TRIBUNE
l i b r e
texte : Sylvio Le Blanc
Quand elles ne sont pas joualisées, les traductions en français international produites pour le doublage québécois sont ternes et sans surprise. On vise le plus bas dénominateur commun. Pour ne pas indisposer le Québécois moyen, les mots recherchés, pointus, sont proscrits. Nos adaptateurs ne veulent surtout pas passer pour des Français. En outre, plusieurs d’entre eux n’ont pas les qualifications requises pour faire leur travail.
C’est en gros la même chose en ce qui concerne la traduction de livres. Je le constate malheureusement souvent : nos traducteurs n’ont pas la culture de leurs vis-à-vis européens. J’imagine mal cet extrait d’un récit de l’écrivaine états-unienne Joyce Carol Oates, Paysage perdu, traduit par un Québécois :Suite