Ghostbusters: Afterlife

P R I M E U R
[ En salle ]
Sortie
Vendredi 19 novembre 2021

SUCCINCTEMENT.
À la mort de son père, avec qui elle n’avait aucun contact, Callie s’installe temporairement dans la ferme délabrée de celui-ci avec ses deux enfants. Leur quotidien est chamboulé suite à des événements inattendus.

SANS
COMMENTAIRES.

FICHE TECHNIQUE PARTIELLE
Réalisation
Jason Reitman

Genre(s)
Comédie fantastique

Origine(s)
États-Unis
Canada

Année : 2021 – Durée : 2 h 04 min

Langue(s)
V.o. : anglais / Version française

S.O.S. fantômes : L’au-delà

Dist. [ Contact ] @
Columbia Pictures Canada

Classement
Visa GÉNÉRAL
[ Déconseillé aux jeunes enfants ]

Diffusion @
Cineplex
[ Salles VIP : Interdit aux moins de 18 ans ]

King Richard

P R I M E U R
[ En salle ]
Sortie
Vendredi 19 novembre 2021

SUCCINCTEMENT.
Enfants, Venus et Serena Williams, deux filles douées pour le tennis, grandissent au sein d’une famille nombreuse et modeste à Compton, en Californie.

CRITIQUE.

★★★

texte
Élie Castiel

   Reinaldo Marcus Green a signé le LGBT-friendly Joe Bell, que nous avions plus ou moins aimé. Ici, il sacre Richard Williams roi, comme si de rien n’était. Car c’est de lui, le père des sœurs Williams, ces géantes du tennis, dont il s’agit dans King Richard. Et pourtant le titre du film, autant dans sa VO que dans sa version française, est clair. C’est de lui qu’il s’agit.

Venus et Serena sont là comme prétexte à une étude psychologique et comportementale du héros en question, un père attentif, aimant, époux tendre et affectueux lorsqu’il le faut, mais pris par cette obsession (et on peut le comprendre) pour que ses deux filles (il en a trois autres) franchissent les rangs des grands, des as du tennis, sport bourgeois, à l’époque officieusement réservé aux Blancs dans un pays où le racisme se manifeste parfois discrètement – Voir réaction des Blancs dans une brève séquence lorsque les Williams se présentent dans un de ses nombreux terrains privés de tennis.

Sauf sans doute dans le cas de l’entraîneur Rick Macci, d’une ouverture d’esprit sincère, voire même farouche pour cette famille qui tente de s’intégrer dans une société fermée, par les voies de la raison. Cette raison est celle aussi de Brandy, l’épouse, la mère (Aunjanue Ellis, vraie, livrant de beaux morceaux de dialogues et de discours éthiques avec une vérité certaine).

Le guide sportif

de la famille parfaite

Défier les lois de la gravité « raciale ».

La mise en scène de Green projette son regard sur le grand public, non pas seulement celui qui verra le film sur grand écran, également celui élargi sur HBO Max la même journée. Il est question d’une mise en contexte où priment les scènes humanistes. C’est sugar-coated – tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil – comme si le moindre accident concernant la famille en question devenait une sorte de concours de mauvaise foi.

C’est tranquille, serein, et faut-il encore le souligner, les deux sœurs ne sont que les pions d’un jeu de séduction visant à les conduire dans un monde qui, jusqu’ici, à l’époque, bien sûr, ne leur est pas accordé.

Entre temps, Williams, le roi en question, se démène, peine à convaincre les opposants, croit fermement en ses filles, mais fait parfois, pour ne pas dire souvent, des conneries, prend des décisions mal fondées, Venus et Serena, elles, sont obéissantes, le sourire toujours prêt à nous charmer.

Et le film est aussi sur Will Smith, sur ses capacités de comédien, sur ses affinités à camper un personnage hors du commun, un individu ordinaire pris dans des situations extraordinaires qui le rendent, justement, un homme d’exception. C’est-à-dire aussi cuirassé que vulnérable.

Mais à travers les années, nous avons connu un autre portrait des sœurs légendaires, notamment en ce qui concerne Serena, magnifique, battante, exemplaire, une force de la nature, et comme tout athlète de formation qui se respecte, portant en elle autant de faiblesses que de vigueur et d’engagement.

Et le film est aussi sur Will Smith, sur ses capacités de comédien, sur ses affinités à camper un personnage hors du commun, un individu ordinaire pris dans des situations extraordinaires qui le rendent, justement, un homme d’exception. C’est-à-dire aussi cuirassé que vulnérable.

C’est prêt-à-porter, douillet, confortable, jusqu’à nous rendre presque gentiment indulgents.

FICHE TECHNIQUE PARTIELLE
Réalisation
Reinaldo Marcus Green

Scénario
Zack Baylin

Direction photo
Robert Elswit

Montage
Pamela Martin

Musique
Chris Bowers

Genre(s)
Drame biographique

Origine(s)
États-Unis

Année : 2021 – Durée : 2 h 25 min

Langue(s)
V.o. : anglais / Version française

King Richard : Au-delà du jeu

Dist. [ Contact ] @
Warner Bros. Canada

Classement
Visa GÉNÉRAL

Diffusion @
Cineplex
[ Salles VIP : Interdit aux moins de 18 ans ]

ÉTOILES FILANTES
★★★★★ Exceptionnel. ★★★★ Très Bon. ★★★ Bon.
★★ Moyen. Mauvais. 0 Nul.
½ [ Entre-deux-cotes ]

L’arracheuse de temps

P R I M E U R
[ En salle ]
Sortie
Vendredi 19 novembre 2021

SUCCINCTEMENT.
Chronique fantastique d’un village québécois dans les années 1920.

CRITIQUE.

★★★ ½

texte
Luc Chaput

   Une ribambelle d’enfants marche pieds nus dans l’aube. Ce sont des petits Gélinas, si nombreux qu’ils demeurent dans ce qui ressemble à une école primaire mais si pauvre qu’elle est toujours grise et sombre en relation avec les couleurs pimpantes du village.

Le conteur Fred Pellerin adapte ici avec Joanne Arseneau et Johanne Larue son conte se déroulant dans les années 20 juste avant la Crise. La situation économique du village a même attiré la Stroop, une femme riche, autonome qui demeure dans son domaine à l’extérieur du village. Ce lieu est annoncé par une pancarte sur laquelle une mauvaise traduction de trespass (entrer sans autorisation) par trépasser donne une indication de ses pouvoirs, alliage de connaissances scientifiques et de savoirs ancestraux.

Des acteurs chevronnés et d’autres moins connus donnent vie avec une belle unité à cette courte chronique.

Valse avec la mort

Ajouter une dimension fantastique à un récit sur l’altérité.

Un pommier communautaire, fendu car frappé par la foudre, donne maintenant des fruits noircis et dangereux. L’anecdote est racontée par Bernadette, la grand-mère de Fred à celui-ci enfant. Elle s’y donne un rôle important dans la résolution de ce combat entre la vie et la mort et les moyens d’en retarder l’échéance. Les pratiques commerciales, les réunions festives, les personnalités plus ou moins truculentes qui font le sel, le vinaigre et le miel de cette communauté sont intégrées avec habileté par les conteurs visuels que sont Fred et le réalisateur Francis Leclerc (Une jeune fille à la fenêtre).

Des acteurs chevronnés et d’autres moins connus donnent vie avec une belle unité à cette courte chronique. Les effets spéciaux à la fois éprouvés et numériques rajoutent une dimension fantastique à ce récit sur l’altérité, la transmission orale et la modernité dans la continuité, à l’aune des mémoires affectives.

FICHE TECHNIQUE PARTIELLE
Réalisation
Francis Leclerc

Scénario
Fred Pellerin

Johanne Arseneau
Johanne Larue

Direction photo
Steve Asselin

Montage
Isabelle Malenfant

Musique
Éloi Painchaud

Fred Pellerin

Genre(s)
Conte

Origine(s)
Canada [Québec]

Année : 2021 – Durée : 1 h 54 min

Langue(s)
V.o. : français; s.-t.a.

The Time Thief

Dist. [ Contact ] @
Les Films Séville

Classement
Visa GÉNÉRAL

[ Déconseillé aux jeunes enfants ]

Diffusion @
Cinéma Beaubien
Cineplex
[ Salles VIP : Interdit aux moins de 18 ans ]

ÉTOILES FILANTES
★★★★★ Exceptionnel. ★★★★ Très Bon. ★★★ Bon.
★★ Moyen. Mauvais. 0 Nul.
½ [ Entre-deux-cotes ]

1 750 751 752 753 754 959