Le Point |.| 19
du Ven 08 au Jeu 14 mai 2026

Un certain 3 mai 2026

 

Le dimanche 3 mai dernier, c’était la Journée mondiale de la liberté de la presse. Parmi les mauvais élèves qui n’atteignent pas une note de passage – dans le jargon, on dirait, quelque chose comme, redouble la classe avec un mauvais score – des candidats très peu sérieux comme la Russie, le Salvador, Hong Kong, Israël – ici, par contre, depuis que l’après 7 octobre s’est aggravé, critiques massives du pays à l’appui, en raison des évènements que vous avez suivis – croyant défendre l’État, celui-ci s’est enfoncé dans une grave crise constitutionnelle qui risque de mettre en péril la démocratie qu’il s’est targué de tant reluire dans le monde.

On poursuit avec l’Arabie saoudite, les États-Unis (ingérence trumpienne, l’Iran (où elle n’a jamais existé depuis que les Gardiens de la révolution de 1979… et même, curieusement, la France, assez surprenant, où les décrets de la « sécurité nationale » sont plus ou moins mis en œuvre pour restreindre certains médias jugés trop récalcitrants.

Dans le domaine du cinéma, à quoi peut-on s’attendre ? En France, aucun problème d’envisageable. Il n’y a pas lieu de s’inquiéter. Dans les autres pays, de toute façon, aucun cinéaste n’ose critiquer sa patrie (!), à moins de tourner à l’étranger et y rester – On sait que Jafar Panahi le fait souvent et prend le risque de retourner dans sa terre natale (Iran), tout à fait des conséquences qui pourraient lui attirer des graves ennuis, comme c’est souvent le cas d’ailleurs.

Élie Castiel
Rédacteur en chef