Le Point |.| 14
du Ven 03 au Jeu 09 avril 2026
La femme comme victime dans
un certain cinéma de genre
Élie Castiel
Rédacteur en chef

De quel genre s’agit-il ?, on l’aura compris, celui d’horreur, reconverti à travers le temps en épouvante. Ça ne date pas d’aujourd’hui, mais, disons, en ce qui nous concerne, au cours des années 1960, le genre explose.
L’illustre Mario Bava, dans Six femmes pour l’assassin (Sei donne per l’assassino), mon favori, choisi comme lieu des assassinats, une splendide villa italienne reconverti en maison de haute couture. Un scénario bâti sur mesure, quelques assassinats, pour enfin découvrir le coupable ou la coupable. En fait, la coupable, pour des raisons que vous découvrirez en visionnant le film disponible en différents formats.
Peu importe si l’assassin est une femme. C’est avant tout, l’intention – situer la femme dans un contexte de social de misogynie, mode de comportement très en vogue à l’époque et faire en sorte que le scénario trouve des moyens de justifier ce choix.

They Will Kill You
Aujourd’hui, existe un mouvement dont on parle peu, et on se demande pourquoi, l’avancée de ce qu’on appelle le masculinisme, cette obsession pour certains hommes, la plupart jeunes, mais pas que, à reprendre les concepts d’autres époques qu’on croyait révolues.
Et que dire des féminicides, eux, par contre, de plus en plus nombreux, même dans notre « belle » province où le mot d’ordre est « je me souviens » ; ces faits divers (?), néanmoins, rapportés par la plupart des médias. Tribunes des internautes et dans les publications traditionnelles.
Un exemple de femme qui se défend contre toute attente se trouve dans They Will Kill You (Ils te tueront) du jeune russo-américain Kirill Sokolov, qui voit en l’Amérique, la terre de tous les possibles. Cela lui donne l’opportunité d’avoir réalisé un film décapant où tous les coups sont permis, et ‘la femme’ n’y va pas de main morte. Le film est toujours à l’affiche, en VO et en VF.
Et le cinéma dans tout ça. Surtout celui diffusé sur Grand Écran, dans les salles à grand public ? Depuis janvier, et la tendance se maintient à tous azimuts tenant compte des bandes-annonces qu’on constate dans certaines salles de Montréal.
Pour les distributeurs, la promesse selon laquelle les produits doivent avoir une vie active, qu’importe la morale de l’histoire ; même lorsque le « interdit aux moins de 13 ans » remplace, dû à l’ouverture du Québec en matière de catégories de spectateurs, la véritable, ailleurs au Canada, « interdit aux moins de 16 ans » ou même « 18 ans ». Du moment où ça rapporte autant pour les distributeurs que pour les exploitants.
Non pas tous ces films jettent le même regard sur la femme. Il y en a même qui donne les rôles de héros à des héroïnes, trouvant là un moyen de racheter les mauvaises tendances inventées par les hommes – patriarcat ? Exutoire contre l’image d’eux-mêmes, qui disparaît à mesure que le temps passe ? Un exemple de femme qui se défend contre toute attente se trouve dans They Will Kill You (Ils te tueront) du jeune russo-américain Kirill Sokolov, qui voit en l’Amérique, la terre de tous les possibles. Cela lui donne l’opportunité d’avoir réalisé un film décapant où tous les coups sont permis, et ‘la femme’ n’y va pas de main morte. Le film est toujours à l’affiche, en VO et en VF.

Un exemple de femme qui se défend contre toute attente se trouve dans