De son vivant
P R I M E U R
[ En salle ]
Sortie
Vendredi 03 décembre 2021
SUCCINCTEMENT.
Un homme condamné trop jeune par la maladie. La souffrance d’une mère face à l’inacceptable. Le dévouement d’un médecin et d’une infirmière pour les accompagner sur l’impossible chemin.
CRITIQUE.
★★★ ½
texte
Élie Castiel
Emmanuelle Bercot ne craint pas le « mélodrame », assurant avec un souci du détail et de la responsabilité les soins apportés au malade dont il est question. Si le cancérologue américano-libanais Gabriel Sara, installé en France (sans doute faisant la navette entre les deux pays) semble avoir discrètement contribué au scénario, force est de souligner que la parti pris est évident – ne devrait-on pas assuré à toutes les patientes et tous les patients autant d’attention ? La crise de la COVID nous a montré quelques faux pas. Mais bon…
La mise en scène de Bercot, limpide, articulée, peut parfois irriter par ses longueurs et notamment par les sautes d’humeur de ce professeur d’art dramatique, Benoît Boltanski, campé par un Benoît Maginel intense, insurgé ; sans doute que le prénom qu’il partage avec le personnage lui a permis de s’incruster davantage dans le rôle. Ce n’est d’autant pas d’une mise en abyme de la part de la réalisatrice qu’il s’agit, mais d’un souci de correspondances, apportant au jeu des accents de vérité.Suite

