Polaris

P R I M E U R
[ En salle ]
Sortie
Vendredi 1er septembre 2023

RÉSUMÉ SUCCINCT.
En 2144, une jeune fille élevée par un ours polaire poursuit son destin après avoir échappé à la capture de guerriers brutaux déterminés à tuer sa mère.

R E N V O I
Voir ici, texte-Fantasia 2022.

[ LC ]
Cote : ★★★

FICHE TECHNIQUE PARTIELLE
Réalisation

Kirsten Carthew

Kirsten Carthew

Genre
Aventures de science-fiction
Origine
Canada
Année : 2022 – Durée : 1 h 29 min
Langue
V.o. : anglais & Version française

Polaris

Dist. [ Contact ] @
Filmoption International
[ Epic Pictures Group ]

Diffusion @
Cinéma Beaubien
Cineplex

Classement
Interdit aux moins de 13 ans
[ Violence ]

ÉTOILES FILANTES
★★★★★ Exceptionnel. ★★★★ Très Bon. ★★★ Bon.
★★ Moyen. ★ Sans intérêt. 0 Nul.
½ [ Entre-deux-cotes ]

Richelieu

P R I M E U R
[ En salle ]
Sortie
Vendredi 1er septembre 2023

RÉSUMÉ SUCCINCT
Une traductrice travaille pour une usine de transformation alimentaire embauchant des ouvriers saisonniers en provenance du Guatemala. D’abord déterminée à obéir aux directives parfois excessives du jeune patron, elle se lie d’amitié avec les travailleurs et tente de les défendre contre l’exploitation dont ils sont victimes.

 

Le FILM
de la semaine

CRITIQUE
Élie Castiel

★★★★

 

Les exploités, ces oubliés

Dans Les oiseaux ivres (2021) , Ivan Grbovic abordait le même temps, optant lui aussi pour la fiction, mais dans le même temps, faisant du personnage principal masculin, une sorte de héros christique, beaucoup plus dramatisé, ce qui rendait le film encore plus puissant.

Ici, le Québécois Pier-Philippe Chevigny, dans ce premier long métrage très abouti, travaille sur la durée et réussit pour ainsi dire le même pari. Si Grbovic s’étalait sur plus de deux heures et trente minutes, celui qui nous concerne en ce moment raconte le tout en moins de 90 minutes. Économie dans le temps pour atteindre ainsi un niveau dramatique impeccable. Inutile de se perdre dans des détails inutiles, mais aller à l’essentiel. C’est un choix de mise en scène respectable et qui, du coup, fonctionne habilement bien.

Mise en scène épurée dont les principaux enjeux seront expédiés en un temps record tout en développant les thèmes associés sur une base concluante.

Deux visions d’un même système.

Au niveau fédéral, Les années Harper où le capitalisme canadien s’avoue grand vainqueur pour les grandes entreprises et les multinationales. C’est à cette époque qu’ont lieu les évènements racontés dans Richelieu. L’endroit : une usine de transformation alimentaire, quelque part en région, appartenant à des financiers étrangers, en l’occurrence, des Français.

Règles sévères à suivre pour ces travailleurs infortunés temporaires venus d’Amérique latine et sous-payés – on apprendra qu’ils doivent même contribuer aux redevances syndicales même s’ils ne sont pas eux-mêmes visés selon les articles du contrat. Et puis, un drame concernant la santé de l’un d’eux.

Au milieu de ce chaos, une traductrice, sorte de relais entre ces saisonniers et l’administration. Dans la fiction, des situations dramatiques qui deviennent des problématiques difficiles à surmonter – les revendications des uns, les pressions des autres.

Et pour le cinéma québécois, un film de plus qui ne s’intéresse guère aux « bibittes personnelles » dont a été atteint notre cinéma depuis quelques années.

Chevigny, évitant le documentaire, genre apte à secouer les maux sociaux (ou politiques), se penche sur la fiction comme moyen efficace de parler de ces sujets qui nous interpellent. La santé, l’éducation et autres phénomènes seront-ils des thèmes abordés dans un proche avenir?

En attendant, le jeune cinéaste s’avère interventionniste, faisant de sa mise en situation un outil de combat en ce qui se passe dans un univers très peu connu et pourtant si proche de nous lorsqu’on sait que ces travailleurs garantissent la production suffisante des produits de consommation.

Chevigny, évitant le documentaire, genre apte à secouer les maux sociaux (ou politiques), se penche sur la fiction comme moyen efficace de parler de ces sujets qui nous interpellent. Film utile, encore essentiel par les temps qui courent, juste dénonciation d’un système intolérable.

La direction photo de Gabriel Brault-Tardif – de très nombreux courts, vidéoclips et le documentaire Max Ward s’eXpose (2013) – illustre ici sa première fiction avec un soin apporté au rythme. Ce souci de ne pas amputer le film de sa tension essentielle s’observe dans toutes les scènes, même les moins tendues avec, comme résultat une sorte de portrait social inédit que la fiction aborde, comme c’est le cas ici, avec un souci de réalisme à la fois cru et sans sensationnalisme.

Outre la performance toute en nuances d’Ariane Castellanos (Ariane, dans le film) on retiendra celle de Nelson Coronado (Manuel Morales, un des temporaires) préservant sa fierté même face à la maladie; un jeu totalement habité. On soulignera également la présence de Marc-André Grondin, comme toujours, parfaitement impliqué.

Film utile, encore essentiel par les temps qui courent, juste dénonciation d’un système intolérable.

FICHE TECHNIQUE PARTIELLE
Réalisation

Pier-Philippe Chevigny

Scénario
Pier-Philippe Chevigny
Direction photo
Gabriel Brault-Tardif
Montage
Amélie Labrèche
Musique
Félicia Atkinson

Pier-Philippe Chevigny donnant des instructions à
Nelson Coronado, portant casquette (rôle de Manuel)

Genre
Drame social
Origine
Canada / France
Année : 2022 – Durée : 1 h 29 min
Langue
V.o. : français, espagnol; s.-t.a. ou s.-t.f.

Temporaries

Dist. [ Contact ] @
FunFilm Distribution
[ Be For Films ]

Diffusion @
Cinéma Beaubien
Cineplex

Classement
Visa GÉNÉRAL
[ Déconseillé aux jeunes enfants

ÉTOILES FILANTES
★★★★★ Exceptionnel. ★★★★ Très Bon. ★★★ Bon.
★★ Moyen. ★ Sans intérêt. 0 Nul.
½ [ Entre-deux-cotes ]

ÉTOILES

The Equalizer 3

P R I M E U R
[ En salle ]
Sortie
Vendredi 1er septembre 2023

RÉSUMÉ SUCCINCT.
Depuis qu’il a renoncé à sa vie d’assassin au service du gouvernement, Robert McCall peine à faire la paix avec ses démons du passé et trouve un étrange réconfort en défendant les opprimés. Alors qu’il a trouvé son havre de paix dans le sud de l’Italie, il découvre que ses amis sont sous le contrôle de la mafia locale.

CRITIQUE
Pascal Grenier

★★★

L’ange

exterminateur

Denzel Washington reprend son rôle de Robert McCall, un redresseur de torts et ancien agent secret dans ce troisième volet de la série « The Equalizer ». Annoncé comme le dernier volet de cette adaptation au cinéma de la série télévisée américaine Equalizer, diffusée sur CBS de 1985 à 1989, Denzel est de nouveau dirigé par Antoine Fuqua alors que l’action se déroule cette fois-ci dans un décor méditerranéen, dans le sud de l’Italie.

Si vous avez aimé les deux premiers et que vous avez un penchant pour les films mettant en vedette un justicier invincible, vous risquez d’apprécier à nouveau ce dernier chapitre.

Une sorte de pouvoir indiciblement dévastateur.

Denzel reprend son rôle avec son aplomb habituel tout en lui ajoutant une touche plus psychotique et inquiétante que dans les deux premiers volets. Faut pas se le cacher, on regarde et affectionne ce genre de thriller d’action pour les scènes de violence et de brutalité. Et le film démarre au quart de tour avec une scène d’introduction sur un domaine viticole en Sicile. Sec et efficace, cette brève séquence jonchée de cadavres et d’une extrême violence annonce le ton.

Des films mettant en vedette un justicier sans scrupules qui se déguise en ange exterminateur stoïque où, seul contre tous, il réussit à se débarrasser de dangereux malfrats afin de retrouver une forme de paix intérieure.

Moins dense que les deux premiers chapitres, l’intrigue repose essentiellement sur le charisme et le calme de l’acteur chevronné qui est toujours habité et animé par un esprit de vengeance et de justice. Les méchants sont bien méchants et Denzel, toujours séduit par les démons du passé, n’attend qu’une occasion pour assouvir sa soif d’agression contre ceux qui troublent la paix du village.

Simple et efficace, The Equalizer 3 ne réinvente pas la roue, mais se laisse regarder comme un bon vieux film avec Charles Bronson dans sa période d’or des années 1980 avec la Cannon. Des films mettant en vedette un justicier sans scrupules qui se déguise en ange exterminateur stoïque où, seul contre tous, il réussit à se débarrasser de dangereux malfrats afin de retrouver une forme de paix intérieure.

FICHE TECHNIQUE PARTIELLE
Réalisation

Antoine Fuqua

Scénario
Richard Wenk
Direction photo
Robert Richardson
Montage
Conrad Buff IV
Musique
Marcelo Zarvos

Antoine Fuqua

Genre
Thriller
Origine
États-Unis
Année : 2023 – Durée : 1 h 49 min
Langue
V.o. : anglais & Version française

Le justicier 3

Dist. [ Contact ] @
Columbia Pictures
[ Sony Pictures Releasing ]

 

Diffusion @
Cineplex

Classement
Interdit aux moins de 13 ans
[ Violence ]

ÉTOILES FILANTES
★★★★★ Exceptionnel. ★★★★ Très Bon. ★★★ Bon.
★★ Moyen. ★ Sans intérêt. 0 Nul.
½ [ Entre-deux-cotes ]

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