Le Point |.| 26
du Ven 26 juin au Jeu 02 juillet 2026

Saison-cinéma 2026
Une première moitié imprécise

Élie Castiel
Rédacteur en chef

Jamais début de saison cinématographique ne fut aussi chamboulé, du moins en ce qui nous concerne. D’une part, dès le tout début janvier, impensable il y a quelque temps, on a assisté à un nombre croissant de nouvelles sorties, donc trop de films ajoutés et paradoxalement, certains fort attendus par les cinéphiles, retirés comme par enchantement. Dans cet exercice de plus-ou-moins, ça laisse supposer qu’au Québec, les distributeurs/exploitants se penchent de plus en plus sur l’accueil de certains films ailleurs au pays. Le Québec étant une sorte de « laboratoire expérimental », on se doit d’espérer. Mais ces lacunes sont dues aussi à ce que les sorties en salle sont relativement proches de leur disponibilité en VSD (VOD) ou, de moins en moins, en formats numériques également.

Pour la mise en chantier de nos pages Internet, comme c’est notre cas, le travail de coordination demeure néanmoins de plus en plus ardu, acrobatique, donnant l’impression que ça ne finira jamais. Il faut donc s’armer de patience.

D’autre part, si les cinémas grand public affichent de plus en plus de productions épouvante/horreur, en plus de la déferlante des films d’animation, véritable phénomène universelle, avec ses lots de hauts et de bas, et les quelques blockbusters, reste quand même des distributeurs comme les bien-nommés K-Films Amérique, Enchanté Fims, qui ne signent que des valeurs sûres et Entract Films, qui mélange adroitement film commercial et film pointu. Un film comme François.e, de Jean-François Asselin, qui sort cette semaine tente d’unir les deux tendances à la fois, film “commercial” et travail 

Sur ce point, on aura noté depuis le début de l’année, que des indie canado-québécois comme La Distributrice de films, Vortex Media, Game Theory Films et autres du même acabit sont plus présents sur la scène cinématographique.

Que nous réserve alors la seconde moitié de 2026 ? Les sorties de Cannes, du TIFF et d’autres manifestations importantes constitue des terraux fertiles sur qui il faudra compter et qui nourriront nos écrans dits de qualité. En matière d’écrans grand public, le statu quo semble se maintenir, du moins jusqu’à nouvel ordre.

Et j’oubliais, encore une fois, la sempiternelle danse d’animation qui est là pour rester, contre vents et marées.