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Run Terry Run

P R I M E U R
Sortie
officielle
Vendredi 09 octobre 2026

RÉSUMÉ SUCCINCT
Portrait de l’unijambiste marathonien canadien.

ANGLE
| CRITIQUE |

texte : Luc Chaput

★★★ 

 

Un jeune homme commence le 12 avril 1980 sur les bords de l’Atlantique une course qui devrait le mener jusqu’à l’île de Vancouver. Il a une grande prothèse sur sa jambe droite et court donc ce marathon de l’espoir de la lutte contre le cancer propulsé plus par sa jambe gauche.

 

Courir jusqu’à

perdre haleine

 

Le réalisateur Sean Menard a eu accès à de multiples heures d’archives de la Fondation Terry Fox pour réaliser ce documentaire historique plutôt laudatif. Les images de divers médias montrent Terry courant ses 26 milles par jour sur le bas-côté de la route suivi par une camionnette dans lequel se trouvent deux aides. Des interventions de proches et d’une journaliste rajoutent des éléments d’information que viennent teinter des extraits du journal personnel de Terry.

Un soutien humaniste indéfectible.

L’arrivée au Québec de ce coureur et de son petit groupe unilingue anglophone amène des complications que Menard relie à l’atmosphère du référendum du 20 mai sur l’indépendance du Québec. S’il est avéré que la couverture journalistique dans cette province fut parcimonieuse, une erreur de montage à la vingt-neuvième minute affaiblit le propos.

Quarante-cinq ans après son décès, Terry, jeune homme humble malgré son exploit et d’un caractère trempé dans l’adversité, continue de susciter l’admiration de plusieurs et a permis de changer en partie le regard sur les handicapés. Ce documentaire, malgré des erreurs factuelles, est donc une bonne introduction à cette vie trop brève.

Une séquence, tournée sur le pont Jacques-Cartier avec escorte policière, sert de soutien au commentaire que ce fut seulement en Ontario qu’il bénéficia de cet appui. De plus la séquence subséquente dans laquelle est entendue la chanson d’alors qui donne son titre au film se déroule sur la rue Sherbrooke. Terry y est accompagné d’un nombre grandissant de coureurs.

La suite du film réussit à rendre compte de l’engouement suscité par Fox surtout à partir d’Ottawa et de son triomphe à Toronto. Les épisodes subséquents de son parcours et son arrêt brusque sont traités avec une certaine retenue que dépare la musique retentissante de Thomas Caffey, surgissant surgit à plusieurs moments.

Quarante-cinq ans après son décès, Terry, jeune homme humble malgré son exploit et d’un caractère trempé dans l’adversité, continue de susciter l’admiration de plusieurs et a permis de changer en partie le regard sur les handicapés. Ce documentaire, malgré des erreurs factuelles, est donc une bonne introduction à cette vie trop brève.

Suite

The Empty Gun

P R I M E U R
Sortie
officielle
Vendredi 09 octobre 2026

RÉSUMÉ SUCCINCT
La quête désespérée d’un ouvrier migrant et d’une hôtesse de l’air mêlés à un engrenage de vols et de règlements de comptes avec la mafia.

SANS
| COMMENTAIRES |

FICHE TECHNIQUE PARTIELLE
Réalisation
Han Yan

Genre(s)
Drame criminel
Origine(s)
Chine
Année : 2026 – Durée : 2 h 40 min
Langue(s)
V.o. : mandari ; s.-t.a. & chinois
Kong Qiang
V
(autre titre anglais)

Distributeur
Imtiaz Mastan

Contact info.
[ Lian Ray Pictures ]

Diffusion
Cineplex

Han Yan
Crédit : @ Letterboxd

Classification
Interdit aux moins de 13 ans
[ Violence ]

The Social Reckoning

P R I M E U R
Sortie
officielle
Vendredi 09 octobre 2026

RÉSUMÉ SUCCINCT
Chronique de l’élaboration et de l‘impact des Facebook Files.

Le Film
| de la semaine |

 

ANGLE
| CRITIQUE |

texte : Luc Chaput

★★★ ½

 

Sur le bord d’une route californienne, une jeune femme blonde à côté d’une grosse voiture, est accostée par deux policiers. Les échanges courtois s’enveniment rapidement et sont filmés par un téléphone et mis en ligne.

Une ingénieure à un des services de contrôle de données chez Facebook tente de poser des questions à sa direction.

 

Des algorithmes et des humains

 

Le scénario d’Aaron Sorkin détaille les diverses étapes par lesquelles passe Frances Hagen avant de vouloir donner des infos à un média. La rencontre avec Jeff Horowitz du Wall Street Journal donne lieu à des échanges intellectuels de bon niveau. Les questions du journaliste, peu informé des techniques employés dans ces géants informatiques, servent donc de véhicule de transmission aux spectateurs.

La réalisation de Sorkin favorise les rencontres entre quatre murs et ce même au parc dans un espace en partie couvert et bétonné. L’implication grandissante de Frances est symbolisée par la timide acceptation d’un téléphone crypté.

Avant tout, garder la tête haute.

L’emploi d’une règle temporelle au bas de l’écran facilite le passage entre divers événements qui finissent par être tous reliés. Les rencontres dans l’immense siège social de Facebook sont ainsi égrenées et une colorisation vers le gris est privilégiée pour celle en comité de direction sur les nouvelles orientations financières de l’entreprise.

Jeremy Strong en Mark Zuckerberg incarne le dirigeant comme une personne très sure d’elle-même et cassante même dans ses échanges acerbes avec Charlie, un ancien collaborateur proche.

La mise en scène du cinéaste, scénariste du fameux The Social Network de David Fincher, est moins affûtée que dans The Trial of the Chicago 7, autre film sur la liberté d’expression. Cela réduit donc l’impact de ce long métrage nécessaire sur l’emprise de ces méga-compagnies sur notre vie quotidienne et les innombrables informations qui y circulent.

Le long métrage est émaillé de références cinéphiles dont une plus évidente à Mr Smith Goes to Washington de Frank Capra. Mikey Madison, découverte dans Anora, réussit à rendre perceptible le maillage de Frances à la fois scientifique brillante et peu encline aux contacts interpersonnels. Jeremy Allen White, remarqué dans Springsteen: Deliver Me from Nowhere, s’en tire bien dans le rôle ingrat de l’enquêteur qui doit colliger et transmettre ces informations complexes.

La mise en scène du cinéaste, scénariste du fameux The Social Network de David Fincher, est moins affûtée que dans The Trial of the Chicago 7, autre film sur la liberté d’expression. Cela réduit donc l’impact de ce long métrage nécessaire sur l’emprise de ces méga-compagnies sur notre vie quotidienne et les innombrables informations qui y circulent.

FICHE TECHNIQUE PARTIELLE
Réalisation
Aaron Sorkin

Scénario : Aaron Sorkin. Direction photo : Jeff Cronenweth. Montage : Alan Baumgarten. Musique : Alexandre Desplat.

Genre(s)
Chronique sociale
Origine(s)
États-Unis
Année : 2026 – Durée : 1 h 52 min
Langue(s)
V.o. : anglais & Version française
Le jugement social

Distributeur
Columbia Pictures

Contact info.
[ Sony Pictures Releasing ]

Diffusion
Cineplex

Aaron Sorkin
Crédit : @ IMDb

Classification
Visa GÉNÉRAL
[ Tous publics ]

ÉTOILES FILANTES
★★★★★ Exceptionnel. ★★★★ Très Bon. ★★★ Bon.
★★ Moyen. ★ Sans intérêt. 0 Nul.
½ [ Entre-deux-cotes ]

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