Licorice Pizza

P R I M E U R
[ En salle ]
Sortie
Vendredi 11 février 2022

SUCCINCTEMENT.
Un adolescent entrepreneur livre avec son équipe un lit d’eau à une personnalité vivant dans un manoir dans les collines près d’Hollywood.

CRITIQUE.

★★★ ½

texte
Luc Chaput

Bonbon

acidulé nostalgique

Après un Phantom Thread / Le fil caché (2017) à la forte ligne directrice sur la vie d’un couturier exigeant, le réalisateur américain Paul Thomas Anderson revient sur la période de son adolescence dans la vallée de San Fernando à l’ouest de Los Angeles. La recréation des années 70 lui permet une représentation aux couleurs pastel pleines de lumière et portée par les insouciances et les explorations de la jeunesse. Le titre énigmatique réfère à celui de magasins de disques vinyle de l’époque dans ces lieux. Son scénario reprend des épisodes de sa vie et de certains de ses amis d’enfance dans cette région qui sert de lieu de résidence à des personnes œuvrant ou ayant travaillé dans l’industrie cinématographique et télévisuelle si proche.

Une complicité qui prend parfois des tangentes.

La musicienne et chanteuse Alana Haim, dans ce premier rôle au cinéma, montre un talent indéniable par la variété de ses réactions toujours justes et son entrain communicatif qui s’allie à merveille à celui de Cooper Hoffman, scintillant dans le rôle de l’adolescent toujours entreprenant. L’utilisation judicieuse de chansons contemporaines rajoute d’autres réverbérations à cette aventure échevelée dans la Californie des années Nixon.

   Gary continue à être un enfant acteur tout en se lançant dans des entreprises commerciales qui pourraient n’avoir qu’une courte vie. Par un heureux hasard, il rencontre Alana, beaucoup plus vieille que lui et qui le trouve tout d’abord amusant. La chronique de cet automne californien prend des tangentes assez étonnantes qui quelquefois mènent à des impasses ou à des retournements de situations. Le portrait du milieu artistique est teinté d’un ironie quelquefois acide sur les pratiques commerciales du temps. Un producteur flamboyant du temps est montré dans toutes ses contradictions et Bradley Cooper s’amuse visiblement dans ce croquis qui ne semble pas avoir offusqué le caricaturé.

   La musicienne et chanteuse Alana Haim, dans ce premier rôle au cinéma, montre un talent indéniable par la variété de ses réactions toujours justes et son entrain communicatif qui s’allie à merveille à celui de Cooper Hoffman, scintillant dans le rôle de l’adolescent toujours entreprenant. L’utilisation judicieuse de chansons contemporaines rajoute d’autres réverbérations à cette aventure échevelée dans la Californie des années Nixon.

FICHE TECHNIQUE PARTIELLE
Réalisation
Paul Thomas Anderson

Scénario
Paul Thomas Anderson

Direction photo
Paul Thomas Anderson

Michael Bauman

Montage
Andu Jurgensen

Musique
Johnny Greenwood

Paul Thomas Anderson

Genre(s)
Comédie sentimentale

Origine(s)
États-Unis

Année : 2021 – Durée : 2 h 13 min

Langue(s)
V.o. : anglais; s.-t.f. / Version française

Rêver grand

Dist. [ Contact ] @
Les Films Séville

Classement
Visa Général

En salle(s) @
Cinéma du Parc
Cineplex
[ Salles VIP : Interdit aux moins de 18 ans ]

ÉTOILES FILANTES
★★★★★ Exceptionnel. ★★★★ Très Bon. ★★★ Bon.
★★ Moyen. Mauvais. 0 Nul.
½ [ Entre-deux-cotes ]

Marry Me

 

P R I M E U R
[ En salle ]
Sortie
Vendredi 11 février 2022

SUCCINCTEMENT.
Une chanteuse pop célèbre épouse sur un coup de tête un professeur inconnu.

CRITIQUE.

★★ ½

texte
Luc Chaput

La bande annonce résume rapidement le début plutôt invraisemblable de cette comédie romantique vaguement moderne. Une chanteuse célèbre découvre que son copain également chanteur l’a trompée alors que la cérémonie de mariage était le clou d’un imminent spectacle. Le hasard met bientôt devant ses yeux un quidam.

Le scénario de John Rogers, Tami Sagher et Harper Dill adapte un roman graphique de Bobby Crosby et déplace l’action initiale de l’Oklahoma à New York. La mise en scène de la réalisatrice de téléséries Kat Coiro en met plein la vue dans les paillettes de la vie de Kat. Cette superstar de la chanson a une existence virevoltante servie par un grand nombre d’assistants. Charles est un professeur de mathématiques dans une école secondaire qui a la garde partagée de Lou, une préadolescente timide qui est fan de ladite diva pop.

Équation amoureuse

Le dénouement est rapidement prévisible pour ce long métrage qui renverse la prémisse de Maid in Manhattan / Romance à Manhattan (2002) film mineur de Wayne Wang mettant naguère en vedette Jennifer.

Cette diva travaille beaucoup et Jennifer Lopez présente ainsi plusieurs chansons dans leurs diverses étapes de création qui serviront bien entendu à un album relié. La chimie entre Owen Wilson, malgré tout calme dans ce maëlstrom, et Jennifer Lopez fonctionne sur plusieurs accords. Lopez confirme les belles qualités de jeu d’Hustlers / Arnaque en talons (2019), entre autres. Certaines blagues et situations apparaissent controuvées.

Le dénouement est rapidement prévisible pour ce long métrage qui renverse la prémisse de Maid in Manhattan / Romance à Manhattan (2002) film mineur de Wayne Wang mettant naguère en vedette Jennifer.

Le clou d’un imminent spectacle.

FICHE TECHNIQUE PARTIELLE
Réalisation
Kat Coiro

Scénario
John Rogers

Tami Sagher
D’après la bande dessinée éponyme de Bobby Crosby

Direction photo
Florian Ballhaus

Montage
Michael Barenbaum

Peter Teschner

Musique
John Dobney

Genre(s)
Comédie sentimentale

Origine(s)
États-Unis

Année : 2020 – Durée : 1 h 52 min

Langue(s)
V.o. : anglais / Version française

Marie-moi

Dist. [ Contact ] @
Universal Pictures Canada

Classement
Visa Général

En salle(s) @
Cineplex
[ Salles VIP : Interdit aux moins de 18 ans ]

ÉTOILES FILANTES
★★★★★ Exceptionnel. ★★★★ Très Bon. ★★★ Bon.
★★ Moyen. Mauvais. 0 Nul.
½ [ Entre-deux-cotes ]

Mères parallèles

P R I M E U R
[ En salle ]
Sortie
Vendredi 11 février 2022

SUCCINCTEMENT.
Dans l’Espagne contemporaine, deux femmes accouchent le même jour dans le même hôpital.

CRITIQUE.

★★★ ½

texte
Luc Chaput

De l’émoi dans

la transmission

Dans un appartement central de Madrid, une femme montre à une jeune amie les rudiments de la cuisine et comment tenir maison. Elle permet ainsi une certaine autonomie de vie à cette personne rencontrée dans un hôpital.

   Janis et Ana ont accouché de leurs filles le même jour et sont devenues au fil du temps des amies. Ana devient donc la jeune fille au pair pour s’occuper de Cecilia chez Janis qui est une photographe reconnue. Pedro Almodóvar reconfigure une autre fois cette figure cruciale de la mère dans ce long métrage aux retournements plusieurs fois étonnants mais menés avec dextérité par le cinéaste-scénariste. La mise en scène privilégie souvent les appartements, studios et bureaux où la couleur rouge préférée par Janis constitue un point d’ancrage renouvelé.

Partager les circonstances troubles d’une naissance.

Plusieurs membres de la troupe almodovarienne apportent leurs contributions à cette œuvre qui prend naturellement sa place aux côtés de Volver, Julieta et Tout sur ma mère (Todo sobre mi madre).

L’arrière-plan historique s’immisce dans le propos premièrement par la recherche de l’ADN des bébés et les circonstances troubles d’une naissance. Teresa, la mère d’Ana, actrice trop occupée pour s’occuper vraiment du sort de sa fille. interprète le rôle-titre dans Doña Rosita la soltera (Doña Rosita, la célibataire) de Federico Garcia Lorca sur une jeune femme dont le fiancé est parti faire fortune et qui égrène sa vie dans une petite communauté. Ce compte-rendu théâtral d’une vie détournée a été créée un an avant l’exécution de ce célèbre auteur pendant la Guerre civile d’Espagne. Ce pas de côté dans le récit retrouve plus tard une confluence avec la quête de Janis pour faire exhumer dans une possible fosse commune les corps des morts de cette période.

   Les histoires personnelles d’Ana et de Janis se reconfigurent dans une dernière partie, écho fictionnel au documentaire El silencio de otros (Le silence des autres) d’Almudena Carracedo et Robert Bahar. Le cinéaste fut un des producteurs de ce long métrage, rendant compte des combats de certains pour que l’Histoire officielle nationale se souvienne.

Penélope Cruz confirme encore une fois son statut de muse de Pedro, investissant des diverses facettes de son talent cette Janis, femme moderne héritière des mamas. Milena Smit montre de très belles qualités dans le rôle d’Ana. Plusieurs membres de la troupe almodovarienne apportent leurs contributions à cette œuvre qui prend naturellement sa place aux côtés de Volver, Julieta et Tout sur ma mère (Todo sobre mi madre).

 

FICHE TECHNIQUE PARTIELLE
Réalisation
Pedro Almodóvar

Scénario
Pedro Almodóvar

Direction photo
José Luis Alcaine

Montage
Teresa Font

Musique
Alberto Iglesias

Genre(s)
Drame

Origine(s)
Espagne

Année : 2021 – Durée : 2 h 03 min

Langue(s)
V.o. : espagnol; s.-t.a. ou s.-t.f. / Version française

Parallel Mothers
Madres paralelas

Dist. [ Contact ] @
Métropole Films

Classement
Visa Général

En salle(s) @
Cinéma Beaubien
Cinéma du Musée
Cinéma du Parc

ÉTOILES FILANTES
★★★★★ Exceptionnel. ★★★★ Très Bon. ★★★ Bon.
★★ Moyen. Mauvais. 0 Nul.
½ [ Entre-deux-cotes ]

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