La mécanique des frontières
P R I M E U R
Sortie
Vendredi 29 mai 2026
RÉSUMÉ SUCCINCT
Un Beauceron part chercher sa sœur loin aux États-Unis.
ANGLE
| CRITIQUE |
Luc Chaput
★★ ½
Renouer
les
fils au loin
Assis dans l’arrière ouvert d’une camionnette, un jeune homme et une jeune femme échangent des propos anodins et des informations plus personnelles. Intrigué par des bruits, Mathieu constate qu’Heidi est revenue d’une virée.
Hubert Caron-Guay est surtout connu pour ses œuvres telles Destierros et l’installation Arroyos sur les migrations latino-américaines et pour Ressources sur les conditions de travail dans l’industrie agro-alimentaire.
Mathieu est un jeune adulte employé dans un abattoir beauceron et la première séquence affiche un esprit documentaire dans son déroulement qui continue dans le réalisme des courtes séquences dans son ancienne famille d’accueil.
Le scénario du cinéaste et de Sophie B. Sylvestre bifurque alors, après un appel pressant de son aînée, vers un périple à travers les États-Unis avant le second mandat de Trump considérant la facilité à traverser la frontière et le peu de contrôles dans les agglomérations.

Une sorte d’ambiguïté consanguine.
Le jeune homme est le conducteur et le seul passager dans ce long voyage sur des routes ou autoroutes anonymes et indistinctes. Seul un panneau de signalisation nous indique la sortie vers un centre médical majeur au milieu d’une grande ville texane.
Les retrouvailles avec Heidi se déroule dans une tension larvée due en partie à l’attitude du copain de celle-ci et de ses amis. Le départ et la danse complexe subséquente entre les deux frangins aux caractères bien différents se déroule avec son lot de non-dits, de déclarations partielles et d’attitudes. Il est ainsi difficile au spectateur d’appréhender le passé complexe fait d’abandons et de rapprochements de ces deux êtres soudés malgré tout. Des faiblesses dans la bande-son rendent encore plus complexes certains moments.
Le scénario du cinéaste et de Sophie B. Sylvestre bifurque alors, après un appel pressant de son aînée, vers un périple à travers les États-Unis avant le second mandat de Trump considérant la facilité à traverser la frontière et le peu de contrôles dans les agglomérations.
La cinématographie d’Étienne Roussy garde les lieux et les quidams à distance dans une caméra mobile qui favorise les gros plans ou plans larges pour les protagonistes et leurs interlocuteurs privilégiés telle Selena signalée au début. Les deux interprètes Dylan Walsh et Sophie Feteke, par leurs dynamiques implications de tous les instants, sauvent presque la mise de ce road-movie dans lequel partir ne permet pas nécessairement de retrouver ses balises.
FICHE TECHNIQUE PARTIELLE
Réalisation
Hubert Caron-Guay
Scénario : Hubert Caron-Guay, Sophie B. Sylvestre. Direction photo : Etienne Roussy. Montage : Myriam Magassouba. Musique : Christophe Lamarche-Ledoux.
Genre(s)
Drame
Origine(s)
Canada [Québec]
Année : 2026 – Durée : 1 h 30 min
Langue(s)
V.o. : français, anglais; s.-t.f.
The Mechanics of Borders

Hubert Caron-Guay
Dist.
Maison 4tiers
Contact/Prod.
[ Secteur Films ]
Diffusion
Cinéma-Cinéma
[ @ Beaubien ]
Cinémathèque québécoise
Classement
Classement
Visa GÉNÉRAL
[ Déconseillé aux jeunes enfants ]
ÉTOILES FILANTES
★★★★★ Exceptionnel. ★★★★ Très Bon. ★★★ Bon.
★★ Moyen. ★ Sans intérêt. 0 Nul.
½ [ Entre-deux-cotes ]





Cette docu-fiction historique nous rappelle l’importance du discours scientifique dans la prise de décision en revenant sur un des moments majeurs de cette lutte contre la bête immonde qui malheureusement semble renaître de ses cendres.