseillé aux jeunes enfants ]

ÉTOILES FILANTES
★★★★★ Exceptionnel. ★★★★ Très Bon. ★★★ Bon.
★★ Moyen. ★ Sans intérêt. 0 Nul.
½ [ Entre-deux-cotes ]

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