Disclosure Day
P R I M E U R
Sortie
Vendredi 12 juin 2026
Le film s’articule sur la thèse selon laquelle « … si tu découvrais que nous ne sommes pas seuls ? Si on te le montrait, te le prouvait, ça te ferait peur ? Les gens ont droit à la vérité. Elle appartient à sept milliards de personnes. Chaque seconde nous rapproche de l’inévitable. »
ANGLE
| CRITIQUE |
Élie Castiel
★★★★
La dualité
intrinsèque
de la foi
Le célèbre réalisateur se poserait-il des questions sur la foi, sur son ingérence au sein de l’Humanité depuis que le monde est monde ? C’est d’autant plus évident que dans la partie finale du film, la plus révélatrice, on est en droit de se demander si nous sommes seuls sur Terre et que les propositions dépassent nos attentes. Une séquence émouvante, vraiment, qui dans le même temps, résume la trajectoire de Steven Spielberg depuis son entrée dans la science-fiction, genre de tous les possibles qui génère moult interrogations sur notre humanité.
Pour des raisons que l’on peut comprendre, en raison de tout ce qui se passe dans le monde actuellement, l’auteur du remarquable E.T. ne pouvait s’en tenir qu’à la foi chrétienne. Ce qui ne l’empêche pas, par le truchement de séquences disparates qui s’entrelacent les unes aux autres, les unes dans les autres, de tenir un discours quasi obsédant sur la foi, non pas celle du religieux, mais venant de l’âme, que vient confirmer une fois de plus ces moments ultimes prodigieux.
Les tenants et aboutissants du film sont trop compliqués pour suivre vraiment ce qui passe. Ce n’est pas si important puisque c’est en fin de compte la proposition intellectuelle du cinéaste qui importe le plus.

Le lieu, peut-être fondateur, de tous les ailleurs.
L’imaginaire, la création à partir de rien, insérant avec astuce un message sociopolitique, taquinant ou mieux dit irritant la zone de confort du spectateur en l’obligeant à remettre en question ses croyances, son éducation même, sa vision du monde, au pire, de s’en fabriquer une. Tout cela à la fois.
On rappellera son précédent film, The Fabelmans, sorti dans des temps plus auspicieux, alors qu’il pouvait parler de ses origines juives sans se faire taper dessus. D’autant plus qu’il transformait cet héritage familial en une réappropriation de ses thèmes de prédilection. J’irai même jusqu’à son premier long métrage, l’incontournable film-culte Duel, qui déjà, annonce sa thématique particulière à venir. Cette course éperdue où ne voit jamais le chauffeur du camion, véhicule vue comme une sorte de menace primitive ou d’un autre monde, n’est-elle pas celle que Spielberg s’engage à poursuivre ?
Mais avant tout, Disclosure Day dresse sa critique d’un monde actuel devenu fou, quel que soit l’idéologie qu’on partage. Son antidote à ce mal du nouveau siècle, un avenir commun. La foi devenue ainsi âme.
On admettra que dans Disclosure Day, il a tendance parfois à s’ajuster à un cinéma très grand public, dû sans doute que le film sort en cette fin de printemps, époque des blockbusters. Bien qu’il figure parmi les nombreux producteurs, qu’il le veuille ou non, certains critères économiques au sein du tout-puissant Hollywood se doivent d’être respectés.
Mais très vite, la réalisation se remet en place, refoulant d’une certaine façon les lois de la continuité. En toute honnêteté, Disclosure Day est une œuvre plus intellectuelle qu’elle ne paraît.
Il est évident que la critique (professionnelle) est mitigée par rapport à ce film. Peu importe puisque Steven Spielberg aura gagné son pari avec un film audacieux, risqué, loin du tape-à-l’œil, flirtant avec la foi chrétienne avec un précieux respect, jouant la carte de l’humour distant, presque clinique, par moment, à y voir de près, quasi désinvolte.
Mais avant tout, Disclosure Day dresse sa critique d’un monde actuel devenu fou, quel que soit l’idéologie qu’on partage. Son antidote à ce mal du nouveau siècle, un avenir commun. La foi devenue ainsi âme.
FICHE TECHNIQUE PARTIELLE
Réalisation
Steven Spielberg
Scénario : David Koepp; d’après une idée de Steven Spielberg. Direction photo : Janusz Kaminski, avec la collaboration de Patrick Capone. Montage : Sarah Broshar. Musique : John Williams.
Genre(s)
Drame de science-fiction
Origine(s)
États-Unis
Année : 2026 – Durée : 2 h 25 min
Langue(s)
V.o. : anglais & Version française
La révélation

Steven Spielberg
Dist.
Universal Pictures
Contact/Prod.
[ Amblin Entertainment ]
Diffusion
Cineplex
Classement
Visa GÉNÉRAL
ÉTOILES FILANTES
★★★★★ Exceptionnel. ★★★★ Très Bon. ★★★ Bon.
★★ Moyen. ★ Sans intérêt. 0 Nul.
½ [ Entre-deux-cotes ]

Mais avant tout,