Ru

PRIMEUR
Sortie
Vendredi 24 novembre 2023

RÉSUMÉ SUCCINCT.
La vie d’une jeune Vietnamienne, Tihn, qui après une dangereuse traversée en mer et un séjour dans un camp en Malaisie, est acceptée avec sa famille en tant que réfugiés au Canada.

CRITIQUE
Luc Chaput

★★★ ½

 

Mémoires vives

 

Dans un magasin, Normand montre à Minh un grille-pain et lui en décrit l’utilité. L’accompagnateur tente de faire baisser le prix d’achat. Le réfugié est sceptique mais l’achète.

Le départ des troupes américaines du Sud-Vietnam en avril 1975 avec ses séquences de personnes se cramponnant aux hélicoptères sur le toit de l’ambassade à Saïgon et ses récits dérangeants des odyssées de boat people créèrent une onde de choc qui facilita l’accueil de réfugiés indochinois, entre autres, au Québec.

Se tenir droite pour collecter la mémoire.

Tinh arrive donc en hiver avec ses parents et ses deux frères cadets dans une petite ville. La mise en scène de Charles-Olivier Michaud, après des travellings et des plans rapprochés, élargit la perspective lors de la soirée de bienvenue à la salle communautaire avec ses courts discours et ses tables de nourriture. La jeune fille parle très peu mais dépose son regard sur des moments, des personnes et des incongruités qui s’imprimeront plus ou moins dans sa mémoire.

Le montage de Claude Palardy alterne les séquences au Vietnam d’avant la chute avec sa belle maison avec l’arrivée dans un appartement qu’il faut meubler et aménager. Les échanges courtois puis amicaux entre la famille d’accueil et l’immigrante donnent lieu à des épisodes plus cocasses.

La réalisation du cinéaste accompagne Tinh à laquelle Chloé Djandji apporte son étonnant talent si précoce dans cette découverte d’un ailleurs. Il égrène un collier d’images fortes dans une riche bande-son alliant la découverte de la beauté à la rencontre de bonheurs petits et grands.

Le scénario de Jacques Davidts, adaptant le célèbre roman autobiographique de Kim Thúy, élargit le nombre de témoignages sur l’hier éloigné et de représentations sur le maintenant dans lequel la vie quotidienne apporte son lot d’enseignements à l’école et dans les contacts avec les autres.

La caméra de Jean-François Lord plonge sur des gens s’agrippant à une échelle métallique qui devient par un effet fluide de montage une contre-plongée vers un petit bateau entouré de nageurs. La réalisation du cinéaste accompagne Tinh à laquelle Chloé Djandji apporte son étonnant talent si précoce dans cette découverte d’un ailleurs. Il égrène un collier d’images fortes dans une riche bande-son alliant la découverte de la beauté à la rencontre de bonheurs petits et grands.

FICHE TECHNIQUE PARTIELLE
Réalisation

Charles-Olivier Michaud

Scénario
Jacques Davidts. Avec la collaboration
de Charles-Olivier Michaud.
D’après le roman de Kim Thúy
Direction photo
Jean-François Lord

Montage
Claude Palardy
Musique
Michel Corriveau

Charles-Olivier Michaud

Genre
Drame

Origine
Canada [Québec]
Année : 2023 – Durée : 1 h 57 min
Langue
V.o. : français, vietnamien; s.-t.f ou s.-t.a.

Ru

Dist. [ Contact ] @
Immina Films
[ Amalga ]

 

Diffusion @
Cinéma Beaubien
 Cineplex

Classement
Visa Général
[ Déconseillé aux jeunes enfants ]

ÉTOILES FILANTES
★★★★★ Exceptionnel. ★★★★ Très Bon. ★★★ Bon.
★★ Moyen. ★ Sans intérêt. 0 Nul.
½ [ Entre-deux-cotes ]

Saltburn

PRIMEUR
Sortie
(depuis) Mercredi 22 novembre 2023

RÉSUMÉ SUCCINCT.
L’étudiant Oliver Quick, qui peine à trouver sa place à l’université d’Oxford, se retrouve entraîné dans le monde du charmant et aristocratique Felix Catton qui l’invite à Saltburn, le vaste domaine de sa famille excentrique, pour un été qu’il n’oubliera pas de sitôt.

CRITIQUE
Élie Castiel

★★★ ½

L’ange

exterminateur

Ou bien encore, « le charme désuet de l’aristocratie », où des membres de cette caste privilégiée qui, pour la circonstance, sont installés dans le domaine Saltburn, lieu des touts et des riens où la dolce farniente semble à l’ordre du jour et les malheurs qui arrivent à certains membres de cette étrange  famille ne semblent pas affecter quiconque.

Et lorsque Oliver, issue d’une classe sociale ouvrière, ou du moins passablement défavorisée, arrive dans les lieux, invité par un ami d’université (il a eu tout de même eu droit à une bourse d’étude), les choses se compliquent avec une légèreté aux multiples failles.

Oliver est amoureux, ou du moins on le pense, de Felix Catton, celui par qui le péché existe et à qui on donnerait le bon Dieu sans confession. Le beau jeune hommes est issu de ces familles qui ne semblent exister que dans certaines fictions littéraires ou cinématographiques. Sont convoqués, Patricia Highsmith, pour les romans, Pier Paolo Pasolini pour le cinéma, particulièrement celui de Teorema.

Une imprudence subtilement assumée.

Les privilèges et ceux et celles qui y ont droit; le désir qu’éprouvent ceux qui n’ont en pas; la sexualité qui s’offre et qui se retient, la perversité comme acte politique de revendication sociale, de lutte de classe,. Oliver (magistral Barry Keoghan) se reconnaît dans ce mélange de passions, d’émotions confuses et de totale désengagement social, même si tous les efforts sont faits pour montrer une personnalité ajustée.

La cinéaste de Promising Young Woman (Une jeune femme pleine de promesses) que, faute de temps, nous n’avions pas couvert, opte cette fois-ci, intentionnellement, pour une mise en scène de la provocation, pour un graphisme que d’aucuns trouveront désuet, mais non dénué de ces jouissives joutes érotiques – le film, ici, est interdit aux moins de 13 ans, alors qu’il aurait dû l’être « au moins de 16 ans ». Mais bon, on ne comprendra jamais les règles qui régissent notre très laxiste bureau québécois de classification des films.

Si la mise en scène, très voluptueuse et engagée, s’attarde à des détails parfois saugrenus, grivois et, pourquoi pas, invraisemblables (le cinéma, d’une certaine façon, n’est-il le médium de tous les possibles?), il n’en demeure pas moins qu’elle procure une sensation entre la mal-être et la douce euphorie des interdits.

Encore une fois, Barry Keoghan, captivant comédien Irlandais aux yeux de tous et de toutes, collabore de ce sournois jeu de correspondances où le physique et le psychique n’en font qu’un. Emerald Fennell en est consciente et profite de cette présence qui, sans doute, bouleverse nos jours et nos nuits.

Un nombre bien définis d’actes ou, si vous préférez, de chapitres. À chacun d’eux ses dévolus, ses paramètres exigeants, mais tous amalgamés autour d’un dénominateur commun : l’anatomie d’un ange du mal.

À tel point qu’on peut commencer à croire que dans tout acte sournois de perversité, de perfidie ou de dépravation, existe quelque chose de charismatique chez l’auteur (en anglais, le terme « perpetrator » me semble plus fort) de ces délits, à tel point où la fine ligne de démarcation entre le Bien et le Mal finit par se défaire sans qu’on s’en rende compte.

Encore une fois, Barry Keoghan, captivant comédien Irlandais aux yeux de tous et de toutes, collabore de ce sournois jeu de correspondances où le physique et le psychique n’en font qu’un. Emerald Fennell en est consciente et profite de cette présence qui, sans doute, bouleverse nos jours et nos nuits.

FICHE TECHNIQUE PARTIELLE
Réalisation

Emerald Fannell

Scénario
Emerald Fannell
Direction photo
Linus Sandgren

Montage
Victoria Boydell
Musique
Anthony Willis

Emerald Fennell

Genre
Drame psychologique

Origine
États-Unis
Grande-Bretagne
Année : 2023 – Durée : 2 h 11 min
Langue
V.o. : anglais; s.-t.f.

Brûlure de sel
Le domaine Saltburn

Dist. [ Contact ] @
Cineplex Pictures
[ Amazon Studios ]

Diffusion @
Cineplex

Classement
Interdit aux moins de 13 ans
[ Érotisme ]

ÉTOILES FILANTES
★★★★★ Exceptionnel. ★★★★ Très Bon. ★★★ Bon.
★★ Moyen. ★ Sans intérêt. 0 Nul.
½ [ Entre-deux-cotes ]

Wish

 PRIMEUR
Sortie
(depuis) Mercredi 22 novembre 2023

RÉSUMÉ SUCCINCT.
Asha, jeune fille de 17 ans à l’esprit vif et dévouée à ses proches, vit à Rosas, un royaume où tous les souhaits peuvent littéralement s’exaucer. Dans un moment de désespoir, elle adresse un vœu aux étoiles auquel va répondre une force cosmique.

APERÇUS
< Pour les adeptes du cinéma d’animation avec, comme
personnage principal, une jeune femme;
< Lorsque le romantisme est déconstruit au profit d’une
vision du féminin libérée et indépendante.

[ ÉC ]
Cote : NC

FICHE TECHNIQUE PARTIELLE
Réalisation

Chris Buck
Fawn Keerasunthorn

Genre
Animation

Origine
États-Unis

 

Fawn Keerasunthorn et Chris Buck

Année : 2023 – Durée : 1 h 35 min
Langue
V.o. : anglais & Version française

Le souhait : Asha et la bonne étoile

Dist. [ Contact ] @
Walt Disney Pictures
[ Walt Disney Animation Studios ]

 

 

Diffusion @
Cineplex

Classement
Visa Général

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